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Le joli phishing du jour : la CAF par Cyrille BORNE Samedi 6 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Ma femme très contente m'appelle au lycée pour me dire que la CAF va nous filer des ronds et que c'est un mail qui le lui a dit, réponse immédiate. QU'EST CE QUE TU AS FAIT ? QU'EST CE QUE TU AS FAIT ? Je rappelle que mon épouse du fait que je suis ce que je suis a un large désintérêt pour l'informatique et qu'il y a quelques années elle avait attrapé un joli virus parce qu'elle avait ouvert un mail d'un certain Robert qu'elle ne connaissait pas mais du fait que cela vienne d'un mail en educ.gouv.fr alors tout roule. Ma femme c'est pire que madame Michu, non seulement ça ne l’intéresse pas mais en plus elle n'a pas de raisons de s'y intéresser, elle a un attardé de mari qui passe suffisamment de temps derrière son ordinateur pour que tout fonctionne. Nécessairement je sais que c'est un spam, car la CAF ne va pas m'envoyer un mail pour me dire qu'elle va me donner des sous, la CAF me donne des sous ou pas, sans plus d'explications que cela, sans un mot, la CAF c'est la grande muette. Nous en étions donc à QU'EST CE QUE TU AS FAIT ? QU'EST CE QUE TU AS FAIT ? Je suis allée sur le site et on m'a demandé mon nom, mon prénom, ma date de naissance et j'ai coupé la page. Je suis quasiment persuadé qu'elle a renoncé parce qu'elle n'avait pas le temps, parce que c'était trop long et puis vu le temps que je passe devant l'ordinateur je n'ai qu'à le remplir après tout, elle n'y a vu que du feu.

Le phishing en lui même est intéressant, le texte n'est pas parfait mais il joue sur de l'ordinaire, 400 € ce n'est pas grand chose, ça pourrait être crédible. Il suffit pourtant de lancer la page web pour se rendre compte que la fabuleuse adresse fait très allemand, on peut difficilement faire mieux d'ailleurs. La CAF n'a aucune raison de vous demander des informations qu'elle possède déjà, quelques secondes de réflexion permettent de se rendre compte qu'il s'agit là d'une arnaque.

L'avenir nous dira si j'autorise un mail direct à mon épouse ou si je vais commencer à filtrer ses messages ...

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(Lire la suite) Cyrille BORNE

Hardware.cyrille par Cyrille BORNE Vendredi 5 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Avec le renouvellement d'un matériel, il parait toujours nécessaire de faire le point sur son hardware, son utilisation.

La tour et le netbook, la meilleure combinaison possible pour le gamer travailleur / Linuxien. La mort de mon netbook je l'ai quand même en travers, au moment où j'écris ces lignes, je n'ai pas tenté le démontage de l'ancien, je le ferai ou pas. Problème de temps, mais pas que, de performances aussi, j'enverrai certainement la carcasse chez Stéphane mon acolyte Auvergnat qui ramasse un peu tout le matériel et qui en fera certainement quelque chose. Si je devais le réparer je pense que ce serait pour le mettre en position figée et le donner à mon beau père. Se pose actuellement le problème de la venue des différents petits enfants à la maison, c'est la bataille / squat pour les appareils électroniques. Mes beaux parents ont une tour qui est en fait un vieux matériel à moi et qui fonctionne sans aucun problème, dès que les quatre petits enfants sont réunis c'est la guerre pour l'ordi, pour la télé, surtout avec le temps qu'il fait dans le sud de la France en ce moment, et je m'interroge actuellement sur des solutions pas chères pour créer de "l'informatique". J'en reviens encore au netbook, avec une promo à 49 € sur des netbooks 7 pouces android dont j'ai lu beaucoup de mal. Sur le même principe on pourrait imaginer acheter un raspberry pi, un dongle pour brancher sur une télévision, car dans les vœux de mon beau père, l'encombrement fait partie des critères, il ne se voit pas monter une salle informatique dans la maison, ce que je peux comprendre. Je dois de même déménager, on y viendra dans un prochain billet aux environs de mai / juin quand les choses seront plus claires, je prévois d'aller dans un endroit qui ne sera pas nécessairement grand, il faudra que je réfléchisse aussi à l'informatique familiale, mon épouse et moi-même avons chacun notre tour, je pense qu'il s'agira pour ma part plus d'un problème de mobilier que de matériel. Pour synthétiser ce paragraphe un peu confus, il faut que je trouve des solutions peu onéreuses, peu encombrantes, pouvant éventuellement se brancher sur les télévisions pour faire de l'internet, puisque les gamins c'est quand même youtube et les jeux en flash qu'on n'a toujours pas enterré.

Quand on voit l'arrivée des consoles next gen avec la fin du marché d'occasion, quand on voit cette Wii U qui est en fait une old gen dès sa sortie on ne peut que confirmer que le PC reste la machine de jeu de référence pour quelqu'un de mon âge en tout cas. A l'heure actuelle la Wii pour les gamins ça reste l'idéal, une Wii qu'on va épuiser pendant pas mal de temps, jusqu'à ce que mon ainé trouve que le parc de jeu est trop "gamin", ce jour là il faudra voir à quoi ressemble le parc console mais il sera peut être question d'acheter une 360 ou une PS3, peut être une console android si les jeux ont fait des progrès, il sera peut être tout simplement temps pour lui d'avoir son premier PC et de profiter de mon compte Steam. Pour moi / nous, les consoles de salon cela restera soit sur de l'entrée de gamme, une Ouya par exemple ayant pour intérêt de ne pas se limiter à la partie jeu mais d'offrir aussi toutes les fonctionnalités multimédias possibles, soit sur de l'occasion, sur des consoles éprouvées, ou alors ça restera du PC. Je pense tout de même que la tendance est à la disparition des consoles de salon, ce qui doit désormais arriver dans le salon c'est plus, les gens veulent en effet plus, une véritable station. Du fait que les jeux triple A posent des problèmes financiers, qu'on estime que le nombre de titres est trop important, je pense qu'on s'oriente dans cette direction, la fin. En ce qui concerne la mobilité, je pense qu'il en est de même pour la DS et pour la PSP qui seront certainement les dernières consoles portables du foyer, en tout cas pour ma fille qui à 9 ans lorgne déjà du côté des tablettes. A 49 € la tablette capacitive, j'en aurai déjà acheté une si je n'avais pas l'interdiction de ma femme. On verra peut être dans quelques temps pour une vita pour le plus grand s'il continue sa trajectoire de gamer. De la même façon que pour les consoles de salon, je pense qu'on arrive à la dernière génération de consoles portables, les capacités des smartphone et des tablettes font qu'aujourd'hui il serait peu étonnant de voir passer Nintendo et Sony en tant qu'éditeur comme a pu le devenir Sega sauf si ces derniers veulent jouer la bravade jusqu'à la faillite.

Que ce soit d'ailleurs pour les consoles de jeux mobiles on peut noter une forme de paradoxe. Je pense que les consoles de jeu traditionnelles prennent la gifle car elles n'offrent pas les mêmes fonctionnalités que les appareils android, le PC d'ailleurs, cette boîte magique à tout faire tire son épingle notamment dans le domaine du jeu vidéo. A mon avis pour redresser la barre, il faudrait que les consoles de jeu reviennent à l'essentiel, du jeu, du jeu et rien que du jeu, un jeu haut de gamme, innovant, un jeu avec qui les tablettes ne peuvent soutenir la comparaison. C'est certainement Nintendo dans ce créneau qui est le plus menacé puisqu'il offre un jeu familial, casual, le même terrain que sur les tablettes. A terme d'une manière ou d'une autre, les tablettes et les smartphones seront suffisamment puissants pour ne pas être concurrencés par les consoles mobiles, si la Ouya est un succès il en sera de même pour les consoles de salon, tout cet appareillage pourra rejoindre le musée.

J'ai abordé les tablettes sans parler des miennes, mon Kobo dont profite très largement ma belle mère, puisque je suis dans ma phase bédé et ma CT1002 qui ne sert qu'à ça. On m'a demandé dernièrement au lycée ce que je pensais des tablettes, après avoir débité toutes les horreurs possibles, j'ai expliqué que si je devais acheter une tablette aujourd'hui, je prendrai la première 10 pouces format Ipad en entrée de gamme la moins chère. On est ici totalement dans la démarche de l'appareil jetable, mettre 600 € dans un appareil qui est dépassé à sa sortie, aux fonctionnalités mal finies, avec un web qui n'est toujours pas prêt pour l'accueillir et qui finit majoritairement pour les gens que je connais dans un coin, ça n'a pas d'intérêt. Je ne me sers de la tablette que pour la lecture.

Je conclurai enfin sur les smartphones, toujours pas à l'ordre du jour, pour ma part. Le forfait à 2 € de Free me va parfaitement et mon téléphone à clapet tout autant. Quand je vois mes élèves qui sortent des téléphones qui font plus office de tablette que de smartphone, je dois dire que cela ne m'inspire pas, un téléphone ça doit rentrer dans un jean pas dans la poche avant d'une salopette, j'ai passé l'âge. Je pense de plus que je me trouverai dans l'obligation de l'utiliser, toujours sur ce même principe, si on achète un appareil ce n'est pas pour rien. Cela signifie une connexion permanente à l'internet, une connexion dégradée de plus, donc qui ne présente que peu d'intérêt quand j'ai de l'internet partout où je vais et que sur la route je conduis, s'investir dans les applications, les synchronisations entre les différents appareils, encore une perte de temps que je passe mon temps à courir après.

Comme d'habitude un billet ici écrit pour moi, un peu comme quand on parle à voix haute alors que c'était personnel, mon orientation reste résolument dans le pas cher, éventuellement dans l'occasion, je pense que les technos évoluent trop vite, qu'elles sont trop chères pour faire partie des early adopters, faire partie des derniers ne me gène en rien, bien au contraire, que les autres essuient les plâtres pour moi c'est encore mieux.

Des questions hardwares, n'hésitez pas à participer à notre forum

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Bédés par Cyrille BORNE Jeudi 4 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

On connait le tandem Pont et Abolin pour un "coup" comme on dit, à savoir "où le regard ne porte pas", un diptyque sur la réincarnation, l'amitié, l'amour mais c'est une autre histoire. Leur première collaboration si on ne tient pas compte de l'anecdotique bande dessinée sur le présentateur / producteur Arthur, c'est Kucek une histoire de pirates en trois tomes à caractère humoristique. Le capitaine Kucek est un pirate de seconde zone, plaintif, peureux, qui a peu de réussite comme on peut s'en douter, le looser de la piraterie. Il se trouve en fait qu'il est l'heureux héritier d'un riche homme qui vient de décéder, il ne le sait pas. On le recherche d'un côté pour qu'il prenne ses terres, de l'autre pour qu'il ne les prenne pas et qu'un autre puisse en jouir, un tyran en l'occurrence. De l'aventure, de l'humour, un dessin tout à fait honorable qui fait cartoon, des personnages assez intéressants, Malibu notamment à l'allure brutale qui pourtant est le cerveau du tandem qu'il forme avec son capitaine et dont il écrit des mémoires embellies dans lesquelles on découvre que Kucek vaut peut être un peu plus que ce qu'il en a l'air. Kucek est un très bon divertissement.

201303kucek.jpg

La forêt est une bande dessinée qui à l'époque de sa sortie a fait parler d'elle pour la simple et bonne raison qu'au scénario on trouvait Vincent Perez l'acteur. Oh Vincent que tu es beau, mais que viens-tu faire dans le monde de la bande dessinée, c'était un peu la question qui brulait les lèvres en 2007. Du point de vue du dessin, il faut dire que Vincent qui est beau a largement joué la carte de la sécurité puisqu'il n'a pas pris un manche mais l'un des dessinateurs les plus solides de sa génération, Tiburce Oger qu'on a connu pour la série Gorn. C'est d'ailleurs dans un univers médiéval fantastique que nous plonge Vincent (que tu es toujours beau), et le moins qu'on puisse dire c'est que Oger ne s'est pas fait violence pour renouveler son dessin, ça reste toujours aussi magnifique mais avec un large parfum de déjà vu, jusqu'aux fantômes. Le contexte du premier tome, c'est Merlin, Viviane, l'Ancou, tout ça, une princesse promise à un mariage qui disparait dans une forêt maléfique, une expédition de trois hommes qui veulent entrer dans la légende pour aller à son secours. La princesse néanmoins, dissimule un terrible secret, oh la la la, j'ai peur. Les trois tomes suivants sont du même acabit, on n'est pas dans la révolution scénaristique, au contraire. Le principal défaut de la bédé c'est certainement son manque de rythme, on s'ennuie ferme, de là à écrire que le scénariste devrait revoir sa copie et retourner sur les planches du théâtre, il n'y a qu'un pas que je franchis. Ne voyez pas ici un procès d'intention, une forme de ghettoïsation de la bande dessinée où il faut en être pour avoir le droit de participer, qui interdirait des individus d'un autre art de se lancer, il s'agit simplement ici d'un jugement que je porte sans m'intéresser à savoir qui l'a écrite, la forêt n'innove en rien, n'est pas efficace, est longue ce qui se voit au nombre de planches qui dépasse les 60 par tome, est parfaitement dispensable.

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La bédé c'est effectivement un style qui ne s'improvise pas et on reconnait assez facilement les spécialistes, Ange, le tandem de scénaristes contraction de Anne et Gérard (tout de suite moins rock and roll) sont des auteurs assez prolifiques à qui l'on doit par exemple la geste des chevaliers dragons, une série composée uniquement de one shot. L'exercice du one shot est certainement l'un des plus difficiles, il faut avoir tout dit en moins de 60 pages. C'est donc sans surprise que la cicatrice du souvenir une aventure finie en trois tomes nous entraine dans une histoire sans répit, qui nous met dans l'aventure en même pas une planche. Deux hommes et une femme sont réunis autour d'un feu dans un endroit glacial où l'on abandonne les prisonniers, Erkor l'un d'entre eux se présente comme le neveu déchu du roi, un roi qui aurait eu peur de la popularité de l'homme et qui l'aurait donc exilé. Il explique à ses deux compagnons qu'il va se venger et remonter sur le trône. Sur le papier on part effectivement sur du classique et c'est le cas, et puis au bout d'un moment on dérape dans la surprise que je ne pourrai vous dévoiler sans casser l'intrigue. Le scénario est solide, le dessin un peu moins, on alterne du bon et du moins bon, certaines planches sont très intéressantes, je pense notamment aux cauchemars de Sylvan le magicien, les scènes de bataille quant à elles sont largement moins réussies. Malgré son dessin un peu faiblichon, une très bonne bédé qui se dévore rapidement.

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Cambouis par Cyrille BORNE Mercredi 3 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Un jour dans la vie d'un mec qui n'est ni Cyrille B., ni Fred B., ni une Vache libérée... En gros un billet de Paul.

ou comment restaurer ses paramètres d'affichage, méthode crade.

Vendredi. La journée commence bien. Au boulot depuis 7 heures du mat'. A 14, j'm'accorde des vacances. Direction rue Montgallet (Paris, 12ème). J'reviens tout content avec mon nouveau clavier, une belle copie teutonne (Keysonic) des Apple extra-plats qui va bien (tout est reconnu, frappe super facile), 26 euros quand même, et une usb 4gb (pas besoin de plus pour une clé bootable, non ?). Comme il est pas trop tard (16 heures), je décide de faire un peu mumuse. C'est vacances, aujourd'hui, hein. Je commence par tenter l'astuce du jour de la La Vache Libre (ayé ! J'ai appris à faire un lien ! Enfin, j'crois...) sur les paramètres de Lightdm. Bon, ça marche pas, y s'passe bien quelques trucs mais rien qui me permettent de régler quoi que ce soit. Pas grave, c'était pas vraiment une priorité de tripoter mon écran de connexion.

Deuxième distraction de la journée : essayer Manjaro 0.8.4. Fred a l'air de dire que c'est pas mal. Super, ma clé boote (j'ai utilisé Unetbootin et ça, Fred, y dit que c'est pas bien). Je bidouille un peu. Ouais, pas mal, Manjaro. Mais bon, en ce moment, j'suis super content de mon Ubuntu 12.04 avec Pantheon. Ça vaut pas le coup de tout réapprendre. Donc, stop aux Archures et retour sur mon bureau normal.

Là, certains d'entre vous ont peut-être déjà repéré le souci.

Tous les paramètres d'affichage (pas sûr que ça se dise comme ça) sont foirés. La police en haut de l'écran ressemble à celle de Manjaro mais en riquiqui, les fenêtres, les thèmes, etc. ne ressemblent plus à rien et le fond d'écran est blanc comme la lune. Pas grave, j'vais régler ça avec Ubuntu Tweak ou Gnome Tweak Tool (j'ai les deux, moi, monsieur). Sauf que non. Ça veut pas. Rien ne change. Y'a même des rubriques qui ont disparu (Gnome extensions).

Commencent les recherches sur Ubuntu.fr (c'est vrai que c'est un sacré fouillis) et ailleurs. Je vois rien qui ressemble à mon problème et tout ce qui s'en rapproche parle de machins dont j'ignore tout (Xorg, etc.) Pas envie de copier/coller des hiéroglyphes dans mon terminal. J'envisage de demander de l'aide dans un forum mais ça m'emmerde et je suis impatient. Le temps qu'on me réponde, tout ça... Il est 22 h. Ma copine en a marre.

Retour samedi matin devant l'ordi. Conseil de la nuit : tout réinstaller. Je cherche encore un peu mais au bout de deux heures, je me résigne. Pas grave, j'ai un home séparé (ouais, j'avais déjà réussi à faire ça). Ca s'passe bien, je redémarre. Et... Merde. Rien n'a changé. J'ai toujours un truc façon Ubuntu 7.brouettes de merde... des polices lilliputiennes, des fenêtres que personne oserait foutre à sa maison et un projo braqué dans la gueule en guise de fond d'écran. Grand moment de solitude. Et de rage. Puis réflexion : si le problème vient pas du système, c'est qu'il vient d'ailleurs. De mon home, par exemple. Des saloperies qui s'y sont rajoutées au fil de mes manips foireuses. Un truc me revient : les fichiers de configuration. Ce qui doit vouloir dire que c'est eux qui décident de tous les machins qui brillent (ou pas) sur mon écran (et ailleurs ?). Problème : comment faire le ménage dans tous ces fichiers décachés ? Et lequel est responsable de mon zonzon ? J'en sais rien, beaucoup portent des noms que je ne sais pas traduire. Ma solution ? Tous les virer (sauf .mozilla, .thunderbird, .icônes et .thèmes, ça j'comprends ce que c'est). Donc, j'hésite pas : je vire.

J'éteins et je rallume l'ordi (paraît qu'y faut toujours faire ça) et là, ô miracle, tout est bien comme y faut.

Y'avait sûrement un moyen plus élégant mais là, j'suis assez fier de moi. Et ça ne m'a pris que 24 heures. Certes, y'a bien des trucs qu'ont plus l'air de fonctionner comme avant mais je vais rester fier et satisfait pendant encore un jour ou deux.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

Les yeux dans les yeux par cepcasa Mercredi 3 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Quelle intérêt de posséder 600.000 bitcoins sans possibilité de les utiliser car illégalement gagnés et frauduleusement détenus ? Aucun intérêt, alors autant les nier, ils n'existent pas, sont inutiles. Cloud bank. Tout est virtuel. Mensonge alors ? Même pas. Quelle vérité vraie dans un monde représenté, déresponsabilisé ?

Mais alors comment pouvoir imaginer que cette autre vérité rabâchée à l'envie, les yeux dans les yeux pourrait devenir un jour le réel ? Comment poursuivre ainsi sans s'imaginer qu'un jour on ne sera pas broyé dans cet engrenage stupide et auto entraîné. 600.000 engrenages tournant devant le monde médiatique aux aguets pour l'alimenter, pour s'alimenter. Folie orchestrée. Oui, tout est folie et nous sommes nous aussi responsable de ces folies. Victimes aussi ? Bof, victimes bien consentantes alors.

Que faire? Participer au lynchage ? Aboyer avec les chiens ? Récupérer ? Être récupérés ? Foutaises. Peut-être que notre Gégé Obelix avait raison en fin de compte de foutre le camp vers des encore plus mensongers, histoire de montrer que le monde tourne en rond et en vase clos. Non, faut pas pousser tout de même, les îles existent encore et on peut en faire le tour.

Oui, j'ai bien envie d'aller tâter à nouveau le vent du large, lui n'est pas menteur et les grandes vagues, elles elles connaissent la mesure, le bruit et la mélodie, la vie en mouvement. Là-bas l'albatros et le poisson volant ne sont pas des 1er avril.

(Lire la suite) cepcasa

Neutraliser un secteur défectueux d'un disque dur par cepcasa Mercredi 3 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Il peut arriver que l'on ait un ou plusieurs secteurs défectueux sur un disque dur. Si le nombre de secteurs défectueux est important, par exemple à partir de 5, ou si le nombre de secteurs endommagés augmente, il est urgent de récupérer ses données et de changer le disque.

Pour connaître l'état de son disque on peut utiliser entre autre smartctl fourni avec le paquet smartmontools ou alors udisks souvent installé en standard sur de nombreuses distributions.

Udisks s'utilise sans les droits root et la commande sera :

  udisks --show-info /dev/sda  (adapter /dev/sda)

Sur le tableau de sortie les lignes qui nous intéressent seront celles commençant par :

reallocated-sector-count et current-pending-sector

qui en principe devraient mentionner 0 sectors

Concernant smartctl la commande sera, avec les droits root :

   smartctl -a /dev/sda

et les lignes concernées :

5 Reallocated_Sector_Ct et 197 Current_Pending_Sector

Le résultat sera affiché dans la dernière colonne, appelée RAW_VALUE

Si ces outils signalent un bloc défectueux sur la ligne : 197 Current_Pending_Sector

il faudra faire un test long avec la commande :

  smartctl -t long /dev/sda

et récupérer le log avec :

  smartctl -l selftest /dev/disk

Ce log nous donnera l'adresse LBA (Logical Bloc Adressing) du secteur défectueux, . Par exemple si sur ce log on peut lire :

  1. 1 Extended offline Completed: read failure 90% 282 29000777

ce qui signifie que le bloc défectueux se situe à LBA 29000777.

Donc pour le neutraliser on peut le faire avec hdparm ou avec dd en sachant que ces commandes sont dangereuses et que de toute manière il faudra surveiller ce disque.

Alors, avec dd sur le secteur 29000777 (remplacer /dev/disk par la cible) :

  dd if=/dev/disk of=/dev/disk bs=512 count=1 seek=29000777  conv=noerror,sync

Avec hdparm la commande serait :

  hdparm --write-sector 29000777 /dev/disk

Extrait du man hdparm –write-sector  : Writes zeros to the specified sector number. VERY DANGEROUS. The sector number must be given (base10) after this option. hdparm will issue a low-level write (completely bypassing the usual block layer read/write mechanisms) to the specified sector. This can be used to force a drive to repair a bad sector (media error).

Autre exemple de dommages révélés par smartctl sur un disque SAMSUNG SpinPoint T166 HD501LJ de 500 Go utilisé pendant six mois en mer comme disque externe ayant affronté les vagues du Pacifique Sud :

 5 Reallocated_Sector_Ct   0x0033   001   001   010    Pre-fail  Always   FAILING_NOW 929
 197 Total_Pending_Sectors   0x0012   089   089   000    Old_age   Always       -            103

Pièce jointe : neutraliser_secteur_defectueux_disque.pdf

cep

p.s. Sur une Debian, si l'on installe smartmontools mais et l'on ne veut pas que le démon smartd soit activé utiliser la commande dpkg-reconfigure smartmontools

Liens supplémentaires :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Logical_block_addressing

http://sourceforge.net/apps/trac/smartmontools/wiki/TocDoc

http://udisks.freedesktop.org/docs/latest/

(Lire la suite) cepcasa

Ubuntu / Mint devront certainement faire face à Manjaro par Cyrille BORNE Mardi 2 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Avant de commencer ce billet, je dois d'abord rendre hommage à Pascal Danel et aux neiges du Kilimanjaro, il vous sera d'ailleurs certainement difficile d'échapper à cette chanson à chaque fois que j'évoquerai la distribution Linux : IL N'IRA PAS BEAUCOUP PLUS LOIN LA NUIT VIENDRA BIENTÔT IL VOIT LÀ-BAS DANS LE LOINTAIN LES NEIGES DU KILIMANDJARO ELLES TE FERONT UN BLANC MANTEAU OÙ TU POURRAS DORMIR ELLES TE FERONT UN BLANC MANTEAU OÙ TU POURRAS DORMIR, DORMIR, DORMIR DANS SON DÉLIRE IL LUI REVIENT LA FILLE QU'IL AIMAIT ILS S'EN ALLAIENT MAIN DANS LA MAIN IL LA REVOIT QUAND ELLE RIAIT  .



Ceci étant fait, Manjaro est un fork de Arch Linux la distribution des prétentieux, et si l'on devait se risquer à une comparaison douteuse Manjaro est à Arch ce qu'est Ubuntu à Debian, une vulgarisation. On a beau essayer de me l'expliquer dans tous les sens, je ne comprends pas pourquoi Arch se refuse à utiliser un outil graphique pour installateur à moins de vouloir poser une barrière à franchir par les utilisateurs pour rester dans un club très private. Pour ma part j'utilise très régulièrement la ligne de commande, dans deux circonstances : quand c'est plus rapide, quand je n'ai pas le choix, installer mon système en ligne de commande n'en fait pas partie. Mais il s'agit d'un vieux débat et pour ainsi dire je m'en moque complètement, comme je l'ai déjà dit, faut de tout pour faire un monde. Donc Manjaro fait le job c'est à dire rendre Arch Linux accessible au commun des mortels, ça doit gronder dans les chaumières : Non Jean-Pierre, ne me dit pas que des débutants utilisent Arch, les temps changent Jean-Yves, soit courageux, les Ubunteros nous envahissent. On trouve l'installateur classique, à la Linux Mint, pas de souci particulier quant à l'installation, la modification des partitions peut se faire par le biais de gparted. Quelques écrans. On notera donc des logiciels récents ce qui est plutôt rassurant pour une rolling release, le gestionnaire de paquets dont j'ai perdu le nom ressemble à synaptic ce qui est plutôt un point positif. Dernier point, la présence de Steam me fait penser que chez Manjaro on doit prendre pas mal de libertés avec le libre et que ça n'a pas l'air de créer du chagrin.

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Dans l'annuaire Libre, le mien pas celui de debian-fr, l'idée de la présentation des distributions Linux c'est d'avoir à chaque fois une distribution qui apporte quelque chose de différent de la copine. J'ai supprimé Fedora par exemple, car après réflexion, elle n'apporte rien de plus que Mint ou Ubuntu, une Mint d'ailleurs que je pourrais retirer ou une Mageia puisqu'elles jouent explicitement dans la même catégorie. Ce n'est même pas pour faire plaisir à Frédéric Bezies mais quand j'aurai quatre minutes dans mon emploi du temps ministériel, j'en viendrai peut être à rajouter cette distribution, s'il veut bien m'assurer qu'elle est robuste car c'est bien là le problème, je n'irai pas la tester plus. Si c'était effectivement le cas, on aurait une distribution Linux avec les derniers logiciels dans leur version stable, une forte communauté derrière, car les archers comme les elfes sont nombreux, une plus-value donc qui correspond à mon annuaire et qui pourrait nous amener alors à l'interrogation suivante : que reste-t-il aux autres distributions ? (Lire la suite) Cyrille BORNE

Retour sur la gestion (calamiteuse) des IPTC sous Digikam par Christophe Mardi 2 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

En lisant l'article de Cep, je me suis dit qu'il avait certainement raison quelque part, «  Michu ou pas, lorsque quelque chose ne va pas ou même que nous avons l'impression que quelque chose pourrait être bien meilleure il ne faut surtout pas hésiter à le faire savoir, à le crier bien fort », quitte à ajouter à la cacophonie ambiante. Il se trouvera peut-être, dans le bazar, quelqu'un pour l'entendre. Alors, allons-y…

Il y a quelques mois de cela, j'ai écrit un article qui vantait les mérites de Digikam pour la gestion des IPTC. J'y suis revenu, ici même, il y a peu, dans un commentaire :

Si globalement l'interface de Digikam a été bien pensée pour gérer certaines étiquettes, malheureusement tout est confus et, pour tout dire, assez brouillon... Je me suis laissé abuser par ce qui était écrit, en remarque, sous les champs à renseigner : ces informations sont utilisées pour définir les étiquettes XMP et IPTC. Erreur !

Avant toute chose, pour gérer les IPTC sous Digikam, il est nécessaire d'installer le paquet "kipi plugins". Ce que je n'avais pas précisé.

Pour renseigner, avec Digikam, convenablement les champs IPTC, c'est autrement plus compliqué que ce que j'avais expliqué dans mon article. Comment ai-je pu me laisser abuser à ce point ?

Dans mon article précédent, j'ai mis l'accent sur une originalité de Digikam : la gestion des IPTC par profils de métadonnées via le menu de configuration global "Modèles" (de métadonnées) :

Modèle sous Digikam

Naïvement, j'ai cru que toutes les informations des champs renseignés dans le modèle créé étaient, comme cela est précisé, utilisées directement pour définir les étiquettes "IPTC". Erreur !

Il y a peu, alors que j'étais sur le terrain, j'ai envoyé sur le ftp de mon agence une première série de photos. Il était convenu que, dans l'urgence, je renseigne au minimum les champs jugés les plus importants pour la diffusion : titre, description, lieu, date…

Voilà le mail que j'ai reçu en retour de mon premier envoi :

Les images que vous nous avez envoyées ne comportent pas de légende… Il manque les champs IPTC… Vous pouvez voir ce problème ? Nous ne pouvons rien diffuser en l'état.

D'autant plus gênant que j'étais sur le point de me rendre sur une zone particulièrement difficile d'accès, sans connexion Internet, avec le minimum de matériel : mon téléphone portable, mon appareil photo monté avec un 50mm et une sangle, le tout caché dans un sac plastique sous quelques vêtements, deux batteries dans les poches, trois cartes de 16 Go, ma gomme pour nettoyer le caillou, un calepin, un stylo, un tube d'hydroclonazone, une tablette de Colicalme (médicament malgache pour le ventre martyrisé) et quelques bricoles. Impossible d'envoyer la moindre photo depuis cette zone.

D'où vient le problème ? — Deux choses. La première : pour que le modèle de métadonnées renseignées soit utilisé en IPTC, il faut activer cette fonctionnalité dans le menu global de configuration :

digikam_2.png

La deuxième : certaines métadonnées, comme celles renseignées depuis la fenêtre principale de Digikam, ne sont pas reprises en IPTC. Bien que la légende et le titre soient correctement renseignés, les champs d'IPTC "Caption" et "Headline" restent désespérément vides. Curieux comportement.

Pour compléter ces champs essentiels à la contextualisation d'une photo, il est nécessaire de sélectionner les photos dans la fenêtre principale, de passer par le menu "Image", puis "Metadata", "Modifier toutes les métadonnées" puis "Modifier IPTC" sans rien voir des images que l'on renseigne ! Autrement dit, ce qui doit être renseigné spécifiquement pour chaque image, titre et légende, ce qui la caractérise en propre, doit être renseigné à l'aveugle !

digikam_3.png

Je ne sais pas si cette manière de faire est le comportement "normal", je veux dire prévu ou envisagé par les développeurs de Digikam — un bug ? — mais il est pour le moins fantasque pour ne pas dire incompréhensible d'imaginer une procédure comme celle-ci pour arriver à un résultat comme celui-ci :

digikam_4.png

On se demande bien comment on a pu croire que cette manière de faire était la bonne…


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Nouveau netbook par Cyrille BORNE Lundi 1 Avril 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Souvenez vous, mon fameux Netbook NB1 Slim que j'avais acheté à l'époque, il y a à peine deux ans, je remplaçais alors mon Hercule contre ce Netbook vendu sur LDLC sans système d'exploitation. Il se trouve qu'en cette fin de semaine puisque je vous écris grâce à mon pouvoir de décalage temporel un vendredi soir, les plastiques à l'intérieur ont lâché si bien qu'en gros j'ai un peu l'écran qui se ballade. J'ai opté pour un ASUS X201E-KX042DU - Ultra Portable 11,6'' - Intel Core i3-3217U (1,8 GHz) - HDD 500 Go - RAM 4 Go - Ubuntu - Blanc que vous pouvez admirer sur l'écran ci-dessous, je n'ai pas encore reçu la machine, je trépigne sans trop d'impatience puisqu'il s'agit tout de même d'un outil de travail et que j'aurai bien continué à utiliser une machine achetée il y a deux ans qui suffisait à combler la majorité de mes besoins.

201303ASUS-X201-BLANC.jpg

On notera quelques mots intéressants là dedans, core i3 pour un confort d'utilisation, 4 gigas de Ram, 11.6 pouces contre les 10 actuellement et une diagonale qui permet de sortir enfin du 1024 tout pourri pour aller vers quelque chose de quand même plus confortable. On notera surtout Ubuntu, ce qui me place dans une situation différente de celle d'il y a deux ans, j'ai acheté une machine qui possède un système d'exploitation, un système d'exploitation Linux. J'ai bon espoir que si Ubuntu passe debian Wheezy passe, je ne voulais pas me retrouver dans une situation similaire à celle de cet achat intermédiaire, à savoir acheter une machine pas top. Car en fait le NB1 n'était pas top, je pense même que j'aurai fait un meilleur coup en achetant un netbook avec une licence Windows 7. C'est un problème un peu récurrent dans l'achat d'une machine pour Linux on a l'impression qu'il faut payer plus cher. Cela dit ici, je ne me suis pas réellement posé la question, les performances affichées par les machines de LDLC, en l'occurrence la machine de LDLC dans cette diagonale sont ridicules, 349 € pour une machine vendue sans RAM et sans disque dur. Je ne me suis d'autant pas posé de questions que désormais se pose le problème de Windows 8 et des installations qui pourraient poser problèmes, là il serait difficile de faire mieux en terme de certitude. Je suis de plus ravi d'avoir acheté de l'ASUS, une machine qui pour moi est synonyme de qualité.

Ça c'est pour la nouvelle machine, ce qui me gêne davantage c'est le cadavre de l'ancienne, en effet. Tout à l'intérieur est fonctionnel, c'est la coque en plastique qui est morte, d'ailleurs le terme de coque pose problème, châssis, j'ai du mal à faire la requête sur Google, en français ou même en anglais. J'ai tenté la réparation avec de la super Glue 3 mais c'est sans effet, la colle n'est pas assez forte, il faut en plus forcer ce qui n'est pas bon. Car en fait sur le principe, ça paraitrait logique de trouver des coques de remplacement pour l'appareil. Le cas échéant, on peut encore se demander si un boitier type tour existerait pour transposer le matériel, toujours parfaitement fonctionnel pour rappel. Alors qu'on parle de plus en plus d'obsolescence programmée, ça laisse songeur, alors que les ordinateurs portables permettent de conserver encore une certaine souplesse dans le changement des pièces, que dire des tablettes et des smartphones ?

J'ai ouvert un post dans le forum, si vous avez des idées n'hésitez pas, vous pouvez désormais même participer sans être inscrit, on n'arrête plus le progrès. Je donnerai quelques précisions quant à la nouvelle machine quand elle arrivera, sur ce qu'il adviendra de l'ancienne, suspense.

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L'Éthique des hackers de Steven Levy par Cyrille BORNE Dimanche 31 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Toujours rien écrit, c'est la loose, mais encore heureux que les invités sont là. Un billet de toto.

Un hacker c'est celui qui crée ce dont il rêve, mais L'Étique des hackers de Steven Levy nous en dit plus.

Qu'est-ce qu'on fait avec un ordinateur quand il n'a aucun système d'exploitation ? On y installe une distribution linuxienne … Ça c'est la réponse 2013...

Mais en 1960 on s'écrit ses propres lignes de codes ! Un hacker c'est celui qui crée ce dont il a besoin quand ça n'existe pas.

Les ordinateurs étaient au MIT, les hackers les ont investi, comme on prend une place forte, en imposant leur présence. Leurs créations sont à l'origine de l'univers informatique que nous connaissons de nos jours.

Pas de chef, pas de hiérarchie, pas de diplômes, une communauté de gens intelligents, mais pas seulement. Ils vivaient dans le plaisir infini de la création, en toute liberté. Partager leurs avancées, les améliorer toujours, car le code était accessible à tous. Lutter aussi contre la pensée unique, celle des profs des étages du dessus, dont les cours ne produisaient pas d'applications concrètes.

Ce livre leur rend hommage en citant leurs noms et leurs exploits d'autodidactes de ce nouveau monde, fait de mémoires et de transistors.

Nul besoin d'être féru d'informatique, seule l'aventure intellectuelle compte ici, pour aborder cette histoire. L' intelligence et la créativité de ces créateurs éblouissent l'esprit du lecteur.

La progression est chronologique, pleine d'anecdotes, comme créer les clefs ouvrant les portes du MIT, ce qui était stratégique pour eux, pour avoir accès au coffre contenant les pièces détachées permettant les réparations immédiates de l'ordinateur...

Dans le détail, presque policier, ce livre décrit cet univers où tout était à mettre sur pied, le testament d'une époque qui ne sera révolue que lorsque l'accès libre aux connaissances sera interrompu.

Cet esprit d'aventure sans contraintes, a permis leurs créations de haut niveau, c'est l'éthique des hackers.

Il y sont (presque) tous, c'est une bible, que dis-je : c'est un hymne à leur mémoire ! (Cyrano de Bergerac ?)

toto.

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Pizzas par Cyrille BORNE Dimanche 31 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Où aujourd'hui c'est dimanche et que ça me dépanne bien d'avoir les invités, au moment où je copie colle l'article je n'ai encore rien écrit. Un billet de Paul

J'attends mes margaritas et pendant que le pizzaïolo pizzaïole et que le four fourne, la serveuse se met sur Facebook. Elle consulte sur un Mac protégé par un film de cellophane (on est dans une pizzeria), écran tourné vers le public, nous. Et je me dis quelque chose comme : « encore une de ces connes qui like sa life sur cette connerie et qui tient à nous le montrer ». (Et oui, j'suis comme ça). Elle se sert aussi de l'ordi pour choisir la musique d'ambiance, rien de bien méchant. J'arrête de la regarder pour me concentrer sur mon pastis (qu'elle m'a offert...) en me demandant si j'allume mon téléphone pour lire le Monde.fr. A peu près vers le milieu du verre, mon œil désœuvré s'égare à nouveau sur l'écran du Mac. Tiens, c'est plus Facebook mais un site de photos. Quel site ? J'arrive pas à le reconnaître de là où je suis. Mais les photos ont l'air pas mal. Vraiment pas mal. Pas toutes à mon goût, mais quand même de goût, et la fille les examine et les choisit avec une sûreté qui me sidère. Elle sait ce qu'elle fait.

J'aime pas Facebook, je suis pas loin de souhaiter l'effondrement de cette montagne de sucreries. Pas la peine de donner mes raisons, elles sont à peu près ce qu'on imagine. Je ne l'utilise pas. Mais cette fille (entre autre) me force à m'interroger. J'imagine, sans en être sûr, que c'est par FB qu'elle est arrivée sur ce site. À la voir, j'aurais juré qu'elle ne s'intéresse qu'à son look/book et pourtant c'est pas le cas. Elle a aussi de la curiosité. Elle va chercher des trucs, elle a envie de connaître. Et cette constatation me fait penser que même le plus crétin des crétins, le plus obtus des obtus, éprouve un jour ou l'autre l'envie de découvrir quelque chose qu'il ne connaît pas, même si c'est juste la marque du slip de Ronaldo.

Question qui m'est aussi venue après ça : le pourcentage de femmes qui utilisent FB. J'ai l'impression qu'il pourrait être supérieur au ratio habituel homme/femme qu'on trouve sur les outils/jeux/services numériques.

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On n'écoute pas assez la famille Michu. Certes. Et parfois on l'entend trop. par cepcasa Samedi 30 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

L'autre jour je lisais ce commentaire suite à un article de Cyrille sur le blog : « Car c'est vrai que c'est un peu lourd tout ces articles à sens uniques :) condescendants envers les Michus ou alors les oubliant ("mais tout le monde sait installer un flux RSS, non ? Oo"). »

Une boutade bien sûr, mais tout de même. Avant tout une précision. Il n'y a pas une famille Michu type aux contours et besoins bien définis. Ben non, car si c'était le cas il serait très simple de la satisfaire. Il existe plusieurs entités Michu, aux profils et besoins divers, avec des connaissances et des possibilités variées aussi. Bref, monsieur et madame Toutlemonde c'est vous, c'est moi car on ne peut pas tout savoir dans la vie, et même dans des matières que nous maîtrisons pourtant assez bien il y a encore des pans entiers que nous ignorons, des choses à apprendre. Pour rester dans le monde de l'informatique, qui peut se vanter de tout connaître, tout savoir de A à Z sur son ordinateur ? connaître les cœurs, les courants, les systèmes, les programmes ? personne. Alors de grâce, pas de ségrégationnisme ni de qualifications à deux balles. Il n'y a nulle condescendance à avoir, nulle suffisance.

Mais alors pourquoi ce ressenti de la part de certains ? Pourquoi taxer de condescendant celui qui fait un article sur un blog pour expliquer le fonctionnement d'un programme, une procédure d’installation ?

Certes, on trouve sur la toile toutes sortes d'articles, et certains sont très succincts en explications. Mais de par le sujet s'adressent-ils toujours à des débutants ? non. Et la vulgarisation en tout n'est pas possible. Combien de temps faudrait-il à Serge Haroche, prix Nobel de physique, pour m'expliquer les manipulations de systèmes quantiques ? Donc tout ne peut être expliqué simplement à un néophyte total.

Mais, et pour en revenir à l'utilisation des ordinateurs dans le monde du Libre, il est certain que tout doit être fait pour, au minimum, faciliter la tâche de l'utilisateur, et cela par des interfaces claires, simples, intuitives, mais aussi par de la documentation mise à la disposition du plus grand nombre, bien rédigée et bien détaillée en termes simples. Et là aussi d'énormes progrès ont été faits et, malgré la barrière de la langue on trouve, y compris en français pour ce qui nous concerne, des procédures de très bon niveau et des traductions de documents de base, y compris parmi les pages man, même si dans ce cas précis elles sont loin d'êtres à la portée d'un débutant et souvent trop courtes en explications.

Et oui, on ne peut pas prétendre rendre les utilisateurs libres par le jeu des licences des programmes si, en même temps, on ne facilite pas l'usage des ordinateurs en les rendant accessibles au plus grand nombre. Donc oui il faut aider la famille Michu. Et il y a encore du travail à faire et des progrès à réaliser.

Mais tout de même, ces manques exonèrent-t'ils la famille Michu de toute responsabilité ? serait-elle à ce point en mal d'assistance ou en état d'assisté permanent que toute initiative de sa part serait exclue ? la famille Michu ne devrait-elle pas elle aussi fournir des efforts ? Car après tout le développeur ayant réalisé un programme, le blogueur un document de vulgarisation, eux ils se sont investis, ils ont étudié, pondu des lignes et cela serait à sens unique ? ils auraient donc travaillé avec pour seul retour le droit d'être traités de condescendants et de sourds ?

Non, la famille Michu a des droits, certes, mais ce n'est pas un lieu commun de dire qu'elle a aussi des devoirs. Et le premier des devoirs est de se former, de gagner son indépendance et sa liberté en apprenant à se servir de ses outils pour ne pas dépendre des autres ou tout du moins pour en dépendre moins.

Ensuite, lorsqu'elle aura acquis certaines notions, la famille Michu, si elle le désire et sans que cela soit une obligation elle pourra aussi à son tour œuvrer pour que d'autres progressent, en racontant ses expériences, ses besoins, voir pourquoi pas en traduisant des programmes et des modes d'emplois (n'y a-t'il pas des traducteurs chez les Michu :) ? ).

Mais elle pourra aussi aider en remontant des bugs, en s'investissant dans la vie d'une communauté, ou je ne sais quelles autres activités. Bref, tout cela pour dire que l'état de Michu n'est pas un état figé et qu'il est somme toute assez simple d'en sortir pour le progrès de tous.

Pour finir je citerai un passage du mémoire de Florimond Boquet, mis à disposition en pdf par Cyrille :

« Alors que pour construire un logiciel cathédrale il faut une verticalité des rapports entre développeurs, pour le développement de type bazar on trouve généralement une très grande horizontalité. Cette horizontalité inclut même les utilisateurs des logiciels libres qui peuvent faire partie intégrante du développement du logiciel que ce soit en mettant leurs éventuelles compétences en développement ou surtout en participant aux tests du produit et en proposant des améliorations ou en signalant des bugs au développeur. L’intégration de l’utilisateur final dans la conception du logiciel ainsi que la structure horizontale des relations, sont deux éléments clés qui caractérisent les logiciels libres. Ainsi, contrairement aux logiciels privateurs, les utilisateurs peuvent s’impliquer dans l’amélioration ou la promotion de leurs outils. »

Il démontre plus loin que l'on trouve aussi dans le logiciel libre une forme de développement cathédrale, mais ceci est une autre histoire et je vous invite à lire ce pdf, par ailleurs très instructif et intéressant.

Une conclusion ? nous sommes tour à tour Michu, développeurs, blogueurs, actifs, passifs, alors inutile de nous invectiver les uns les autres et de nous reprocher certains errements car nous sommes tous artisans de nos états successifs et acteurs responsables d'un tout, un développeur n'est rien sans utilisateurs et un utilisateur ne fera rien en la matière sans développeurs. Et surtout, Michu ou pas, lorsque quelque chose ne va pas ou même que nous avons l'impression que quelque chose pourrait être bien meilleure il ne faut surtout pas hésiter à le faire savoir, à le crier bien fort, il y aura toujours quelqu'un pour l'entendre. Et tant pis pour ceux qui diront que le Libre est cacophonie. Le Libre est aussi Bazar.

cep

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Pour promouvoir le libre dans les nuages, ne faut-il pas commencer par proposer un service centralisé ? par Cyrille BORNE Vendredi 29 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Philippe était bien triste avec la fin de Google Reader, car le libre n'a pas su se positionner, ou n'a pas pu se positionner. C'est peut être là le cœur du problème d'ailleurs, savoir ou pouvoir. Pouvoir, n'est pas facile, si l'on regarde les solutions FRANCOPHONES ET BELLES actuelles, que sont Leed et Kriss Feed, les logiciels sont en cours de développement, leur installation n'est pas bien compliquée mais nécessite tout de même l'utilisation d'un client ftp, avoir une base mysql pour l'un, positionner des taches cron, on est particulièrement loin du out of the box qu'on serait en mesure d'attendre pour le simple quidam. La mort de Google Reader arrive en fait trop tôt dans le développement de ces deux FORMIDABLES OUTILS FRANCOPHONES (!!!), mais quand bien même, imaginons que les deux applications soient finalisées, aurait on su les positionner ?

Même si on arrive à des produits super bien ficelés, qui s'installent en deux clics, on butera tout de même sur les écueils cités précédemment, à savoir l'utilisation du client ftp, la création de la base mysql, éventuellement la tâche cron. J'ouvre d'ailleurs une parenthèse pour inviter tous les développeurs de logiciel libre à regarder un peu comment on entre dans softaculous qui permet au niveau d'un cpanel par exemple d'installer 250 applications libres de type CMS en quelques clics, la bdd est créée directement, ainsi que le paramétrage de base comme le cron si nécessaire et de façon intuitive, les mises à jour sont réalisées de façon automatique, je trouve qu'il s'agit là d'une vraie démocratisation pour qui veut installer une application sans connaissance, on notera d'ailleurs que selfoss est dedans. On pourrait rétorquer qu'il n'y a pas besoin d'être ingénieur en informatique pour le faire, oui, c'est sûr mais pendant ce temps là la concurrence que fait-elle, elle vous propose de créer un compte et d'utiliser le logiciel directement, sans avoir à vous préoccuper des contenus techniques. Et c'est peut être ça en fait qu'on ne sait pas faire, qu'on ne veut pas être pas faire, car RMS is watching you. A mon sens, il aurait fallu oser et créer un serveur kriss feed ou leed, voir un serveur avec les deux pour que monsieur Michu puisse utiliser le service. La problématique on la connait bien sûr, si je propose ce type de service, à un moment donné je suis en possession des données de l'utilisateur, nous ne sommes plus en démarche libre. La force pourtant du concept c'est qu'il permet non seulement à tout le monde de profiter d'un logiciel, mais qu'il permet surtout d'embarquer ses petites affaires avec soi, si on a envie de s'investir.

Bien sûr on peut citer les deux exemples historiques : diaspora* et identi.ca, le premier étant un échec, le second un demi bide. Dans les deux cas, je note une complexité d'installation, une part sociale qui fait qu'on se retrouve tout seul ou avec les mêmes têtes qu'on fréquente déjà ailleurs, il s'agit d'un secteur particulièrement difficile car ces outils n'ont réellement du sens que si on trouve du monde dessus. On pourrait aussi citer jabber, une vraie tentative de centralisation a été réalisée mais les serveurs disponibles étaient en rade tous les trois jours, au point d’écœurer les usagers d'utiliser le service. Avec la fermeture de MSN, l'avenir n'est plus de ce côté là. Il serait donc intéressant de proposer des services libres sous forme de service tout cours sur un vaste serveur. C'est la stratégie d'ailleurs qu'utilise Pierrick Le Gall avec Piwigo qui a droit à son back link hebdomadaire, vous pouvez jouir de la galerie piwigo comme bon vous semble puisque le logiciel est libre, mais si vous n'avez pas de compétences informatiques vous pouvez payer pour héberger vos photos.

On va encore dire que je ramène souvent les choses à l'argent, mais c'est peut être désormais de cette façon là qu'il faudrait commencer à raisonner en terme d'offre libre, en professionnels, faire le code bien sûr, mais construire ce qui va autour, inventer le service qui va aller avec. Imaginons qu'idleman, lance le site leed.com. Sur ce site, la possibilité bien sûr de télécharger leed gratuitement, de l'installer sur son serveur. Les gens comme moi, les utilisateurs avancés, continueront de faire des remontées de bugs pour faire avancer le projet. Gratuitement sur leed.com, la possibilité de faire son compte leed avec 30 flux RSS consultables, si tu en veux plus c'est 1 € par mois. Le logiciel n'est pas vendu, son fonctionnement reste dans le cadre du logiciel libre comme le service autour qui ne concerne que l'hébergement, RMS est content, l'économie est sauvée, tout est le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Sachez que si l'on sortait même des considérations financières, un tuxfamilly du service, un serveur hébergeant gratuitement des applications libres pour réaliser des fermes de Kriss Feed ou de leed serait un énorme bonus dans le déploiement du logiciel libre en milieu scolaire. J'évoquais je ne sais plus où les documentalistes qui sont friands des logiciels de veille, qui utilisent tous les services, imaginez qu'on puisse proposer à ces individus, ce serveur de référence, pour dire, voici ce que vous donne le libre. A méditer.

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Une histoire d'annuaires libres par Cyrille BORNE Jeudi 28 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'avance plutôt pas mal sur l'annuaire libre, enfin pardon une sélection de logiciels libres pour Linux proposée par Cyrille BORNE el dictator, j'ai passé les 120 fiches je pense, je le dois principalement à l'équipe traditionnelle Michel et Cep, et à Laurent Napias qui donne un large coup de main notamment dans la réalisation du template dont je distribuerai les sources quand tout ceci sera finalisé. Vous noterez que c'est quand même largement moins moche qu'au début. J'ai encore beaucoup de travail à faire, mais ces derniers temps, le timing est trop serré, je peine même à écrire pour le blog.

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Chez debian-fr on ne manque pas d'humour et voici l'annuaire libre, lol encore moins ce qui d'ailleurs serait surprenant avec un pseudo pareil. En fait la différence ne tient vraiment pas à grand chose puisque chez moi c'est annuaire-libre.org, chez eux c'est annuairelibre.org, je tiens à préciser qu'à jamais je serai l'original, mon jumeau est né trois jours après moi.

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Avant d'aller plus loin enterrons tout de suite la hache de guerre, il n'y a pas de fight entre les tenanciers des annuaires, j'ai passé l'âge des cours de récréation, enfin c'est vraiment une façon de parler, disons que je suis passé de l'autre côté de la barrière dans la cour de récréation. Il n'y a pas de problème avec lol qui en est à l'initiative, je suis intervenu dans un post du café et jusqu'ici tout va bien, on s'est d'abord taclé un peu pour la forme, mais après un reniflement du postérieur contrôlé par huissier de justice, nous faisons partie désormais de la meute des annuaires libres. La démarche de debian-fr est différente de la mienne, personnelle, orientée, avec des commentaires qui sentent fort le blogueur et pas la fiche synthétique neutre. Chez debian-fr on s'appuie ici sur le wiki isalo, il s'agit d'une continuité d'un travail collaboratif déjà en place depuis un bon moment, les participants au wiki étant déjà inscrits à l'annuaire, c'est 250 personnes qui collaborent.

Ce qui en fait me dérange le plus dans cette histoire d'annuaires c'est la nécessité que nous avons eu à un moment donné lol et moi-même de les créer. Nos démarches sont différentes comme précisé plus haut, je n'ai donc pas de rancune quelconque au fait qu'il ne soit pas venu toquer à ma porte, mais si nous avons à trois jours d'intervalle eu ce besoin c'est qu'il n'était pas comblé sur la toile ou mal comblé, suivez mon regard. La multiplication de ce genre d'initiatives n'est donc pas une mauvaise chose, chacun apportant sa sensibilité, c'est autant de pistes possibles pour un utilisateur qui ne veut pas avoir tous les choix mais bien des avis, des expériences d'utilisateurs.

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Les différentes facettes "commerciales" du libre par Cyrille BORNE Mercredi 27 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'avais évoqué dans un précédent billet, l'importance du nombre d'utilisateurs pour le logiciel libre, pas seulement d'ailleurs, puisqu'il s'agit d'un enjeu similaire pour pas mal de monde pour transformer le nombre d'utilisateurs en autre chose, Facebook et les réseaux sociaux en tête qui se demande encore comment il va pouvoir gagner de l'argent sur le dos de 1 milliard d'utilisateurs.

Je précise le "autre chose" pour ne pas employer le terme argent, car il n'est pas nécessairement la raison première comme je pouvais le laisser supposer dans le billet. Cep et Christophe m'ont en effet rappelé à l'ordre, le libre n'est pas nécessairement une formule de transition vers le propriétaire, il peut l'être. Postblue avait évoqué le Diablo Swing Orchestra, qui est un groupe vraiment intéressant, c'est original, c'est réellement différent de ce qu'on a l'occasion d'entendre. The Butcher's Ballroom, le premier album, est disponible librement au téléchargement chez Jamendo, les autres albums ne sont pas libres. Ne connaissant pas l'histoire du groupe, je vais me contenter de livrer quelques suppositions, on est totalement inconnu du grand public, on balance son premier album sur Jamendo pour se faire connaitre, c'est le cas puisque les chansons sont parmi les plus écoutées de la plateforme, le succès arrive un peu, on est repéré, on entre dans le circuit musical traditionnel. On peut alors imaginer qu'ici le libre a servi de tremplin pour passer dans le monde propriétaire. Pour ma part ce n'est pas critiquable, si l'on veut vivre de sa passion il est nécessaire à un moment donné de faire des choix, les concerts, les instruments, la nourriture, les maisons ça coûte de l'argent, on ne peut pas attendre de façon désespérée l'arrivée des dons, une formule qui on le sait fonctionne assez mal.

D'autres font le choix de se "servir"du logiciel libre comme support pour vendre du service. C'est le cas de Philippe par exemple, avec sa société open-dsi, je suis sûr qu'il fait ça très bien (I LOVE YOU) et c'est certainement la méthode qu'on verra comme la moins fourbe. Comprenez en effet qu'il y a de façon systématique un rapport à l'argent, même si en introduction j'ai placé le autre chose pour ma conclusion, mais ici la donne est claire. On ne fait pas payer le logiciel, on paye l'accompagnement, le temps passé pour former, ça parait cohérent à tout le monde, un peu comme les profs qu'on paye en passant par Acadomia, tout le monde voit ça de façon réglo. Car en effet, la force de la populace, c'est d'avoir quand même un jugement très pointu sur la façon dont vous gagnez votre argent, mettre des publicités sur un blog c'est dégueulasse, développer une solution opensource et du jour au lendemain la transformer en solution propriétaire c'est honteux. L'approche financière proposée par Philippe et par ses pairs est ici à l'opposée du tremplin, on a sauté dans le logiciel libre et il faut impérativement y rester, plus le logiciel libre est puissant, reconnu, plus les gens auront envie de l'adopter et par conséquent faire appel aux sociétés de service pour déployer et se former. Pour ma part, le bloging est un loisir puisque d'une part mon activité professionnelle d'enseignant paye suffisamment d'autre part le logiciel libre n'a qu'un lien indirect avec mon métier, il y aurait toutefois l'option formidable du rêve du blogueur, celle qui consiste à passer professionnel et vivre de son blog (rires dans la salle). Du fait d'avoir cessé de croire au père Noël depuis un bon moment, j'ai pleinement conscience que le blog est un loisir, reste un loisir, et que ce pic de 4300 visiteurs dans une des journées de la semaine dernière (on remercie Sébastien Sauvage) ne me fera pas gagner d'argent mais autre chose,

On comprend en fait qu'il y a toujours ici le lien étroit entre le temps et l'argent. En effet au lieu de bloguer je pourrai faire autre chose, donner des cours par exemple, que de temps perdu pour cet autre chose qui n'est pas de l'argent. En même temps, courir après l'argent, c'est pour mieux se faire taxer mon enfant, l'argent il en faut pour vivre, après ... Et puis finalement, prendre du temps pour échanger, partager une autre vision du logiciel, rencontrer des gens même des traducteurs Michu, c'est un peu comme les cartes bancaires, ça n'a pas de prix.

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Ca bouge pas mal au niveau du jeu dématérialisé ces derniers jours par Cyrille BORNE Mardi 26 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'écris ce billet comme quasiment tous ces derniers temps en différé, que voulez vous ma bonne dame il y a parfois de gros coups de bourre dans la vie en ce moment je suis en plein dedans. Il ne s'agit pas de vous faire profiter de promotions qui sont certainement dépassées aujourd'hui et dont j'ai profité et je vous en remercie, mais plutôt pour illustrer d'autres pistes que steam, steam et encore steam.

  • Steam quand même propose des tonnes de promotions sur les jeux indépendants. C'est un peu tendancieux le jeu indépendant parce que tout le monde y voit la réussite obligatoire de David contre Goliath, le gars qui a fait tout seul son jeu et c'est donc nécessairement une réussite. C'est un peu le type de raisonnement qu'on a face au logiciel libre, si c'est libre c'est forcément bien, et c'est faux. Faites attention à vos achats, faites attention aux critiques, faites attention aux fausses bonnes affaires, on croit que parce qu'on a acheté un jeu 2 € cela n'a aucune importance si c'est une bouse, 2 € c'est le début d'un super hits qui sera tôt ou tard bradé à 4.99 €. Beaucoup de daubes à 2 € c'est donc un très mauvais calcul. Steam dont la politique est parfois un peu lourdingue, vous avez achetez en promotion un jeu, le lendemain il est trois fois moins cher. A force d'entretenir une telle tension, les acheteurs vont finir par n'acheter qu'au ras des pâquerettes ou rater un prix parce que finalement le fameux prix qui écrase tout n'apparait pas le lendemain, il serait temps d'arriver à une forme de stabilité. On notera enfin que pour étendre un peu plus l'empire, Steam propose désormais de jouer à des jeux inachevés, je n'ai aucune opinion là dessus.
  • J'ai acheté des jeux sur Gog la plateforme de la boîte qui fabrique les Witcher. Gog a fait du vieux jeu sa spécialité, et pourtant ça évolue un peu. Le site a dernièrement proposé 80% de promotion sur l'achat de cinq jeux, j'ai pu acheter deponia par exemple, A New Beginning - Final Cut, on notera que Alan Wake est vendu, quelques autres jeux relativement récents pour 15 dollars. Désormais il faudra être plus attentif à Gog, les prix quand même ne sont pas très attractifs de façon générale compte tenu de l'âge des jeux et du prix qu'on pourrait avoir chez priceminister.
  • 8.75 € pour Sniper Ghost Warrior 2 par le biais de jeuvideo.com. Je n'ai pas profité de la promotion, quand je vois le premier, que la note des joueurs est de 12 pour le deuxième, je ne suis pas nécessairement motivé. Néanmoins ce n'est pas la première fois que vois une promo en provenance de jv.com assez attractive.
  • Découverte, la boutique square enix, au moment où j'écris ces lignes, on peut y acheter justcause 2 pour 2.50 € soit une réelle bouchée de pain. Un cas de RSS qui ferait plaisir à tontof, j'ai voulu m'abonner au fil téléchargement PC, toutes les promotions sont à 0 € ...
  • Humble dumble vend désormais des jeux à la semaine, il y avait bastion pour ouvrir le bal.
  • Origin la plateforme d'EA se réveille avec des promotions à 50% sur toute la boutique. 50% chez Origin ça reste toujours très cher, mais ça reste un début.

Assez positif pour le jeu PC, les plateformes se multiplient et c'est tant mieux et pour le choix et pour le portefeuille.

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Impacts organisationnels et financiers de l'implémentation des logiciels libres dans les PME/PMI, mémoire de Florimond Boquet par Cyrille BORNE Lundi 25 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

L'an dernier j'ai été contacté par Florimond BOQUET élève à Sup de co Amiens pour participer à un mémoire sur le logiciel libre, je ne sais pas comment j'ai pris le temps de le lire dans la semaine dernière mais je l'ai fait, en même temps avec un an de retard il était temps. Vous trouverez dans les remerciements Jean-Michel Garreta de Be-Ware que j'ai régulièrement cité ici du fait que je connais Jean-Michel depuis qu'il était un enfant d'à peine 20 ans ou Jonathan Le Lous dont vous avez dû certainement croisé le blog.

Attention la moulinette de la vulgarisation bornienne est en marche. Il s'agit d'un mémoire de 102 pages, on peut voir en gros trois parties, une présentation globale des logiciels libres assez poussée tout de même puisqu'on va à la nuance de la différence entre le logiciel opensource et le logiciel libre, où l'on explique dans les grandes lignes que le logiciel libre de RMS se moque de la performance alors que le logiciel opensource sera moins exigeant avec la liberté si on arrive à un logiciel performant, dire que j'ai lu des articles de 20 pages là dessus ... On évoque aussi la La Cathédrale et le Bazar, si vous voulez un véritable exemple de ce qu'est le Bazar de l'opensource je vous donne dans ce lien une très belle démonstration. Dans la seconde partie Florimond pose les hypothèses suivantes :

  • Hypothèse 1 : La PEOU (facilité d’utilisation perçue) est positivement influencée par l’appartenance à une communauté du logiciel libre
  • Hypothèse 2 : Les utilisateurs du segment 4 influencent positivement les utilisateurs du segment 1 (il s'agit en fait des développeurs libristes impliqués dans les communautés qui vont influencer les non développeurs non communautaires)
  • Hypothèse 3 : Les utilisateurs qui ont le plus l’habitude d’utiliser un logiciel privateur sont ceux qui s’opposent le plus à l’adoption des logiciels libres
  • Hypothèse 4 : Moins l’expérience d’utilisation d’un logiciel est importante, plus il est facile d’adopter un logiciel libre de substitution
  • Hypothèse 5 : La faible image d’un logiciel impacte négativement la JR (la pertinence face au métier)

Et enfin il les vérifie à travers 11 interviews qui correspondent à la troisième partie du mémoire, où il explique en préambule le questionnaire, présente les différents protagonistes, à partir de citations il va conclure sur la validation ou non de ses hypothèses. Ce qui est intéressant dans la démarche c'est que les personnes sélectionnées sont de profils particulièrement différents, je ne vous donne pas cinq minutes à la lecture de cette partie sur les entretiens pour trouver l'immonde phrase mégalomane que j'ai balancée. Ce qui est intéressant donc, c'est qu'il n'y va pas de son opinion mais dans la construction d'une argumentation par rapport aux propos recueillis, ça nous change du blog. Mais, comme nous sommes dans un blog, je vais me permettre de répondre finalement à ces cinq questions qui m'ont été indirectement posées, si d'autres blogueurs libristes veulent y jouer ça nous changera des chaines débiles.

  • Hypothèse 1 : si l'on prend mes collègues, j'ai expliqué dans les grandes lignes la nécessité de l'utilisation des logiciels libres dans le milieu scolaire. Globalement ils se moquent de l'identité du logiciel et de savoir qu'il appartient à une communauté de libriste, le logiciel leur parait beaucoup plus facile qu'il soit propriétaire ou libre par le fait que s'ils ont un problème "el dictator" n'est jamais bien loin et veille au grain. En outre pour l'informaticien que je suis, de savoir qu'un logiciel appartient à une communauté libre me donne une sensation de facilité car je sais que je trouverai les réponses auprès de cette même communauté. De la même façon je suis persuadé que d'autres informaticiens diraient qu'ils sont soulagés de savoir qu'ils trouveront une réponse auprès de la hotline.
  • Hypothèse 2 : je ne m'inscris pas dans le segment 4 car je ne suis pas développeur mais c'est tout comme, du fait d'être "el dictator" et que les solutions que je préconise fonctionnent puisque je veille au grain comme dit précédemment, alors nécessairement on a une image positive du logiciel libre. Mes collègues d'ailleurs sont contents de voir les postes élèves sous Linux, ils contribuent à l’éradication des virus qui pullulaient jusqu'à maintenant. On notera de la même façon que si j'avais mis des solutions propriétaires de verrouillage, des antivirus qui coûtent un bras, on aurait tout autant salué ces produits.
  • Hypothèse 3 : c'est de moins en moins vrai avec la crise et avec la multiplication des systèmes d'exploitation. On va toujours trouver un abruti qui va expliquer que Windows 8 sans l'avoir testé est le meilleur système d'exploitation au monde. Avec l'arrivée des tablettes, des smartphones, donc de ios et d'android, les gens désormais touchent à tout et sont bien plus réceptifs à une alternative. On se rend compte en fait que paradoxalement alors que Google et Apple sont des "ennemis" du libre, ils facilitent largement son adhésion en démontrant que des alternatives existent à Microsoft. Ce qui prouve aussi quelque part que la situation de quasi monopole est mauvaise, c'est elle le principal vecteur de fermeture d'esprit.
  • Hypothèse 4 : plus un utilisateur est nul en informatique plus il sera difficile pour lui d'adhérer à un logiciel quel qu'il soit. En fait, il s'agit là ici d'une logique informatique, un gros utilisateur de logiciels propriétaires aura finalement peu de difficultés à passer au libre, la réciproque est vraie seulement sur le point technique, pour l'éthique c'est un autre débat.
  • Hypothèse 5 : comme précisé plus haut, il devient désormais difficile de parler d'une image faible d'un logiciel car le marché du logiciel évolue trop vite. Quand on voit la vitesse à laquelle s'effrite le monde du PC, je pense aujourd'hui que les décideurs sont prêts à accepter toutes les options à partir du moment où on peut leur promettre d'être encore dans la course.

A mon sens, et d'après mon expérience personnelle, ce qui fera la différence dans l'adoption du logiciel libre c'est l'homme. L'homme qui proposera les solutions, qui les mettra en place, qui aidera les autres à utiliser. J'avais des nouvelles de François Pons qui tient la société aytechnet dans le Cantal, qui fait du site internet en utilisant uniquement des logiciels libres et qui refuse la maintenance de postes Windows car il n'y entend rien, il a eu l'occasion de passer à mon ancien lycée, tout fonctionne actuellement comme je l'ai laissé il y a quasiment deux ans, preuve que le libre, debian, ça fonctionne. Aucun des collègues de l'époque n'a été convaincu, on me laissait faire parce que je m'en occupais. Les gens en fait se préoccupent peu de la nature du logiciel, de la philosophie qui l'accompagne car nous ne sommes pas au même degré de maturité ou de sensibilisation qu'on peut rencontrer dans le domaine de l'écologie. Quand on voit que les gens peinent à à trier leurs déchets, qu'on consomme sans faire attention, qu'on connait pourtant les enjeux, il parait difficile en plus de rajouter à cela quand ce n'est pas maîtrisé, l'intérêt du logiciel libre. Aujourd'hui le logiciel libre ne peut être compris que par une poignée d'illuminés aujourd'hui qui pourtant seront considérés comme des visionnaires demain, il faut donc l'imposer pour montrer qu'il a les même vertus que le logiciel propriétaire dans les qualités techniques mais qu'il porte un regard totalement différent sur les gens, leurs données, leur participation, l'interaction, le lien et j'en passe.

Sur ces bien belles paroles je vous invite à lire le mémoire de Florimond que vous trouverez en pièce jointe, il est en CC, n'hésitez donc pas à le diffuser, à le modifier et plein de trucs qui finissent en er.

Memoire_Florimond_BOQUET.pdf

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OpenSUSE 12.3, pourquoi pas... par Christophe Dimanche 24 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Avertissement : Pour l'image, voir l'article de Fred Bezies.

Je n'avais jamais, jusqu'alors, testé OpenSUSE. Un billet relayé sur le Planet-Libre — sans lien direct avec mon utilisation d'ailleurs — m'a rappelé l'existence de cette distribution. L'envie m'a pris de voir ce qu'il en retournait en gravant l'ISO de la version 12.3, version live d'abord. Sans aucun a priori. En tous cas, rien à voir avec ceux de Fred pour la version 12.2 que j'ai, comme d'habitude, un peu de mal à suivre. 32, 48* ou 64 bits, au fond, ce qui importe c'est encore et toujours l'efficacité. Toute autre considération est assez secondaire. Et pour le coup, aucune gêne à l'utilisation.

La bonne surprise c'est que tout mon matériel est pris en charge directement sans aucune installation complémentaire ou exotique. Aucun problème avec quelque paquet dépassé. Contrairement à Manifesto. J'ai un peu du mal à comprendre cette nécessité impérieuse qu'il y aurait d'utiliser toujours les toute dernières versions de tout. Une distribution n'est-elle pas vertueuse d'abord et avant tout par la stabilité de l'environnement de travail qu'elle apporte ?

De mon côté, logiciels ou matériel (carte graphique, écran…), aucun souci donc. Seul petit accroc, sans explication bien claire, aucune connexion Internet au premier redémarrage. Par défaut, il semblerait que NetworkManager ne soit pas lancé au démarrage. À moins que… le problème soit ailleurs. Curieux. Quoi qu'il en soit, le plus simple doit être de lancer YaST (paramètres réseau). Ce que j'ai fait. Après, aucun souci. Sinon avec les codecs multimédia installables en un 1 clic (voir Unofficial Guide to OpenSUSE 12.3). Rien d'insurmontable. Au regard des difficultés rencontrées avec de nombreuses distributions, c'est tout de même assez remarquable.

De prime abord, autant le dire tout de suite, OpenSUSE m'a séduit. D'abord, par sa facilité d'installation et d'utilisation mais aussi par sa vélocité. Dès le boot en live, où j'ai pu régler en un clic la résolution de mon écran en 1680x1050. Sur ce point, je rejoins le point de vue de Fred Bezies : « L’installateur est un bijou de simplification. » Je ne crois pas avoir jamais vu quelque chose d'aussi abouti pour faciliter les choses. Ensuite, par son esthétique. On aime ou pas. Certes. Mais on peut aussi souligner l'effort pour proposer un environnement de travail agréable. Et OpenSUSE offre une belle unité graphique.

Par ailleurs, quand on sait ce qu'on a à installer, l'installateur en un clic est tout de même extrêmement bien fait. On regrettera juste que l'interface web ne propose aucune entrée par catégories (multimédia, bureautique…). Ou alors, je ne l'ai pas trouvée.

On peut regretter aussi tout de même que, par défaut, certaines dépendances ne soient pas jugées nécessaires, notamment les paquets de "langue" (traduction des applications et du bureau), alors que la langue sélectionnée, le français, devrait l'exiger pour le confort de l'utilisateur.

OpenSUSE est une bonne distribution. Tous les petits soucis que j'ai rencontrés ont été réglés sans aucun recours à la ligne de commandes. Rien de bien technique donc. Elle n'a certainement pas vocation à se limiter à l'usage des barbus. Un débutant peut très bien s'en sortir et y trouver son compte.


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Billet invité : le bug de l'an 2000 par Cyrille BORNE Dimanche 24 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Où aujourd'hui c'est dimanche et que je vous offre deux billets invités, un peu comme si le dimanche était un jour de repos chez les blogueurs. En même temps comme je suis en train d'organiser ça le vendredi soir, c'est quand même un peu tricher. Toto est un fidèle lecteur du blog depuis des années, depuis tellement longtemps d'ailleurs que je pense qu'on lui doit le favicon du site.

C'était l'an 2000.

Avant d'acheter mon premier PC , j'ai attendu que le bug de l'an 2000 soit passé: on n'est jamais trop prudent !

Comme je suis un spécialiste du bon matos, je l'ai commandé chez LA REDOUTE.

Ensuite j'ai fait comme tout le monde, j'ai découvert l'écran bleu de la mort sur son écran cathodique, la routine quoi.

Quand je suis devenu un vrai bonhomme, j'ai changé ma bouse en 2006 pour un DELL, que j'ai toujours d'ailleurs et sur lequel je tape ce billet.

Faut bien admettre que l'écran bleu de la mort est tout de même plus réussi sur un écran plat, c'est déjà un progrès.

Mon fils avait aussi un PC , mais lui, suivant l'évolution naturelle d'une génération à l'autre chez l'homo-sapien, l'a fait monter sur mesure chez les vietnamiens de Paris, qu'on appelle à tord des chinois. Comme il est plus malin que son géniteur, il l'a fait tourner avec Debian. Je suis moins malin mais curieux quand-même, alors je lui ai demandé de faire pareil sur le mien. Comme il me connaît bien il m'a installé Ubuntu, le Héron. "Ubuntu c'est pour les mecs comme toi", traduisez " je t'aime bien , mais Debian c'est pas pour tout le monde ! "

Alors j'étais content. J'ai tout bien lu la doc ubuntu, j'ai été contaminé et donc j'ai viré Windows XP qui ne me servait plus à rien. C'est ensuite que j'ai compris que j'étais dans la secte. Mais j'ai pas eu peur puisque j'étais devenu libre ! Ou alors c'est la secte qui me le faisait croire et ça marchait bien sur moi. Je crois que c'est un truc comme ça, car personne, absolument personne dans mon entourage ne veut y entrer, sauf mon fils qui m'y a fait tomber...

Voilà que le gourou de l'organisation décide un matin de changer la messe, il vire mon beau gnome2 pour Unity, l'interface qu'il va propager sur tous les supports.

Moi je croyais dur comme fer qu'on était tous des libristes-libres, ça m'a fait comme une déception, un petit chagrin. Les autres m'ont dit que j'avais qu'à changer avec Kde ... mais j'ai bien pigé que j'étais seulement libre de subir des choix techniques, les nouvelles orientations.

Moi mon plaisir c'est de faire fonctionner mon PC facilement, de ne pas réapprendre son interface, de me l'apprivoiser, d'en faire un outil simple et fiable. Je suis une Michu et je ne me soignerai pas.

Si Ubuntu était vendu, il aurait perdu des clients et Ubuntu Mint aurait gagné de l'argent, je ne dis pas des gros mots, si c'était en vente ça serait vrai. Mais les membres aiment pas, c'est tabou, il écrivent Microsoft avec un dollar dedans car pour eux c'est l'empire de l'argent salement gagné, sauf que sur le nouveau PC de mon épouse, c'est Windows 7, c'est même pas pourri, j'aurai bien aimé que ça le soit, mais elle trouve que c'est pas mal et moi je peux pas lui dire le contraire. On aime bien se conforter dans l'idée que le rugby c'est mieux que le foot, on se goure, ça ne se compare pas. Heureusement Windows 8 n'est pas aussi aimé (les ventes de PC le disent), donc j'ai raison, le rugby c'est mieux que le foot. Je me goure mais ça me fait du bien.

La bonne nouvelle de la semaine, c'est que le généreux milliardaire aux animaux variés, annonce le retour de Gnome 3.6 pour sa prochaine version d'Ubuntu.

Sinon pour moi, c'était comme du temps de l'an 2000, j'attendais que le bug soit passé.

toto.

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Billet invité : Traduire 2 par Cyrille BORNE Dimanche 24 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Où l'on avait le choix entre deux billets n'étant pas d'un naturel radin quand les autres ont écrit j'ai mis les deux.

Le travail de la traduction. Traduire, c'est trahir et je dirais même : vouloir trahir. Je m'explique, d'abord, il y a la « barrière de la langue ». Elle est perméable, bien sûr, mais elle est réelle. Pour nous, Français, quand on parle de verre, on pense assez vite à eau ou vin ; quand on parle de tasse, on pense à café, thé. (Je simplifie, hein). Mais un Turc qui a l'habitude de boire treize cafés par jour dans un verre, il pense à quoi quand il lit (ou écrit) verre ? Un mot aussi simple que « mug » n'a toujours pas été traduit en français, on a adopté le mot anglais. La barrière de la langue, donc : il faut faire des choix qui ne sont pas tout à fait adéquats. Ensuite, il y a la barrière de l'autre. L'auteur. On va considérer qu'on a affaire à un bon auteur, c'est à dire à quelqu'un qui se méfie des mots, qui les utilise avec la plus extrême prudence et dans un sens toujours voulu (ou en tout cas, conscient). Écrit comme ça, ça a l'air évident, mais la plupart des auteurs, des gens, se contentent des « phrases toutes faites », de la mécanique de la langue, celle qui est huilée par l'usage, l'habitude. Rien de plus facile que d'acquérir des tics de langage, le langage lui-même est un tic de langage qu'on formalise. Voilà pourquoi un bon auteur est forcément subversif : il déconstruit l'usage. Il se pose la question de chaque mot. Chaque tournure de phrase. Chaque construction de paragraphe. Le boulot du traducteur, c'est de rendre ça. De rencontrer cet autre, de le sentir, de devenir intime avec lui (pour mieux le trahir). Tous les gens qui écrivent un peu le savent : au bout d'un moment, les mots semblent suivre leur propre logique, et non celle qu'on aurait choisie. Chaque mot en appelle un autre, chaque image en dicte une autre. En fait, c'est pas les mots – signes inanimés – qui ont une logique, mais le rapport qui naît dans la cervelle de l'auteur à cause d'un mot. Tout le monde sait ce que c'est qu'un chien. Mais pour chacun, le « chien » est différent, il évoque des circonstances différentes. Il y en a même pour qui ça évoque une « chienne ». Qui, vous en conviendrez, a d'autres sens que « chien ». Et, en anglais, par exemple, ça se complique (ou se simplifie) puisque dog est aussi bien masculin que féminin. (Ouais, mais chez eux, il y a « bitch », me direz-vous. Certes… et on le traduit par « chienne »). Quand on traduit, c'est ça qu'on essaie de saisir, le rapport aux mots, à la langue, de l'auteur. À quel degré, il est : est-ce qu'il est ironique, sincère, au premier degré, au trentième ? Quelle langue utilise-t-il ? Celle des éduqués, celle des racailles, un mélange ? En fait, on peut voir la chose ainsi : l'auteur raconte une histoire au traducteur et le traducteur va la raconter à d'autres. Dit comme ça, on comprend mieux que le récit du traducteur ne sera jamais celui de l'auteur. Le traducteur, aussi, a sa logique, sa « sensibilité ». Il peut essayer de reproduire le travail de l'auteur (ou s'il est très con, se prendre pour l'auteur) mais il produit forcément autre chose. Il n'y a pas de traducteur transparent. Un traducteur qui disparaît devant l'auteur.

Dans le tout petit monde de l'édition, il existe une croyance très naïve mais très profonde selon laquelle il y aurait un « style français », un truc dont l'élégance fleurie et la tenue ne peuvent qu'éblouir ces aveugles dont les royaumes s'étendent là-bas au-delà de nos frontières, pour ne pas dire au-delà du périf. En vertu de quoi, on a souvent mitonné les auteurs étrangers à cette sauce. Exemple très célèbre : Kafka. Voilà quelqu'un qui a mis un soin extrême – oui, extrême – à écrire des textes très serrés, très denses, sans ligne de dialogue, etc. Quand Alexandre Vialatte le traduit, on se retrouve avec un texte très « aéré », avec plein de dialogues, de mises à la ligne… Rien à voir avec le « pavé » initial. Et je ne vous parle même pas du style, pour la bonne raison que je ne lis pas l'allemand, mais d'après des sources mieux autorisées, là aussi, il s'est lâché, Alexandre. C'est qu'il voulait le rendre plus « lisible », l'obscur Praguois. Mais je suis aussi infiniment reconnaissant à Vialatte ; Et heureusement, depuis, il y a eu d'autres traductions. Vous me direz, c'est un vieil exemple qui date du milieu du siècle précédent. Et je vous réponds que l'an dernier, on m'a demandé de changer toute la ponctuation d'un bouquin parce qu'elle était trop… américaine.

Généralement, je commence par lire le livre. D'une façon rapide et prudente à la fois. Je prends connaissance. En fait, je repère quelques difficultés et si elles sont systématiques (des tournures ou un langage spécifiques à l'auteur), je cherche à saisir le rythme (le plus important), à comprendre comment je pourrais l'adopter (on va voir que c'est impossible). Se mettre au service d'un texte n'est pas évident. Personne n'a envie de renoncer à soi. Lors de cette lecture et des premiers moments de traduction, je tâtonne … On a tous un rythme différent, certains aiment les phrases courtes, d'autres les longues, pareil pour les paragraphes ; certains aiment les adjectifs et d'autres pas. Bien sûr, c'est là que servent la technique, le « métier », mais au bout du compte et si le livre est intéressant, je ne peux pas tenir un rythme très différent du mien sur des centaines de pages. C'est physiquement et mentalement impossible. Là aussi je fais un choix (plus ou moins conscient), celui d'adapter le rythme de l'auteur au mien. D'autant que le français et l'anglais ont aussi des rythmes différents : le français compte sur les substantifs, l'anglais sur les verbes (et les postpositions). Donc, comme je sais que je dois me glisser dans ce texte et que ce texte doit glisser à travers moi, j'y vais prudemment. Je tente des trucs, certains fonctionnent, d'autres pas. C'est très fugace, je sens ce qui peut rester et ce que je dois changer. En général, il me faut au moins 60 à 70 pages pour me sentir à l'aise. Ou plutôt, dans un rythme. Le premier jet terminé, vient la relecture. D'abord, corriger ce qui est évident : orthographe, grammaire, constructions lourdes ou bancales. Puis, ce qui l'est moins : le rythme, encore. Et là, je ne pense plus tout du tout au texte original. Mon texte est devenu la seule référence. Il faut qu'il fonctionne. Ensuite, si j'ai le temps (donc, pour ainsi dire jamais), je refais une dernière passe en me référant au texte original pour vérifier que je n'ai pas trop « dérivé ».

Un bon traducteur, c'est celui qui sait qu'il va trahir l'auteur. Pour la simple raison qu'il va faire des choix. Il n'a pas le choix. Il doit les faire. Il n'est pas l'auteur et ce n'est pas la même langue. Il va donc imposer son écriture et s'il est très bon et si l'auteur original est encore meilleur, alors on sentira à la lecture quelque chose, comme un parfum, un truc insaisissable qui est d'ailleurs. Un truc en plus. Un truc qui aura aussi échappé au traducteur parce que – rappelez-vous – les mots semblent obéir à leur propre logique et parce que le flot de l'auteur parvient à se glisser à travers les barrières.

Je pourrais aussi vous parler des cas, les plus fréquents, où on (je) traduit(s) des mauvais romans. Disons que là, le travail s'apparente à du secrétariat, parce qu'il faut, au contraire, toujours rechercher les phrases toutes faites, les formules passe-partout, les trucs les plus lisses sur lesquels les cerveaux de ces demeurés à qui on vend les bouquins ne buteront pas. C'est du moins ce que pensent beaucoup d'éditeurs et c'est ça, aussi, la qualité française. Mais j'ai déjà été très – trop – long.

Il y a quand même une question qui me trotte depuis très longtemps : Quid des « langages » informatiques ? De ces fameuses lignes de code ? Est-ce qu'elles se traduisent avec la netteté de l'informatique ou bien est-ce que là aussi faut « bidouiller » ?

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Remplacer une dalle de PC portable cassée ça se fait par Cyrille BORNE Samedi 23 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Il s'agit d'une manipulation que je n'avais jamais réalisée pour la simple et bonne raison que ni moi ni un proche n'avait réussi cette performance que vous pouvez voir à la capture ci-dessous. Un collègue pense que c'est dans la voiture et que le portable était mal fermé, vous pouvez voir en haut de l'écran les traces noires significatives montrant que la dalle est cassée. Comprenez qu'à plus de 100 € la dalle ce n'est pas le genre de manipulation qu'on va réaliser tous les matins notamment sur un portable dépassé de deux ans à 400 € mais comme ce n'est pas moi qui paye, l'occasion était bonne. C'est d'ailleurs sympa d'avoir un lycée avec plein de choses en informatique qui gravitent autour, c'est une vraie façon d'apprendre, de se perfectionner, sans tomber dans l'expectative qu'un collègue fasse une ânerie, même si parfois ça fait râler parce que c'est rarement au bon moment, on n'est pas mécontent d'avoir des choses un peu originales à réparer ou mettre en place. J'ai dû mettre une petite vingtaine de minutes, la dalle a été achetée par l'entremise de cdiscount chez un des marchands du site. Les difficultés rencontrées :

  • j'ai les doigts boudinés, ou disons je n'ai pas les doigts d'un enfant de quatre ans, les vis sont minuscules et parfois très mal placées, derrière des parties plastiques
  • la nappe pour connecter l'écran au PC n'est pas formidablement pratique, on ne peut pas réellement dire qu'elle se clipse mais plutôt qu'elle se pose, on vous conseille de retirer la batterie de l'ordinateur pour ma part je l'ai laissée pour être bien sûr que l'écran s'allume.
  • quand on a retiré les 4 vis principales derrière les caches, il faut faire sortir le cache en plastique pour accéder à la dalle qui est derrière. Sans dire que j'ai tout arraché, j'ai pas mal de petites parties plastiques qui ont cassé à l'intérieur, j'ai pourtant essayé d'être le plus délicat possible. J'ai attaqué au tournevis plat à plusieurs endroits en démarrant du vers le bas jusqu'aux crochets qui tiennent à la partie rotative.



Ma fille me faisait une remarque intéressante que j'ai eu du mal à comprendre, elle pensait sur le coup que comme l'écran était brisé les fichiers qui étaient à l'intérieur l'étaient aussi. Il a fallu que je lui réexplique pour la cinquantième fois que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'écran que cela ne fonctionne pas, pour preuve le serveur de la maison.

Cep m'écrivait que ce genre de manipulation variait de 250 à 450 € selon le professionnel, une fois de plus savoir se débrouiller en informatique ça a quand même du sens pour le porte monnaie.

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Une histoire d'apprentissage ou le théorème d'Arnold et Willy : faut de tout pour faire un monde par Cyrille BORNE Vendredi 22 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Je lisais avec un grand intérêt l'article de Frédéric, Les distributions GNU/Linux « qui se méritent », est-ce un mal ? où il a repris des morceaux complets de ce que j'avais écrit dans le forum Terre des Tux. Je suis d'ailleurs pris à mon propre piège, comme je l'indiquais dans un précédent billet j'ai perdu certaines habitudes de forum, dont écrire en public hors cadre du blog. C'est vrai que je n'avais pas fait attention et je me suis lancé dans une jolie tirade bornienne sur Arch Linux entre autre, du vrai troll de compétition.

Précisons tout de même un peu le fond de ma pensée, je ne voudrais pas en rester là avec mes amis les archers prétentieux.

  • Chacun est libre de faire ce qu'il veut, si les gens sont contents avec Arch je suis content qu'ils soient contents.
  • Je pense que Arch ne met pas d'installateur graphique pour faire le tri dans les utilisateurs, une façon de mériter Arch, une forme de premier pallier. Si ce n'était pas le cas il faudrait que des codeurs leur explique comment faire
  • Comme on a pu le voir la multiplication des distributions et des bureaux c'est certainement ce qui sauvera le logiciel Libre même si la démarche du crabe ou du deux pas en avant trois pas en arrière ne facilite pas la percée.

Le billet de Frédéric est incomplet car alors qu'il me cite largement il ne parle pas de moi. Moi j'ai 38 ans en juillet, je suis prof de maths, j'ai deux enfants, une femme, un travail prenant, des élèves encore plus prenant, un lycée dont je gère l'informatique, des projets plein la tête, j'aime tuer des monstres sous Windows quand j'en ai le temps. Moi, je n'ai plus le temps de m'amuser avec mon OS, je préfère mieux faire des cours surtout que l'an prochain j'enseigne la physique chimie et que cela fait 8 ans que je ne l'ai pas fait, des documents, de la vulgarisation, des annuaires libres qui ne sont pas vraiment des annuaires des billets de 2 kilomètres. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi Debian, pour avoir la paix pendant deux ans, pour me concentrer sur le reste, l'utilisation en l’occurrence. Il était fait référence dans le billet de Frédéric et dans les commentaires qu'il fallait impérativement avoir une formation "approfondie" pour prévoir les coups durs, un peu le mythe du niveau d'utilisateur minimum qu'il faut avoir si l'on veut utiliser Linux. C'est un fait, ce niveau je l'ai, je le possède, et je n'ai pas besoin d'installer Arch pour l'avoir, Debian a aussi son lot de problème, je pense les avoir tous rencontrés. Pour ma part la faille dans le raisonnement de Frédéric c'est qu'il faut à mon sens ne pas confondre savoir régler les problèmes qui se présentent, régler les problèmes que l'on se crée. La nuance est une fois de plus de partie pris, mais je peux vous donner un exemple, acheter un ordinateur tout nouveau avec des composants de la mort et dire je veux Debian dessus ça fait partie des problèmes que l'on se crée, utiliser une rolling release créera certainement plus de problèmes que d'utiliser une distribution stabilisée pendant deux ans.

Il n'y a donc absolument rien de péjoratif, et j'irai au delà, je peux parfaitement comprendre que des gens aient envie d'avoir les paquets les plus à jour, pousser la customisation à son maximum, comprendre comment fonctionne Linux brique par brique, et j'invite les gens dont c'est le bonheur, la passion, à s'y investir à corps perdu, je leur souhaite des bugs à résoudre tous les matins. Mais comme précisé plus haut, je ne suis pas cet homme là, je fais d'autres choses avec mon ordinateur et nous pouvons aujourd'hui nous féliciter que Linux offre tout un panel de distributions pour que chacun puisse y trouver son compte, de celui qui veut découvrir Linux avec Mageia / Ubuntu, celui qui veut une distribution pointue et difficile avec Arch, celui qui veut un système qui lui laisse le temps de respirer parce qu'il a déjà tant à faire.

Vous comprendrez dès lors que de ne pas inscrire Arch dans mon fameux annuaire n'est pas un pied de nez à ces Linuxiens, une mesquinerie, mais bien le prolongement de mon raisonnement. L'annuaire libre qui se voudra être un point d'entrée pour les débutants ne va pas embarquer une distribution qui nécessite d'avoir ce fameux niveau de compétence. La grande majorité des lecteurs de mon blog qui sont des Linuxiens aguerris, n'ont pas besoin de cet annuaire, n'ont pas besoin de mon blog pour trouver l'information.

Mais comme je vous l'écrivais il faut de tout pour faire un monde, il faut de tout pour faire notre monde :

un professeurs un peu trolleur, beaucoup vulgarisateur qui chaque jour dans son métier essaie de trouver des astuces pour la compréhension de ces jeunes en difficulté et qui sur le net prolonge l'exercice sur Linux et le logiciel libre.

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Billet invité : M. Michu ou M. Micheton ? par Cyrille BORNE Jeudi 21 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Article proposé par Paul Benita qui n'y connait toujours rien mais qui envoie quand même ses documents par mail en odt, c'est une bonne base

à propos des ceusses qui n'y connaissent rien et qui pourraient v'nir du côté de chez Libre…

Je crois que chaque cas est particulier mais qu'il y a peut-être des tendances communes. Donc, pour savoir de quoi on cause, je me présente : Je m'appelle ainsi, je traduis des romans anglophones pour de l'argent et je suis prof d'art martial bénévole (les deux activités depuis à peu près trente ans). Deux métiers (si, si), donc, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour le reste. Pour traduire, j'ai commencé à utiliser un ORDINATEUR – un truc qui à l'époque, j'en étais persuadé, n'existait que chez IBM et chez Kubrick – dans les années 90 (je crois), un MacIntosh pas bien gros, un parallélépipède où il fallait insérer des disquettes relativement souples. Je suis resté sur Mac longtemps, jusqu'en 2007, moment où Sam (merci, Sam), un-pote-qui-s'y-connaît, m'a parlé de Linux (et de Torvalds, de Stallman, etc.) et du fait qu'on pouvait assembler son propre ordi soi-même. Deux trucs qui m'ont stupéfié. Si, si, stupéfié. J'avais beau utiliser un ordinateur depuis 15 ans, je ne le savais pas. Bon, l'ordi, c'est Sam qui l'a monté sous mes yeux et je l'utilise en ce moment-même avec Ubuntu (pas taper). Je ne connais absolument rien à l'informatique. Et je suis assez lent à la détente, comme vous pouvez le constater.

Je n'ai pas saisi tout de suite l'importance politique, philosophique, éthique, économique et même esthétique du libre. Lent à la détente, je vous dis. En fait, c'est venu par un biais assez bizarre. Je m'explique : en arrivant sur Ubuntu, j'ai voulu retrouver les « effets » Mac, le côté bling-bling, comme on dit. En fouinant un peu, j'y suis arrivé assez facilement jusqu'à la version 11.04, début pourtant de la grande période bling-bling (mais pas seulement) d'Ubuntu (aparté : en fait, je crois être la cible parfaite de Mr. Shuttleworth dont j'ai l'impression qu'il se rêve en Dr. UJobs). Donc, là, c'était moins simple de customiser et, du coup, en fouinant de plus en plus, je suis tombé de plus en plus souvent sur des blogs comme celui-ci. Tout ceci prouve que j'ai longtemps continué à me comporter avec linux de la même manière qu'avec mac (je laisse tomber les majuscules). En client. En micheton. J'avais pas compris que linux, c'était pas une « fille des rues ». Ou plutôt, j'avais pas compris que je n'étais pas client d'une pute. Le problème, c'était pas linux ; le problème, c'était moi.

Je suis donc un de ces Michu (un mec à problèmes) dont vous les blogueurs – les gusses qui savent – parlent souvent. Vous essayez de vous mettre à notre place pour comprendre ce qui freine le déferlement du libre sur notre bas monde. Parce que vous aimeriez bien qu'on comprenne ce que vous avez compris, qu'on se « libère », qu'on arrête de se laisser avoir par le système. Je parle bien d'un système d'exploitation des hommes, pas des machines (quoique… il semble bien que bientôt l'un sera l'autre). Pendant toutes ces années, je crois avoir posé une seule fois une question sur un forum. J'ai toujours trouvé une réponse à mon problème du moment. Je précise ce point pour faire comprendre un truc que je crois essentiel : la plupart du temps, les Michu, y s'écrasent, y s'contentent de lire et y z'essaient de faire c'qu'y a écrit sur l'écran. Y donnent pas leur avis et, dans mon cas, y « z'oublient » même de dire merci ou de filer la pièce. Y z'osent pas. En tout cas, moi, j'osais pas… jusqu'à ce que le monsieur de ce blog fasse deux appels pour le prix de zéro : aux dons et à la participation. J'ai répondu aux deux. J'étais mûr.

Je voulais en venir à ça : je m'adresse surtout à vous, les blogueurs, car vous êtes un certain nombre à vous entrelire. Donc, parmi vous, y'a ceux qui croient qu'il faut nous (les Michu) faciliter la vie et ceux qui croient que si on (les Michu) veut, on peut. J'ai envie de vous répondre, les deux, mes commandants. Pour parler comme vous, un installateur graphique (y'a des gens qui ne savent pas ce que c'est), c'est pratique et rassurant. Mais, c'est sûr que savoir le faire en ligne de commande, ça doit procurer (soyons prude) une satisfaction qui m'est (encore ?) inconnue. Faut pas oublier que certains d'entre nous (les Michu) gagnent leur pain et leurs jeux avec leur ordi. On n'est pas très chaud pour tenter des expériences qui pourraient – croyons-nous– l'envoyer au cimetière des computers. Fred Bezies (je le lis aussi) dit qu'il faut un jour ou l'autre mettre les mains dans le cambouis. C'est délicat ça, comme affirmation. Dans mon métier, le deuxième, celui de prof d'art martial, je vois des tas de gens qui ne « comprennent » pas leur corps, qui ne savent pas l'utiliser, qui ne se doutent même pas de ses capacités. Difficile de leur dire : faudrait étudier la médecine pour comprendre un peu votre anatomie. D'autant que j'ai aussi eu des médecins qui savaient pas foutre un pied devant l'autre. Mais, je suis bien d'accord, dans l'idéal, faudrait toucher à la plomberie, à la mécanique, à l'électricité, à la menuiserie, à la médecine, à l'informatique… faudrait lire, regarder des films, écouter de la zique, élever les gosses, faire la bouffe, le ménage… faudrait prendre le temps de donner et celui de recevoir. Y'en a peut-être qui y arrive. Pas moi.

Un micheton, j'vous dis.

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selfoss ou l'histoire d'un chauvinisme et d'un mauvais esprit totalement assumés par Cyrille BORNE Jeudi 21 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Voici ce qu'on peut désormais voir sur l'application selfoss qui propose depuis peu la prise en charge des fichiers opml et c'est d'ailleurs peu surprenant, on voit apparaitre l'invitation aux utilisateurs de Google Reader, ce qui prouve qu'on ne s'y est pas trompé, il était réellement temps de faire de la publicité pour les agrégateurs libres.

201303selfoss.png

Quand on commence à regarder selfoss, on se dit qu'on a là certainement un killer et il y a quelques explications qui sont simples dont le fait que l'individu qui a codé, n'est autre que le codeur de RSSLounge, qui était jusqu'à l'an dernier le logiciel de référence pour les libristes. Interface propre et remaniée qui est très loin du billet que j'avais fait quant à la présentation du logiciel en octobre 2012, le logiciel accepte non seulement les flux RSS mais aussi les comptes twitter, les comptes deviant art et plein d'autres choses qui en feront certainement d'ici quelques mois le ténor des logiciels RSS écrasant la concurrence. Je pense que l'interface s'adapte à la taille de l'écran et par le fait qu'elle doit être optimisée pour les portables et pour les tablettes.

Je ne soutiendrai pas selfoss, je n'en ferai pas plus de pubs, car je suis rancunier, chauvin et je fonctionne à l'affectif, comme tout gars de base qui voue un culte au journal de Jean-Pierre Pernaut, le plus grand journaliste de France

La petite rancune est issue de RSSLounge le logiciel laissé à l'abandon. Le développeur ne dit rien, laisse moisir le projet, aucune annonce, aucune réponse dans son forum personnel puis plouf on redémarre sur autre chose. Comprenez que j'estime que chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ses projets, j'ai moi même arrêté le planet educalibre mais j'ai communiqué là dessus, c'est ce que j'estime la base de la courtoisie. Pour ma part le monsieur porte désormais l'étiquette "louche", et j'aurai désormais toujours un regard méfiant en me rappelant sa façon de faire, de la même façon que je serais utilisateur des services Google, je serais méfiant. Ensuite vient le côté chauvin, Leed et Kriss Feed sont des projets français, c'est beaucoup plus facile pour moi de faire des remontées d'anomalies, d'être une anomalie moi même, l'ambiance qui règne dans les github respectifs est bon enfant on voit même apparaitre tontof dans les "issues" de chez idleman, on y trouve une ambiance saine, de la franche camaraderie, des gars sympas.

Il est important de comprendre que le logiciel libre ce n'est pas qu'une histoire de code, de performances, mais bien une histoire d'hommes, de rencontres, j'aurai presque envie de dire qu'en fait le logiciel n'est qu'un prétexte au partage. N'ayez donc pas honte et faites comme moi, valorisez le travail de nos concitoyens pourvu qu'ils soient sympas, même si leurs logiciels ne savent pas lire votre flux RSS ou plantent à tout va.

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Billet invité : Traduire 1 par Cyrille BORNE Mercredi 20 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Où l'on découvre que Paul Bénita est traducteur et quand on voit son travail il poutrerait des monstres en cachette ça m'étonnerait qu'à moitié

Cyrille m'a dit être intéressé par un billet sur mon « travail de traducteur ».

Je me demande si ce qui l'intéresse c'est le travail de traducteur ou le travail de la traduction. Du coup, j'ai fait deux billets. A Cyrille de choisir lequel il veut publier. (Oui, je me marre).

Je ne parle ici que de la traduction « littéraire », pas de l'interprétariat, ni de la traduction technique, commerciale ou juridique, domaines que je ne connais pas. Si j'ai mis littéraire entre guillemets, c'est que la chose est vaste, très vaste : de L'Epopée de Gilgamesh (premier récit de fiction dont on a actuellement la trace et traduit de l'akkadien) aux romans « roses » (une de mes spécialités), de Spinoza à Comment réussir sa vie en dix leçons et dix minutes. Le marché du roman mésopotamien étant assez restreint, on comprend que ceux qui traduisent ces textes ne font pas que ça. Ils sont souvent chercheurs, historiens, etc. En fait, il y a relativement peu de traducteurs à plein temps. Beaucoup ont une autre activité (professeurs, écrivains ou autre).

Ceux qui font ce boulot à plein temps sont, pour la plupart et selon mon expérience, la plèbe du métier : pour vivre, ils prennent tout ce qu'on leur offre. Le travail de traducteur, c'est le côté social. Le boulot. C'qu'on met après  « profession : » dans les formulaires. J'ai toujours eu un peu de mal à me confondre avec mon métier. Je ne dis pas : « Je suis traducteur » mais : « je traduis des romans… le plus souvent mauvais ». Je ne suis pas ce que je fais. J'ai pas envie de l'être. Traduire, ça consiste pour moi à passer des jours et des nuits devant un ordinateur, à taper, lire et corriger, dans une solitude que j'apprécie et qui m'accable aussi. Mais, je vous rassure, y'a des collègues qui ont des pages Facebook « pro » et qui « socialisent ». Les conditions économiques étant ce qu'elles sont, je travaille (et je pense que c'est pareil pour tous les autres traducteurs « littéraires ») de plus en plus en « flux tendu », comme on dit. Les délais sont de plus en plus courts et le salaire aussi. Une des conséquences déplorables de l'informatique : nous sommes payés au feuillet (à la page) de 1500 signes. Donc, avant, à l'époque des machines à écrire, on calibrait notre feuillet et on se faisait payer le nombre de pages rendues. Maintenant, le plus souvent, on rend un bouquin et l'éditeur divise le nombre de signes par 1500. Résultat : notre « salaire » a baissé d'environ 30 %. Parce qu'un feuillet de 1500 signes n'en contient jamais autant (y'a des blancs, des dialogues, des mises à la ligne, à la page, etc.), mais les éditeurs d'avant n'étaient pas plus bêtes que ceux de maintenant et ils savaient que pour arriver à 1500 signes, on en tripotait au moins le double avec les relectures, les corrections, le fignolage. Maintenant, refrain connu, il est surtout question de rentabilité. Et taper sur le budget traduction, c'est ce qu'il y a de plus facile.

Les traducteurs sont forcément dans l'isolement, z'ont pas de syndicat, vont pas faire la grève tout seul dans leur coin. Cette somme qu'on touche en rendant nos manuscrits est considérée comme une avance, car on a aussi droit à 1 % sur les ventes, à partir du moment où celles-ci ont permis à l'éditeur de se rembourser cette avance (c'est clair ?). Selon la législation, on est considérés comme des auteurs-artistes. Rien à voir avec le régime des intermittents du spectacle. Nous sommes des travailleurs indépendants. Conséquences : on ne gagne que ce qu'on gagne, pas de congés payés, pas de chômage, pas de congés maladies ou alors au bout de 45 jours, je crois… (ça m'est jamais arrivé de rester 45 jours sans bosser). On peut aussi – c'est très, très, rare – toucher le jackpot et traduire Harry Potter, Da Vinci Code ou Millenium. A la fin des années 80, j'étais payé 93 francs la page. Aujourd'hui, chez le même éditeur : 14 euros. Qui a parlé d'inflation ? Le flux tendu, ça veut dire que la plupart des éditeurs ont remplacé la « littérature » par des « coups ». Ils font des coups. Du moins, ils essaient. Faut dire qu'ils souffrent, pour la plupart, d'un crétinisme consternant. Suffit qu'un bouquin sur la déco des synagogues zouloues hantées par des vampires à lunettes se vende à 17 millions d'exemplaires, pour qu'ils en sortent des dizaines de copies qui, bien sûr, retournent assez vite à l'état de pâte à papier (je l'espère) ou leur équivalent numérique (ça existe ?). Pour nous, les traducteurs, ça signifie des délais très raccourcis, indécents et grotesques. C'est sûr que, du coup, la qualité s'en ressent. Il m'est arrivé (de plus en plus souvent ces dernières années) de devoir traduire des bouquins de 400 pages en quatre ou cinq semaines. « Normalement », c'est 3 fois plus. Au moins. Heureusement, y'a vingt-quatre heures dans une journée. On peut faire les trois huit.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

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