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Remplacer une dalle de PC portable cassée ça se fait par Cyrille BORNE Samedi 23 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Il s'agit d'une manipulation que je n'avais jamais réalisée pour la simple et bonne raison que ni moi ni un proche n'avait réussi cette performance que vous pouvez voir à la capture ci-dessous. Un collègue pense que c'est dans la voiture et que le portable était mal fermé, vous pouvez voir en haut de l'écran les traces noires significatives montrant que la dalle est cassée. Comprenez qu'à plus de 100 € la dalle ce n'est pas le genre de manipulation qu'on va réaliser tous les matins notamment sur un portable dépassé de deux ans à 400 € mais comme ce n'est pas moi qui paye, l'occasion était bonne. C'est d'ailleurs sympa d'avoir un lycée avec plein de choses en informatique qui gravitent autour, c'est une vraie façon d'apprendre, de se perfectionner, sans tomber dans l'expectative qu'un collègue fasse une ânerie, même si parfois ça fait râler parce que c'est rarement au bon moment, on n'est pas mécontent d'avoir des choses un peu originales à réparer ou mettre en place. J'ai dû mettre une petite vingtaine de minutes, la dalle a été achetée par l'entremise de cdiscount chez un des marchands du site. Les difficultés rencontrées :

  • j'ai les doigts boudinés, ou disons je n'ai pas les doigts d'un enfant de quatre ans, les vis sont minuscules et parfois très mal placées, derrière des parties plastiques
  • la nappe pour connecter l'écran au PC n'est pas formidablement pratique, on ne peut pas réellement dire qu'elle se clipse mais plutôt qu'elle se pose, on vous conseille de retirer la batterie de l'ordinateur pour ma part je l'ai laissée pour être bien sûr que l'écran s'allume.
  • quand on a retiré les 4 vis principales derrière les caches, il faut faire sortir le cache en plastique pour accéder à la dalle qui est derrière. Sans dire que j'ai tout arraché, j'ai pas mal de petites parties plastiques qui ont cassé à l'intérieur, j'ai pourtant essayé d'être le plus délicat possible. J'ai attaqué au tournevis plat à plusieurs endroits en démarrant du vers le bas jusqu'aux crochets qui tiennent à la partie rotative.



Ma fille me faisait une remarque intéressante que j'ai eu du mal à comprendre, elle pensait sur le coup que comme l'écran était brisé les fichiers qui étaient à l'intérieur l'étaient aussi. Il a fallu que je lui réexplique pour la cinquantième fois que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'écran que cela ne fonctionne pas, pour preuve le serveur de la maison.

Cep m'écrivait que ce genre de manipulation variait de 250 à 450 € selon le professionnel, une fois de plus savoir se débrouiller en informatique ça a quand même du sens pour le porte monnaie.

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Une histoire d'apprentissage ou le théorème d'Arnold et Willy : faut de tout pour faire un monde par Cyrille BORNE Vendredi 22 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Je lisais avec un grand intérêt l'article de Frédéric, Les distributions GNU/Linux « qui se méritent », est-ce un mal ? où il a repris des morceaux complets de ce que j'avais écrit dans le forum Terre des Tux. Je suis d'ailleurs pris à mon propre piège, comme je l'indiquais dans un précédent billet j'ai perdu certaines habitudes de forum, dont écrire en public hors cadre du blog. C'est vrai que je n'avais pas fait attention et je me suis lancé dans une jolie tirade bornienne sur Arch Linux entre autre, du vrai troll de compétition.

Précisons tout de même un peu le fond de ma pensée, je ne voudrais pas en rester là avec mes amis les archers prétentieux.

  • Chacun est libre de faire ce qu'il veut, si les gens sont contents avec Arch je suis content qu'ils soient contents.
  • Je pense que Arch ne met pas d'installateur graphique pour faire le tri dans les utilisateurs, une façon de mériter Arch, une forme de premier pallier. Si ce n'était pas le cas il faudrait que des codeurs leur explique comment faire
  • Comme on a pu le voir la multiplication des distributions et des bureaux c'est certainement ce qui sauvera le logiciel Libre même si la démarche du crabe ou du deux pas en avant trois pas en arrière ne facilite pas la percée.

Le billet de Frédéric est incomplet car alors qu'il me cite largement il ne parle pas de moi. Moi j'ai 38 ans en juillet, je suis prof de maths, j'ai deux enfants, une femme, un travail prenant, des élèves encore plus prenant, un lycée dont je gère l'informatique, des projets plein la tête, j'aime tuer des monstres sous Windows quand j'en ai le temps. Moi, je n'ai plus le temps de m'amuser avec mon OS, je préfère mieux faire des cours surtout que l'an prochain j'enseigne la physique chimie et que cela fait 8 ans que je ne l'ai pas fait, des documents, de la vulgarisation, des annuaires libres qui ne sont pas vraiment des annuaires des billets de 2 kilomètres. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi Debian, pour avoir la paix pendant deux ans, pour me concentrer sur le reste, l'utilisation en l’occurrence. Il était fait référence dans le billet de Frédéric et dans les commentaires qu'il fallait impérativement avoir une formation "approfondie" pour prévoir les coups durs, un peu le mythe du niveau d'utilisateur minimum qu'il faut avoir si l'on veut utiliser Linux. C'est un fait, ce niveau je l'ai, je le possède, et je n'ai pas besoin d'installer Arch pour l'avoir, Debian a aussi son lot de problème, je pense les avoir tous rencontrés. Pour ma part la faille dans le raisonnement de Frédéric c'est qu'il faut à mon sens ne pas confondre savoir régler les problèmes qui se présentent, régler les problèmes que l'on se crée. La nuance est une fois de plus de partie pris, mais je peux vous donner un exemple, acheter un ordinateur tout nouveau avec des composants de la mort et dire je veux Debian dessus ça fait partie des problèmes que l'on se crée, utiliser une rolling release créera certainement plus de problèmes que d'utiliser une distribution stabilisée pendant deux ans.

Il n'y a donc absolument rien de péjoratif, et j'irai au delà, je peux parfaitement comprendre que des gens aient envie d'avoir les paquets les plus à jour, pousser la customisation à son maximum, comprendre comment fonctionne Linux brique par brique, et j'invite les gens dont c'est le bonheur, la passion, à s'y investir à corps perdu, je leur souhaite des bugs à résoudre tous les matins. Mais comme précisé plus haut, je ne suis pas cet homme là, je fais d'autres choses avec mon ordinateur et nous pouvons aujourd'hui nous féliciter que Linux offre tout un panel de distributions pour que chacun puisse y trouver son compte, de celui qui veut découvrir Linux avec Mageia / Ubuntu, celui qui veut une distribution pointue et difficile avec Arch, celui qui veut un système qui lui laisse le temps de respirer parce qu'il a déjà tant à faire.

Vous comprendrez dès lors que de ne pas inscrire Arch dans mon fameux annuaire n'est pas un pied de nez à ces Linuxiens, une mesquinerie, mais bien le prolongement de mon raisonnement. L'annuaire libre qui se voudra être un point d'entrée pour les débutants ne va pas embarquer une distribution qui nécessite d'avoir ce fameux niveau de compétence. La grande majorité des lecteurs de mon blog qui sont des Linuxiens aguerris, n'ont pas besoin de cet annuaire, n'ont pas besoin de mon blog pour trouver l'information.

Mais comme je vous l'écrivais il faut de tout pour faire un monde, il faut de tout pour faire notre monde :

un professeurs un peu trolleur, beaucoup vulgarisateur qui chaque jour dans son métier essaie de trouver des astuces pour la compréhension de ces jeunes en difficulté et qui sur le net prolonge l'exercice sur Linux et le logiciel libre.

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Billet invité : M. Michu ou M. Micheton ? par Cyrille BORNE Jeudi 21 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Article proposé par Paul Benita qui n'y connait toujours rien mais qui envoie quand même ses documents par mail en odt, c'est une bonne base

à propos des ceusses qui n'y connaissent rien et qui pourraient v'nir du côté de chez Libre…

Je crois que chaque cas est particulier mais qu'il y a peut-être des tendances communes. Donc, pour savoir de quoi on cause, je me présente : Je m'appelle ainsi, je traduis des romans anglophones pour de l'argent et je suis prof d'art martial bénévole (les deux activités depuis à peu près trente ans). Deux métiers (si, si), donc, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour le reste. Pour traduire, j'ai commencé à utiliser un ORDINATEUR – un truc qui à l'époque, j'en étais persuadé, n'existait que chez IBM et chez Kubrick – dans les années 90 (je crois), un MacIntosh pas bien gros, un parallélépipède où il fallait insérer des disquettes relativement souples. Je suis resté sur Mac longtemps, jusqu'en 2007, moment où Sam (merci, Sam), un-pote-qui-s'y-connaît, m'a parlé de Linux (et de Torvalds, de Stallman, etc.) et du fait qu'on pouvait assembler son propre ordi soi-même. Deux trucs qui m'ont stupéfié. Si, si, stupéfié. J'avais beau utiliser un ordinateur depuis 15 ans, je ne le savais pas. Bon, l'ordi, c'est Sam qui l'a monté sous mes yeux et je l'utilise en ce moment-même avec Ubuntu (pas taper). Je ne connais absolument rien à l'informatique. Et je suis assez lent à la détente, comme vous pouvez le constater.

Je n'ai pas saisi tout de suite l'importance politique, philosophique, éthique, économique et même esthétique du libre. Lent à la détente, je vous dis. En fait, c'est venu par un biais assez bizarre. Je m'explique : en arrivant sur Ubuntu, j'ai voulu retrouver les « effets » Mac, le côté bling-bling, comme on dit. En fouinant un peu, j'y suis arrivé assez facilement jusqu'à la version 11.04, début pourtant de la grande période bling-bling (mais pas seulement) d'Ubuntu (aparté : en fait, je crois être la cible parfaite de Mr. Shuttleworth dont j'ai l'impression qu'il se rêve en Dr. UJobs). Donc, là, c'était moins simple de customiser et, du coup, en fouinant de plus en plus, je suis tombé de plus en plus souvent sur des blogs comme celui-ci. Tout ceci prouve que j'ai longtemps continué à me comporter avec linux de la même manière qu'avec mac (je laisse tomber les majuscules). En client. En micheton. J'avais pas compris que linux, c'était pas une « fille des rues ». Ou plutôt, j'avais pas compris que je n'étais pas client d'une pute. Le problème, c'était pas linux ; le problème, c'était moi.

Je suis donc un de ces Michu (un mec à problèmes) dont vous les blogueurs – les gusses qui savent – parlent souvent. Vous essayez de vous mettre à notre place pour comprendre ce qui freine le déferlement du libre sur notre bas monde. Parce que vous aimeriez bien qu'on comprenne ce que vous avez compris, qu'on se « libère », qu'on arrête de se laisser avoir par le système. Je parle bien d'un système d'exploitation des hommes, pas des machines (quoique… il semble bien que bientôt l'un sera l'autre). Pendant toutes ces années, je crois avoir posé une seule fois une question sur un forum. J'ai toujours trouvé une réponse à mon problème du moment. Je précise ce point pour faire comprendre un truc que je crois essentiel : la plupart du temps, les Michu, y s'écrasent, y s'contentent de lire et y z'essaient de faire c'qu'y a écrit sur l'écran. Y donnent pas leur avis et, dans mon cas, y « z'oublient » même de dire merci ou de filer la pièce. Y z'osent pas. En tout cas, moi, j'osais pas… jusqu'à ce que le monsieur de ce blog fasse deux appels pour le prix de zéro : aux dons et à la participation. J'ai répondu aux deux. J'étais mûr.

Je voulais en venir à ça : je m'adresse surtout à vous, les blogueurs, car vous êtes un certain nombre à vous entrelire. Donc, parmi vous, y'a ceux qui croient qu'il faut nous (les Michu) faciliter la vie et ceux qui croient que si on (les Michu) veut, on peut. J'ai envie de vous répondre, les deux, mes commandants. Pour parler comme vous, un installateur graphique (y'a des gens qui ne savent pas ce que c'est), c'est pratique et rassurant. Mais, c'est sûr que savoir le faire en ligne de commande, ça doit procurer (soyons prude) une satisfaction qui m'est (encore ?) inconnue. Faut pas oublier que certains d'entre nous (les Michu) gagnent leur pain et leurs jeux avec leur ordi. On n'est pas très chaud pour tenter des expériences qui pourraient – croyons-nous– l'envoyer au cimetière des computers. Fred Bezies (je le lis aussi) dit qu'il faut un jour ou l'autre mettre les mains dans le cambouis. C'est délicat ça, comme affirmation. Dans mon métier, le deuxième, celui de prof d'art martial, je vois des tas de gens qui ne « comprennent » pas leur corps, qui ne savent pas l'utiliser, qui ne se doutent même pas de ses capacités. Difficile de leur dire : faudrait étudier la médecine pour comprendre un peu votre anatomie. D'autant que j'ai aussi eu des médecins qui savaient pas foutre un pied devant l'autre. Mais, je suis bien d'accord, dans l'idéal, faudrait toucher à la plomberie, à la mécanique, à l'électricité, à la menuiserie, à la médecine, à l'informatique… faudrait lire, regarder des films, écouter de la zique, élever les gosses, faire la bouffe, le ménage… faudrait prendre le temps de donner et celui de recevoir. Y'en a peut-être qui y arrive. Pas moi.

Un micheton, j'vous dis.

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selfoss ou l'histoire d'un chauvinisme et d'un mauvais esprit totalement assumés par Cyrille BORNE Jeudi 21 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Voici ce qu'on peut désormais voir sur l'application selfoss qui propose depuis peu la prise en charge des fichiers opml et c'est d'ailleurs peu surprenant, on voit apparaitre l'invitation aux utilisateurs de Google Reader, ce qui prouve qu'on ne s'y est pas trompé, il était réellement temps de faire de la publicité pour les agrégateurs libres.

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Quand on commence à regarder selfoss, on se dit qu'on a là certainement un killer et il y a quelques explications qui sont simples dont le fait que l'individu qui a codé, n'est autre que le codeur de RSSLounge, qui était jusqu'à l'an dernier le logiciel de référence pour les libristes. Interface propre et remaniée qui est très loin du billet que j'avais fait quant à la présentation du logiciel en octobre 2012, le logiciel accepte non seulement les flux RSS mais aussi les comptes twitter, les comptes deviant art et plein d'autres choses qui en feront certainement d'ici quelques mois le ténor des logiciels RSS écrasant la concurrence. Je pense que l'interface s'adapte à la taille de l'écran et par le fait qu'elle doit être optimisée pour les portables et pour les tablettes.

Je ne soutiendrai pas selfoss, je n'en ferai pas plus de pubs, car je suis rancunier, chauvin et je fonctionne à l'affectif, comme tout gars de base qui voue un culte au journal de Jean-Pierre Pernaut, le plus grand journaliste de France

La petite rancune est issue de RSSLounge le logiciel laissé à l'abandon. Le développeur ne dit rien, laisse moisir le projet, aucune annonce, aucune réponse dans son forum personnel puis plouf on redémarre sur autre chose. Comprenez que j'estime que chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ses projets, j'ai moi même arrêté le planet educalibre mais j'ai communiqué là dessus, c'est ce que j'estime la base de la courtoisie. Pour ma part le monsieur porte désormais l'étiquette "louche", et j'aurai désormais toujours un regard méfiant en me rappelant sa façon de faire, de la même façon que je serais utilisateur des services Google, je serais méfiant. Ensuite vient le côté chauvin, Leed et Kriss Feed sont des projets français, c'est beaucoup plus facile pour moi de faire des remontées d'anomalies, d'être une anomalie moi même, l'ambiance qui règne dans les github respectifs est bon enfant on voit même apparaitre tontof dans les "issues" de chez idleman, on y trouve une ambiance saine, de la franche camaraderie, des gars sympas.

Il est important de comprendre que le logiciel libre ce n'est pas qu'une histoire de code, de performances, mais bien une histoire d'hommes, de rencontres, j'aurai presque envie de dire qu'en fait le logiciel n'est qu'un prétexte au partage. N'ayez donc pas honte et faites comme moi, valorisez le travail de nos concitoyens pourvu qu'ils soient sympas, même si leurs logiciels ne savent pas lire votre flux RSS ou plantent à tout va.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

Billet invité : Traduire 1 par Cyrille BORNE Mercredi 20 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Où l'on découvre que Paul Bénita est traducteur et quand on voit son travail il poutrerait des monstres en cachette ça m'étonnerait qu'à moitié

Cyrille m'a dit être intéressé par un billet sur mon « travail de traducteur ».

Je me demande si ce qui l'intéresse c'est le travail de traducteur ou le travail de la traduction. Du coup, j'ai fait deux billets. A Cyrille de choisir lequel il veut publier. (Oui, je me marre).

Je ne parle ici que de la traduction « littéraire », pas de l'interprétariat, ni de la traduction technique, commerciale ou juridique, domaines que je ne connais pas. Si j'ai mis littéraire entre guillemets, c'est que la chose est vaste, très vaste : de L'Epopée de Gilgamesh (premier récit de fiction dont on a actuellement la trace et traduit de l'akkadien) aux romans « roses » (une de mes spécialités), de Spinoza à Comment réussir sa vie en dix leçons et dix minutes. Le marché du roman mésopotamien étant assez restreint, on comprend que ceux qui traduisent ces textes ne font pas que ça. Ils sont souvent chercheurs, historiens, etc. En fait, il y a relativement peu de traducteurs à plein temps. Beaucoup ont une autre activité (professeurs, écrivains ou autre).

Ceux qui font ce boulot à plein temps sont, pour la plupart et selon mon expérience, la plèbe du métier : pour vivre, ils prennent tout ce qu'on leur offre. Le travail de traducteur, c'est le côté social. Le boulot. C'qu'on met après  « profession : » dans les formulaires. J'ai toujours eu un peu de mal à me confondre avec mon métier. Je ne dis pas : « Je suis traducteur » mais : « je traduis des romans… le plus souvent mauvais ». Je ne suis pas ce que je fais. J'ai pas envie de l'être. Traduire, ça consiste pour moi à passer des jours et des nuits devant un ordinateur, à taper, lire et corriger, dans une solitude que j'apprécie et qui m'accable aussi. Mais, je vous rassure, y'a des collègues qui ont des pages Facebook « pro » et qui « socialisent ». Les conditions économiques étant ce qu'elles sont, je travaille (et je pense que c'est pareil pour tous les autres traducteurs « littéraires ») de plus en plus en « flux tendu », comme on dit. Les délais sont de plus en plus courts et le salaire aussi. Une des conséquences déplorables de l'informatique : nous sommes payés au feuillet (à la page) de 1500 signes. Donc, avant, à l'époque des machines à écrire, on calibrait notre feuillet et on se faisait payer le nombre de pages rendues. Maintenant, le plus souvent, on rend un bouquin et l'éditeur divise le nombre de signes par 1500. Résultat : notre « salaire » a baissé d'environ 30 %. Parce qu'un feuillet de 1500 signes n'en contient jamais autant (y'a des blancs, des dialogues, des mises à la ligne, à la page, etc.), mais les éditeurs d'avant n'étaient pas plus bêtes que ceux de maintenant et ils savaient que pour arriver à 1500 signes, on en tripotait au moins le double avec les relectures, les corrections, le fignolage. Maintenant, refrain connu, il est surtout question de rentabilité. Et taper sur le budget traduction, c'est ce qu'il y a de plus facile.

Les traducteurs sont forcément dans l'isolement, z'ont pas de syndicat, vont pas faire la grève tout seul dans leur coin. Cette somme qu'on touche en rendant nos manuscrits est considérée comme une avance, car on a aussi droit à 1 % sur les ventes, à partir du moment où celles-ci ont permis à l'éditeur de se rembourser cette avance (c'est clair ?). Selon la législation, on est considérés comme des auteurs-artistes. Rien à voir avec le régime des intermittents du spectacle. Nous sommes des travailleurs indépendants. Conséquences : on ne gagne que ce qu'on gagne, pas de congés payés, pas de chômage, pas de congés maladies ou alors au bout de 45 jours, je crois… (ça m'est jamais arrivé de rester 45 jours sans bosser). On peut aussi – c'est très, très, rare – toucher le jackpot et traduire Harry Potter, Da Vinci Code ou Millenium. A la fin des années 80, j'étais payé 93 francs la page. Aujourd'hui, chez le même éditeur : 14 euros. Qui a parlé d'inflation ? Le flux tendu, ça veut dire que la plupart des éditeurs ont remplacé la « littérature » par des « coups ». Ils font des coups. Du moins, ils essaient. Faut dire qu'ils souffrent, pour la plupart, d'un crétinisme consternant. Suffit qu'un bouquin sur la déco des synagogues zouloues hantées par des vampires à lunettes se vende à 17 millions d'exemplaires, pour qu'ils en sortent des dizaines de copies qui, bien sûr, retournent assez vite à l'état de pâte à papier (je l'espère) ou leur équivalent numérique (ça existe ?). Pour nous, les traducteurs, ça signifie des délais très raccourcis, indécents et grotesques. C'est sûr que, du coup, la qualité s'en ressent. Il m'est arrivé (de plus en plus souvent ces dernières années) de devoir traduire des bouquins de 400 pages en quatre ou cinq semaines. « Normalement », c'est 3 fois plus. Au moins. Heureusement, y'a vingt-quatre heures dans une journée. On peut faire les trois huit.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

Fermeture de Google Reader et suppression des bloqueurs de pub dans le play d'Android, un peu plus loin par Cyrille BORNE Mercredi 20 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'imagine que vous êtes globalement tous gavés comme des oies par la fermeture de Google Reader, mais il s'agit d'un cas d'école assez extraordinaire ainsi que la suppression des bloqueurs de pub dans le play d'Android. J'avais évoqué dans le précédent billet la disparition certaine du calendrier et de Gmail, on m'a rétorqué que du fait que des entreprises l'utilisent ça parait difficilement crédible. Et pourtant quand on voit au moment où j'écris ces lignes que la pétition visant à conserver Google Reader a déjà réuni plus de 100.000 signatures en une journée, on peut se dire que Google devait avoir conscience de la levée de bouclier à venir, une levée qui plus est de blogueurs, de journalistes, de professionnels de l'informatique, le genre de gars qui va parfois toucher des dizaines de milliers de personnes par jour, le genre de gars à qui il ne faut pas supprimer l'un de ses jouets préféré. On peut supposer donc que Google s'en tamponne complètement du bad buzz et qu'il poursuit sa stratégie qui vise à ramener les gens vers son réseau social Google+. Le mail, cet objet dépassé remplacé par facebook pourrait bonnement disparaitre, pour ma part c'est même crédible, tout comme le calendrier ou alors une intégration dans Google+.

En 2009 j'avais écrit l'article Car le dictateur sait ce qui est bon pour toi où j'évoquais dans le Cantal l'arrivée miraculeuse d'un mail professionnel accompagné de Zimbra dans le CNEAP c'est à dire une partie de l'enseignement privé agricole. J'avais expliqué à mes collègues de l'époque, qu'il était nécessaire d'avoir un mail professionnel plutôt que d'utiliser le mail de la famille ou du mari, on m'avait regardé étrangement, c'est dire que la culture d'entreprise et la logique qui va avec dans l'éducation, ce n'est pas toujours au point. Avec du recul, je m'étonne d'avoir attendu jusqu'en 2009 et que je ne me suis pas préoccupé avant de faire un mail pour tout le monde, j'étais surement trop le nez dans le guidon entre les préparations de cours, les salles informatiques sous Linux et ce genre de joyeusetés mais si j'avais dû le faire ça aurait été sans l'ombre d'une hésitation une adresse Gmail. Nombreux sont d'ailleurs les responsables informatiques qui n'ont pas attendu, 2009 c'est quand même tard, et je connais de nombreux établissements qui fonctionnent avec Gmail et tous les outils qui vont avec. Imaginez la catastrophe pour qui a construit toute son organisation informatique autour de Google. La moralité de l'histoire c'est qu'il est nécessaire pour les entreprises d'avoir des services totalement indépendants de ceux qu'on offre au grand public, faire le choix de solutions libres. Cela va même au delà de ça, dans le cadre pédagogique, nombreux sont les utilisateurs de "services" chez les documentalistes notamment qui sont les plus éveillés aux techniques web. Quasiment sans exception ils utilisent des services propriétaires, les conseillent. Il n'y a pas de mauvaise foi dans leur démarche, juste un manque d'information et de réflexion, je pense que si personne ne leur explique clairement les limites du modèle propriétaire, ils continueront de passer de services en service sans réaliser qu'ils ne construisent rien.

Nous avons donc d'une part la problématique de services propriétaires qui ne durent pas, assez simple à expliquer, et dans lesquels on n'est pas acteur où l'on se contente de subir, d'autre part et c'est ce qui est le plus délicat de montrer, c'est qu'en informatique libre, n'importe qui peut participer. Enfin il est nécessaire de montrer que lorsque les grosses boites sont aux commandes, les choses sont différentes. On a toujours regardé Microsoft comme l'empire du mal mais de mémoire Microsoft ne s'est jamais autorisé à ne pas faire fonctionner sur son OS un logiciel concurrent. En même temps il n'en a pas eu l'occasion, nous sommes passés de l'ère du "je télécharge n'importe où" à celui de "je suis secure et télécharge dans les markets officiels". C'est d'ailleurs là qu'on voit les préoccupations de Google, alors qu'on sait que de nombreuses applications présentes dans play sont des virus, Google se focalise sur les bloqueurs de pub, une façon à lui de régler un problème assez gênant et qui l'impacte directement avec ses publicités adsense. En supprimant ce type de logiciel, en en faisant sa priorité c'est considérer qu'ils sont hors la loi, qu'ils ne sont pas bien pour vous, Google vous impose donc plus ou moins une manière d'utiliser votre tablette ou votre smartphone, si vous pouvez toujours contourner le problème en téléchargeant sur des markets alternatifs, Google par "mesure de sécurité" interdira peut être les installations extérieures, pour votre bien. On parle souvent de la neutralité du net, ici il est question de neutralité du système d'exploitation, c'est un peu comme si votre voiture refusait de prendre certaines routes, ce n'est pas à la voiture de décider de ce qui est bien ou mal mais vous, mais bien vous même tant que vous êtes en conformité avec la loi qui ne doit pas être définie par des sociétés de services.

"L'affaire Google" aura eu le mérite de mettre en avant les bases du modèle propriétaire en espérant que nombreux sont ceux qui auront compris qu'il est peut être nécessaire de s'orienter vers d'autres solutions pour ne pas répéter indéfiniment les mêmes erreurs.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

Une alternative à Google Docs et plus : FengOffice par Cyrille BORNE Mardi 19 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'avais écrit quelques billets à l'époque de OpenGoo et j'avais écrit au passage à FengOffice qu'on sentait la bascule du côté obscur du logiciel propriétaire. Le logiciel est resté semble-t-il libre, la société s'en sort en vendant le service et des hébergements de FengOffice, une pratique qu'on connait comme Pierrick Le Gal avec Piwigo à qui j'offre le back link gratuit. L'installation est simple, ne nécessite pas d'avoir une bête de course comme avait pu l'évoquer Maniatux à propos de Zimbra et des alternatives à Google. D'un point de vue fonctionnalités c'est assez énorme, le logiciel propose

  • un groupware avec la gestion des personnes,
  • un gestionnaire de contacts,
  • un annuaire collaboratif,
  • un mail,
  • un gestionnaire de tâches,
  • un gestionnaire de bookmarks,

Je l'ai installé et fait une passe rapidement, c'est très simple d'utilisation et les ressemblances avec Google sont assez profondes ce qui ne sera pas pour déplaire puisque les interfaces Google sont des réussites. Pour avoir déjà en place avec ma fédération Agricole, Zimbra, je n'ai pas le besoin de cette outil très orienté "collectif". Si la situation avait été différente, à savoir qu'on nous aurait laissé nous débrouiller avec les moyens du bord, j'aurais associé au nom de domaine du Lycée FengOffice.

Avec de très bons lecteurs RSS (oh oui tontof qu'il est trop bien KrISS feed), un owncloud 5 qui semble être très prometteur, le logiciel libre peut offrir une véritable alternative crédible au logiciel propriétaire en général et à Google en particulier.

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Est ce qu'être un simple utilisateur de logiciels libres ça sert à quelque chose ? par Cyrille BORNE Mardi 19 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Il y avait une phrase de ce garçon énervé à l'époque, c'était Xbright de mémoire qui disait en gros qu'avoir un tas de personnes qui utilisait votre logiciel ça ne servait à rien s'il ne contribuait pas. En gros dans son référentiel, on avait les contributeurs et les autres. On peut d'ailleurs s'interroger sur la définition de la contribution, contribuer à un logiciel libre à mon sens c'est coder, remonter des bugs, documenter, faire sa publicité, le cas échéant donner de l'argent ou du matériel pour faciliter l'hébergement, dans le Framablog on pouvait voir une définition plus large qui commence par l'utilisation. Est ce qu'utiliser un logiciel libre fait de vous un contributeur, quelqu'un d'utile pour le logiciel ?

J'évoquais dernièrement mon passage à la musique libre, je dois dire que je suis surpris par la qualité, mais pas que, je suis surpris tout court, j'ai découvert le Diablo Swing Orchestra, un style musical assez difficile à décrire, Postblue a fait d'ailleurs un sujet dessus. Il y a dans la musique libre une originalité, une fraicheur, des groupes de toutes les origines, des styles musicaux variés et pas seulement électronique comme je le craignais. J'écoute, donc quelque part j'utilise, mais je ne reverse pas un centime, est ce que j'ai servi à quelque chose ? Au moment même où j'écris ces lignes, je sers bien sûr à quelque chose, puisque je vais faire monter la visibilité du groupe, c'est l'avantage d'avoir un peu de trafic et de franchir tous les jours la barre des 2800 visiteurs, j'ai donc contribué à faire connaitre leur travail. Mais si l'on va plus loin et qu'on quitte le cadre du blogueur influent (il est tard au moment où j'écris ces lignes) pour se focaliser sur la petite fourmi qui se sera contentée de son clic anonyme sur Jamendo, aura-t-elle été utile ?

Il y a quelques années j'aurai répondu de façon certaine, à l'instar d'un Xbright énervé que sans participation, il n'y a pas de contribution. Le pouvoir aujourd'hui c'est le trafic, le pouvoir du chiffre, du nombre. Imaginons que demain je franchisse la barre des 50.000 lecteurs anonymes pour la plupart, mes paroles auront un autre sens qu'actuellement, des paroles qui si je le désire pourraient alors se transformer en espèces sonnantes et trébuchantes, ou plus drôle, en épine dans le pied de gens dont je désapprouve l'action. Imaginez qu'un album soit téléchargé des millions de fois sur Jamendo, n'y a-t-il pas alors la possibilité de monnayer ce nombre de téléchargement, d'expliquer qu'on est écouté, se faire alors repérer par une maison de disques ?

Moralité : plus il y aura d'utilisateurs de logiciels libres, de culture libre, plus ceux-ci auront du poids à condition bien sûr de trouver les bonnes personnes pour les mettre dans la balance.

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La minute mégalo en une image par Cyrille BORNE Lundi 18 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

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Kriss Feed, une alternative à Leed quand tout est cassé, github première impression non philosophique par Cyrille BORNE Lundi 18 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'ai fait le choix pour faire les remontées d'anomalies de Leed de faire les mises à jour de façon systématique désormais dans la branche git. Il ne s'agit pas d'une critique mais d'une logique, je me positionne dans la branche la plus instable du logiciel ce qui nécessairement va poser des problèmes. En gros je fais le testeur, l'essuyeur de plâtre, le fracasseur de logiciels, comme d'habitude. Il s'agit d'un problème tout de même pour moi puisque j'ai besoin d'un agrégateur qui fonctionne pour réaliser ma veille, au moment où j'écris ces lignes Leed est tout cassé. Idleman vient de basculer son projet sur github, une plateforme que je n'avais jamais utilisée jusqu'à maintenant et sur laquelle je viens de m'inscrire, vous pouvez désormais voir apparaitre mes premières remontées de bugs. Un confort tout de même pour le développeur dont je pourris la boite mail de messages non formatés avec parfois juste une capture d'écran. De ma première impression non philosophique sur Github car je n'ai pas encore pris le temps de comprendre, lire les implications, c'est un outil pour celui qui veut participer réellement au top. Facilité d'utilisation, un bug tracker, je peux trouver simplement des projets, il n'y a rien à dire, je pense qu'il faut y voir une sorte de réseau social pour les développeurs, c'est moins glamour que Meetic mais quand même. Le framablog a d'ailleurs écrit un article sur la génération Github et on peut lire dans les commentaires qu'il s'agit d'une plateforme qui n'est pas libre, c'est bien pour cela que je mentionne qu'il s'agit d'une première impression, qu'elle n'a rien de philosophique. Pour ma part en tant qu’utilisateur c'est un très bon outil, je serais toutefois intéressé de connaître les motivations des développeurs de logiciels libres qui mettent leur code sur une plateforme propriétaire. Suivant actuellement seulement deux projets, celui de Idleman et Kriss Feed dont il sera question plus loin, des développeurs pour le moins occupés depuis l'annonce de la fermeture de Google Reader, je ne pense pas qu'ils trouvent le temps de me répondre, mais si quelqu'un qui maîtrise le sujet passe par là je suis preneur.

Donc mon leed est complètement désintégré, pas réellement envie de revenir vers des solutions en dur comme Liferea, voici l'étonnant Kriss Feed de tontof. A l'instar de logiciels comme Shaarli ou les autoblogs de Sébastien Sauvage, il s'agit de logiciels ne comportant pas de base mysql et minimalistes. on télécharge un fichier index.php, on l'envoie sur le serveur, on saisit son mot de passe et son identifiant, on importe un flux opml et c'est fini. Un résultat assez bluffant de rapidité, très complet, les liens morts sont signalés en rouge ce qui m'a permis de faire un peu de tri, c'est impressionnant. D'ailleurs il à noter que la fonctionnalité de signalement des liens à problème ou morts vient de me dépanner, je viens de me rendre compte que j'avais un souci sur le flux RSS du lycée, comme quoi le copier coller depuis un traitement de texte dans Wordpress n'est pas toujours au point, c'est donc en plus un outil pour vérifier son propre flux.

Souvenez vous, il n'y a pas si longtemps c'était la crise des lecteurs de RSS en ligne, désormais nous bénéficions de deux outils intéressants, différents dans leur approche, et francophones. Tout va donc pour le mieux dans le monde des libristes mon cher Pangloss.

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Conversion d'une table de partitions MsDos en table Gpt par cepcasa Lundi 18 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

La table de partitions de type Msdos / Mbr est aujourd'hui la plus répandue sur les pc. Pour autant, avec l'arrivée en standard, donc incontournable, des bios de type UEFI, le modèle de tables de partitions de type Gpt deviendra le modèle courant car il fait partie des spécifications de l'Uefi et cela est une bonne chose car, contrairement aux partitions de type Msdos, on n'est plus limité par le nombre de partitions primaires et, obligé pour contourner cela, d'utiliser des partitions logiques.

Dans une table Gpt toutes les partitions sont donc primaires. L'autre grand avantage de cela c'est que la construction des tables est plus simple, plus claire et plus solide. En effet, sur une table Msdos, du fait de la limitation des partitions primaires et de l'emploi de partitions logiques, on ne pouvait créer que trois partitions primaires et une partition étendue qui à son tour, et pour simplifier l'explication, portait l'emplacement de la première partition logique, laquelle première logique mentionnait l'emplacement de la partition logique suivante et ainsi de suite. De ce fait, si par accident on perdait l'une des logiques, on perdait aussi l'emplacement des suivantes et, même si des utilitaires de récupération de partitions comme Gpart ou Testdisk par exemple permettent de récupérer ses emplacements, cela n'est jamais garanti et beaucoup plus difficile pour les logiques que pour les primaires.

Avec les tables Gpt cela sera plus simple à priori de par la construction des tables, les tableaux, et la présence en fin de disque d'une sauvegarde de l'entête et d'une table des partitions.

J'aurai l'occasion ultérieurement de disséquer en profondeur une table Gpt pour en montrer le fonctionnement et sa construction, les emplacements des tableaux, descripteurs et sauvegardes. Pour le moment le but de cet article est de préciser qu'il n'est pas nécessaire d'attendre d'avoir besoin de configurer un nouveau disque, d'acheter un nouveau Pc équipé d'un bios Uefi, ni d'installer un nouveau système pour bénéficier de ces progrès, même si une table Gpt convertie depuis une table Msdos n'offre pas toutes les caractéristiques d'une table Gpt d'origine elle permet tout de même de s'affranchir des anciennes limitations et offre aussi plus de sécurité.

Pour convertir une table on utilisera l'outil dédié à ce type de tables, à savoir Gdisk, en faisant tout de même attention à son utilisation car ce programme est très puissant mais son utilisation n'est pas intuitive et certains utilitaires et certaines commandes prêtent à confusion. À noter aussi certaines fonctionnalités de récupération de Gdisk bien performantes que j'aurai l'occasion de présenter plus tard. Il est bon de savoir aussi que le programme classique fdisk fourni avec util-linux ne reconnaît pas et donc ne liste pas les tables Gpt et il faut pour cela installer la dernière version de Gnu-fdisk.

Vous trouverez donc en pièce jointe et au format Pdf dans la partie Documentation du site la procédure suivie pour convertir une table Msdos en table Gpt avec, chaque fois que possible, l'explication de toutes les commandes. Malgré sa présentation austère et non conviviale cette procédure peut être suivie par un utilisateur de niveau intermédiaire à condition d'être attentif et, surtout, de faire auparavant toutes les sauvegardes nécessaires et d'être capable, si nécessaire, de trouver des parades si son système ne peut plus démarrer.

Une dernière précision, l'installateur de Debian Wheezy gère maintenant l'installation sur un pc de type Uefi et si ce mode de bios est détecté il installera automatiquement le système avec une table Gpt.

Pièce jointe : conversion_table_msdos_vers_gpt.pdf

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Billet invité : De l'eau dans Google Ou comment un mec qui n'y connaît rien voit ça par Cyrille BORNE Dimanche 17 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Cet article m'a été soumis par Paul Benita qui s'est présenté par mail de la façon suivante : Je m'appelle Paul Benita et j'aime beaucoup c'que vous faites. En réponse à un de vos billets, j'ai envie de vous en proposer un. Je me présente : je connais rien à l'informatique, donc je suis sur Ubuntu.

C'est idiot, je sais, mais je vais tenter une analogie. Quand on ne s'en mêle pas, l'eau coule vers le bas par le chemin le plus facile, ce qui ne l'empêche pas de s'infiltrer partout ou presque. Elle envahit. L'eau est un tyran, un tyran absolu : sans elle, pas de vie. Sans la vie, pas de vie non plus et ceci n'est pas qu'une tautologie ; la vie, aussi, est un tyran très absolu. On oublie que l'eau est un tyran et on la voit plutôt comme un bienfait et même comme un bien, dans les deux sens du mot ; on pense aussi généralement qu'il est normal qu'elle soit gratuite. Ce que certains, les distributeurs d'eau, ne trouvent pas normal. L'eau n'est plus gratuite depuis un bout de temps et elle devient de moins en moins libre. L'air l'est encore, gratuit, mais certains ont déjà réussi à en vendre des bouts. Des bouts d'air pas bons. Retenez ça : « bon/pas bon », on verra pourquoi plus tard. Dans tout ce qui précède, facile est le mot important : Quand c'est facile, on peut se glisser partout. C'est ce que tente de faire, par exemple, Google. Google nous facilite internet. Pour rester dans la métaphore, Google, c'est la gravité, la pesanteur. Google, c'est du lourd.

Le business-model – c'est à dire une autre métaphore – est quasi-infaillible, c'est le seul qui a connu un succès constant pour nous, les êtres vivants : celui de la vie. Les échanges économiques seraient à l'image de la vie elle-même. Et gare à ceux qui ne s'adaptent pas. C'est ce qu'on gobe depuis quelques siècles : le libre-échange. Qui est libre surtout pour certains. Quant à l'échange, il me semble qu'il y en a qui échangent plus que d'autres, de la même manière qu'on dit qu'il y en a qui sont plus égaux que d'autres. C'est aussi cette notion d'échange libre qui anime les… libristes.

M'sieu Google, quand il était jeune et qu'il voulait pas être evil, a sûrement eu une grande idée ; le moteur de recherche, c'était génial puisque ça marche si bien et que tout le monde, ou presque, l'utilise. Comme ça a dû être bandant pour deux gosses de se dire que leur truc est utilisé par à peu près tous les êtres pensants sur cette planète. Ça doit filer des idées de grandeur. Et pas qu'à eux. Le truc avec les idées de grandeur, c'est qu'elles dépassent souvent ceux qui les nourrissent. On y reviendra.

Donc, Google permet de tout faire sans trop se poser de questions, sans se prendre le chou. Et maintenant qu'il est si tentant, parce que si facile, de nous prolonger nous-mêmes, d'être plus grands que nous-mêmes, en nous étalant sur cette toile qui recouvre le monde entier, tout ce qui nous permet cette obscénité apparaît comme un bienfait. J'ouvre le robinet, l'eau coule, je peux boire, me laver, stocker, gaspiller… Il suffit d'ouvrir le robinet. On oublie à quel point c'est facile d'ouvrir un robinet, on oublie les types qui ont creusé les canalisations, soudé les tuyaux et on oublie leurs patrons, les patrons de leurs patrons, les actionnaires, tout ça. Une journaliste allemande (Courrier International n° 1166, désolé, je sais pas faire les liens) affirme que Google est la boîte qui gagne le plus d'argent avec le piratage. J'ignore si c'est vrai mais, vrai ou pas, ça semble logique : tout ce qui accroît le débit, accroît du même coup la puissance de Google. Aussi subversives que soient les initiatives (et pas sûr que le piratage le soit), elles n'arrivent pas à se glisser ailleurs que dans les gros tuyaux. C'est marrant et c'est aussi la limite de ma métaphore parce que Google, je crois, n'a pas installé les tuyaux, Google a juste trouvé le moyen de mieux les utiliser. Un moyen qui est devenu tellement facile grâce au moteur de recherche, grâce à la boite mail, grâce à tous les Gtrucs... (Y'en a même qui piquent une crise quand G leur en enlève un. Ils trouvent ça arbitraire. Comme si ça l'était pas avant.) Oui, c'est si facile qu'on n'a pas envie d'aller se casser la tête ailleurs. On n'a pas envie de se casser les mains et le dos à creuser pour trouver une autre source. Quand j'écris « on », je veux dire la plupart, le plus grand nombre. Pas tous.

En lisant, il y a quelques jours, (lien) l'article de Cyrille Borne sur les alternatives à Google, j'ai pensé : « Et merde, c'est pas facile tout ça, en plus j'y comprends rien, j'suis un noob. » (Je devine ce que signifie ce mot peut-être pompé à la même source que google). Et je suis à peu près sûr que je ne vais pas aller chercher ces « solutions ». Non, en fait, j'en sais rien.

Les idées de grandeur. Google n'a pas encore réussi à devenir aussi nécessaire que l'eau mais il aimerait bien. D'ailleurs, après le moteur de recherche, un truc qui se « contente » d'être installé sur des ordinateurs et des petits d'ordinateurs, voilà que G s'occupe, c'est le next step logique, de nos fonctions biologiques : les yeux (lunettes), le déplacement (voiture et chaussures). Bientôt le cerveau et le gros colon. Ça va un peu plus loin que ce patron de Coca-Cola qui prévoyait cette ère bénie où chaque être humain – chaque être humain – boirait au moins un Coca par jour. (Là encore, devrait y avoir un lien vers cette affirmation que je cite de très mauvaise mémoire).

La devise de Google, c'est « Don't be evil ». Un slogan de demeurés. Le genre de trucs auquel on croit adolescent (et encore) et qui, une fois adulte, glisse facilement vers le totalitarisme. Si t'es evil, t'es pas Google ; si t'es Google, t'es pas evil. Si t'es evil, t'es pas avec nous ; si t'es pas avec nous, t'es evil. Ils devaient déjà se douter que ça allait être difficile de rester good.

Mais c'est vrai, on a envie de croire que l'eau, c'est bon.

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OH MON DIEU !!! DOTCLEAR 2.5 S'INSTALLE AUTOMATIQUEMENT !!! par Cyrille BORNE Samedi 16 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Bien plus important que la fermeture de Google Reader, que le nouveau pape, Dotclear 2.5 qui vient de sortir toute à l'heure s'installe automatiquement. Alors que cela fait cinq ans que j'illustre à chaque mise jour l'échec du passage à la version supérieure de façon automatique, c'est une pure folie et je vous le montre en image. Je ne pensais pas vivre assez vieux pour voir une installation de dotclear sans accroc, je crois avoir désormais tout vu, désormais plus rien ne m'étonnera. Je n'ai bien sûr aucune idée des nouvelles fonctionnalités de mon blog, il n'y en a certainement aucune comme à chaque nouvelle version, peut être de nouvelles icônes, mais quelle importance me direz vous après cette prouesse extraordinaire.

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Pour une blogosphère libre plus forte ou le rôle du blogueur dans la chaîne du logiciel libre par Cyrille BORNE Samedi 16 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Attention il y a dans ce billet des propos calculatoires de blogueur mégalo qui peuvent choquer des gens trop sensibles, merci d'écarter les barbus de l'écran.

Je vous écris en ce vendredi soir pour le samedi matin, ça été un peu le lot de la semaine, l'écriture en différée, une course folle, c'est la saison des conseils de classe, des réunions, au moment où vous me lirez je serai aux portes ouvertes de mon établissement, si vous passez dans le coin de Clermont l'Hérault n'hésitez pas à me saluer on aura du café et des gâteaux. La semaine a été particulièrement riche d'un point de vue informatique, j'ai lancé mon annuaire et je me suis ramassé un énorme bide, dans le sens où j'ai été agressé de toute part, pour m'expliquer que c'était n'importe quoi. Comprenez que d'une part je m'en fous complètement car je sais où je veux aller et j'irai, c'est un peu ma force, et que d'autre part qu'on en parle en bien ou en mal, on en parle, j'ai cartonné aux stats un truc de malade. Tout le monde a joué le dans le cadre de ma blogosphère libriste. Laurent aka noireaude avec qui je partage désormais le forum terre des tux, Frédéric avec qui je partage le tacle depuis des années et qui prend de plus en plus le temps de relayer mes infos, Michel partenaire de toujours, Philippe à qui je dois un back link de moins qui veille toujours et les autres que j'oublie certainement. L'expérience Terre des Tux même si elle est un peu raide car elle me confronte à des habitudes que j'ai perdues depuis longtemps, participer à un forum où je ne connais pas tout le monde est particulièrement enrichissante, désormais j'ai pour nouveau voisin tnut qui développe la distribution NuTyX, devil505, Olivier qui a repris le développement d'OGMRip et moi mes remontées d'anomalies, Odysseus le réalisateur des bannières, les gentils membres de Frugalware, Arnaud mon collègue de maths, des lecteurs du blog qui ont franchi le pas. Ce n'est qu'un début, j'en suis persuadé, il y a ici un facteur attractif, une réunion de blogueurs, de développeurs, de gens que je qualifierai actifs, ce sera bientôt la place Linuxienne où il faudra être présent, the place to be.

Au delà de cet aspect informationnel, trollesque, qui devra être développé, bonifié et j'en passe, il y a des points qui me paraissent fondamentaux. Les administrateurs Gérinald et Tyrry sont neutres, ce qui est un positionnement assez intéressant, on n'a pas l'impression d'aller sur le forum de Cyrille BORNE ce gros pourri mais sur Terre des Tux. Le forum permet d'échanger sur des points de façon totalement différente, je ne connaissais pas Laurent de la Vache Libre et les échanges permettent de mieux se connaitre, de consolider les relations avec les autres, de former une équipe. La notion d'équipe c'est un énorme manque dans le libre francophone, j'ai l'impression qu'aucune institution n'a su fédérer les uns et les autres, là je pense qu'il y a moyen de faire.

201303victoirelibre05.jpg Frédéric Bezies et Xarkam s'entrainent en toute courtoisie

201303victoirelibre02.jpg Cyrille BORNE se met en position pour expliquer que l'annuaire c'est en fait un annuaire sans vraiment l'être

J'ai cité l'exemple plus haut de l'annuaire-libre, ma paroisse, prenons l'exemple de leed. Toute la blogosphère a commenté l'évènement avec des solutions assez moisies qui consistent à adopter un service propriétaire, l'équipe des blogueurs libres a commencé pour sa part à ouvrir le jeu avec mon billet, écrit à l'arrache avant de partir à l'école, l'attaque a été menée par Frédéric, Laurent, Michel, geekdefrance cette grosse faignasse qui a pondu une bonne synthèse sur l'outil qu'il m'a fait découvrir, et par Philippe (on est à deux) qui a pris malheureusement un carton rouge mais qui annonçait le but de la victoire dans les commentaires puisque le très sérieux Zdnet ouvrait les alternatives à greader par Leed. Il serait prétentieux de penser que ce but de la victoire qui fait qu'on a enfin parlé de Leed et non pas pour la énième fois de tt-rss ou gregarius, Il serait particulièrement prétentieux de penser que si Leed commence à émerger c'est grâce à nous, à l'insu de son plein gré, Sébastien Sauvage jouait dans la même équipe et fait la promotion de Leed et des outils d'idleman depuis un bon moment.

201303victoirelibre04.jpg L'équipe des blogueurs libres se prépare à placer Leed au fond des filets

Sans langue de bois, si tous les blogueurs libres se mettaient à un moment donné à matraquer la même info, un système de matraquage que maitrisent parfaitement les blogueurs professionnels, je suis persuadé qu'il y aurait moyen de mettre en avant le logiciel libre. Là je vois déjà les barbus commencer à s'énerver, crier à la manipulation, crier au détournement et pourtant. Philippe (trois partout) dans son article évoquait qu'il y avait certainement un positionnement pour le logiciel libre dans cette affaire de Google Reader et qu'on avait là une façon de récupérer quelques millions d'utilisateurs à travers le monde mais que faute de moyens, on passerait à côté. Philippe à raison, tout ceci manque singulièrement d'organisation, car chacun joue dans son coin, n'utilise pas les stratégies de l'adversaire, déjà en terme de communication. Et pourtant en voyant dans mon agrégateur, Leed, pour ceux qui ne l'auraient pas compris, voir apparaitre des articles sur Leed, de voir les blogueurs pointer les uns vers les autres, étoffer l'article du copain, une même équipe qui se tient droit comme un seul homme, j'ai tendance à penser qu'il y a quand même moyen de faire quelque chose.

Le véritable problème c'est que le blogueur fait peur. Le blogueur ce type narcissique qui écrit pour être lu, pour qui tous les moyens sont bons, et qui de toute évidence a un plan secret pour gagner de l'argent avec son blog, être le khalife à la place de Korben, on le sait c'est fondamentalement là le but du blogueur, parmi tous ses plans machiavéliques. Et si l'espace de quelques minutes on considérait les choses de façon différente, sans suspicion, et qu'on imaginait que le blogueur libre aussi barré soit-il puisse être ce fameux commercial, qu'il aurait cette capacité de vendre le travail de son ami développeur dans son intarissable soif d'écriture, cet être rare qu'il faut laisser coder en paix à l'abri de la médiatisation et des problèmes de promotion qui ne l'intéresse pas.

201303victoirelibre03.jpg Le blogueur à l'attente des commentaires.

Le blogueur s'inscrit en toute logique dans la chaîne de production du logiciel libre, il peut d'ailleurs être le lien entre le développeur et le "consommateur", cette fameuse personne qu'on espère devenir un jour un membre de l'équipe pour la victoire. Ne soyez donc pas surpris de voir régulièrement des back link vers les sites de mes camarades, des liens qui sont avant tout des liens d'amitié bien sûr mais aussi des liens calculatoires. Si je fais gonfler leur trafic, qu'ils font gonfler le mien, nous serons encore plus fort. Bien sûr on pourra s'arrêter à dire qu'il s'agit là d'une histoire d'égo, mais si nous sommes encore plus lus, c'est le logiciel libre qui sera encore plus mis en avant, ce fameux logiciel qui libère pas mal de chose, qui rapproche les individus, qui permet aux enfants de travailler gratuitement, je ne vous referai pas la vente, vous pouvez la trouver dans les plus de 1700 articles de ce blog et dans ceux de mes équipiers.

201303victoirelibre01.jpg Une bien belle victoire

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La sombre histoire de Jean-Kevin ou ce que nos enfants n'auront pas la chance de connaître : l'internet social par Cyrille BORNE Vendredi 15 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Jean-Kevin a enfin 14 ans, il consomme 200 litres de Biactol par an et décide enfin de se lancer, c'est un grand jour il aura son profil Facebook avant ce soir. Bien sûr au départ c'est un peu difficile alors il ajoute les gens qu'il connait, ses amis qu'il croise au collège Pierre et Marie Curie qu'il sait être les deux grands noms du poulet qui pique qui d'après Raouelette sa meilleure amie, seraient même à l'origine de KFC : Salut ça va, oui ça va et toi, moi ça va. Tu as fais quoi ce weekend, j'ai regardé la télé c'était trop bien y avait les chtis. Pas possible, que ta vie est extraordinaire. Du fait d'avoir épuisé tous les lieux communs et les banalités d'usage, Jean-Kevin a quelques angoisses mais les jeux, les sondages, les prédictions, les chaines de solidarité sont là pour égayer ses longues journées de labeur sur Facebook où désormais il des tas d'amis, même de pays étrangers qui lui font de curieuses propositions allant de photos un peu olé olé qu'interdirait certainement sa mère au mariage. Lâchant un peu son réseau social favori pour respirer devant la télévision, il découvre avec stupeur tout ce qui se passe sur la toile, enfin plus particulièrement sur Youtube. Jean-Kevin se déhanche donc comme un fou sur le GANGNAM STYLE mais seul dans sa chambre, c'est triste. Et puis c'est la révélation, le Harlem Shake. Enfin sortir de l'enfer de la solitude des réseaux sociaux pour organiser un grand projet artistique, son projet qui le socialisera pour de bon, un Harlem Shake dans la cours de son lycée filmé bien évidemment par l'intégralité de ses amis qui ont la chance d'avoir le dernier Samsung et pas un Iphone qui est devenu has been. Jean-Kevin se déhanche, prend les positions les plus osées et c'est le dérapage, il finit nu comme un ver au milieu de la cours d'école. Jean-Kevin aujourd'hui est à l'abri, loin des ordinateurs et de ce maudit Facebook au CER Pierre Perret.

Si Jean-Kevin avait connu les forum, rien de ceci ne serait arrivé. La problématique de Jean-Kevin et de ses amis, c'est qu'ils voient dans l'utilisation de Facebook une prolongation du moi sur internet, ce qui pose de nombreux problèmes.

  • La vie d'un individu est-elle passionnante au point de la suivre au quotidien, ses photos de vacances, ses activités dans la journée, quel véritable intérêt si ce n'est le voyeurisme ?
  • Qu'apprend on de plus sur internet qu'on ne peut pas apprendre au quotidien des individus qui nous entourent, notamment lorsqu'il s'agit d'élèves qui se fréquentent toute la journée ? N'ont ils pas le temps d'échanger en vrai et le cas échéant ne peuvent-ils se retrouver autour d'un café ? (ou d'une energy drink)
  • N'y a-t-il pas le besoin de se préserver, de s'isoler, d'éviter de vivre en quelques sortes avec les mêmes personnes 24 heures sur 24 puisque c'est ce qui est offert par les réseaux sociaux ?
  • Les amis de mes amis sont-ils réellement mes amis ? Le terme ami n'est-il pas utilisé à tort et travers, ne serait-il pas temps de lui redonner le véritable sens qu'il devrait avoir ?
  • Peut-on réellement partager quelque chose avec quelqu'un qui se contente de ne vous montrer que son nombril ?

J'ai écrit le billet quant à la constitution de l'annuaire libre et j'ai cité tout un tas de gens. Ces gens je les ai tous plus ou moins "rencontrés" par l'entremise des différents forum que j'ai fréquentés dans les 13 dernières années ou par l'entremise de mon blog ou de leur blog. En vrac plus ou moins :

  • des profs de maths qui m'ont aidé à préparer mon inspection, qui ont relu régulièrement mes cours, qui m'ont donné des cours
  • des gens qui m'ont dépanné toute ma vie en informatique, qui m'ont fait part de leurs conseils d'achats, de leur savoir, de leur temps, de leur expérience
  • des gens avec qui j'ai fait du business, j'ai équipé ma salle informatique avec un collègue de la Meuse, j'ai fait vendre des espaces internet, j'ai fait acheter du matériel à ces gens dans la plus grand confiance
  • ces gens qui m'ont fait partager leur culture, qui m'ont ouvert les yeux sur ma vision parfois si réductrice des choses,
  • ces gens qui se sont déplacés pour moi et qui sont allés me chercher des bouquins parce que je ne suis jamais à côté d'une librairie spécialisée
  • j'ai vu ces gens faire réparer des machines à laver en direct par l'entremise des forums,
  • bientôt il y en a qui va devoir me conseiller sur les prêts immobilier parce que l'achat de maison arrive et qu'en plus c'est son métier :-D
  • des gens qui m'ont donné du matériel, à qui j'ai donné du matériel,
  • des gens que je ne connaissais pas avec qui j'ai mangé, des gens qui m'ont proposé l'hébergement virtuel physique

J'ai vu ces gens par ce système aujourd'hui dépassé, faire du social, du social qu'on ferait de la même façon si c'était mes voisins et c'est ça qu'on vise à faire disparaitre sur le net. Car si mon exemple sur les aventures de Jean-Kevin est à la limite de la caricature, le dernier acte social que j'ai vu réalisé sur Facebook c'est ce garçon qui s'il avait 1 million de like sur son compte pourrait avoir des relations intimes avec sa copine. Je ne dénigre pas les réseaux sociaux, ils sont une alternative intéressante au mail dans le cadre familial, je m'explique. Plutôt que d'envoyer un mail à 150 personnes avec une photo, à éventuellement des gens qui n'ont pas envie de la voir, la démarche qui consiste à avoir une page propre et fréquentable par des intimes où l'on va montrer les photos de l'anniversaire, de la naissance de la petite dernière a du sens, pour le reste ...

Le réseau social c'est la mise en avant de soi et ça va finir par disparaitre ou se ramener à une utilisation plus raisonnable. Aujourd'hui tout le monde encore est à la recherche du quart d'heure de gloire mais cela ne peut pas durer, on continuera à suivre le twitter de Rihanna mais plus celui de Jean-Kevin parce qu'au final Jean-Kevin on s'en fout, c'est monsieur tout le monde. En outre quand le frigo tombe en panne, quand on cherche des conseils d'achats, on rejoint des communautés, le forum pour gérer une communauté c'est plutôt pas mal.

Ce billet je l'ai déjà écrit une dizaine de fois sous d'autres formes, l'histoire de Jean-Kevin me tenait toutefois à cœur, comme rendre hommage à ces indispensables virtuels dont j'ai croisé la route et sans qui je n'aurai certainement pas fait grand chose, sans qui ce blog n'existerait pas.

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On te l'avait bien dit version Libriste : Google Reader fermera ses portes le 1er juillet par Cyrille BORNE Jeudi 14 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

C'est l'apocalypse dans mon agrégateur ce matin, tous les gros blogueurs sont enragés : Google fermera le service Google Reader le premier juillet de cette année. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un agrégateur RSS, il s'agit d'une forme de boîte mail qui ramasse non pas les mails mais les annonces des sites que vous suivez dès qu'il y a une publication. C'est un outil indispensable pour les blogueurs qui font leur veille c'est à dire qui collectent de l'information pour pondre un billet derrière. Imaginez que je doive aller sur 200 sites plusieurs fois par jour, le gain de temps est considérable. Google Reader est un formidable outil, était en tout cas, des statistiques sur la publication, l'aspect multiplateforme, et c'était un outil très prisé par les blogueurs ce qui à mon sens est d'un point de vue stratégique une lourde erreur de Google. Si les blogueurs sont un peu malin ils vont réfléchir sur le long terme et se pencher sur des solutions libres, s'ils le sont moins ils orienteront des gens vers des solutions propriétaires. Dans un cas comme dans l'autre ils seront certainement plus réticents à faire l'apologie des services Google, aujourd'hui Google Reader, ça signifie que Gmail est nécessairement dans le collimateur, celui-ci sera avalé par le réseau social Google +. On a beau penser que la blogosphère est morte c'est encore elle qui influence et encore plus sur des sujets technologiques.

En début de semaine, j'avais écrit un billet en réponse à celui de Coreight qui a eu le nez creux en cherchant des alternatives à Google, j'en avais fait la version libérée. Comprenez que pour les libristes, l'annonce laisse indifférent, si on a poussé la démarche libre, un chemin que nous poussons plus ou moins loin selon les moyens, le temps et les compétences, Google Reader n'est plus qu'un souvenir et nous utilisons une solution libre et certainement plus durable, pour ma part c'est leed l'agrégateur d'idleman. Plus durable ne signifie pas éternelle, si idleman arrête son projet il ne sera toutefois pas coupé, pourra être utilisé, pourra être repris, la liberté ne protège pas de tout mais ça aide.

On peut donc saluer le géant Google pour ce formidable coup de pouce qu'il nous donne, pour ce rappel :

  • les solutions propriétaires qui plus est en ligne sont caduques
  • le logiciel libre est la solution, quand nous serons dans le doute nous nous rappellerons ce grand moment qui nous permettra de placer du souviens toi l'été dernier
  • il faut soutenir le logiciel libre chacun à hauteur de ses moyens, si l'on prend Leed, pour ma part je remonte des bugs, propose des fonctionnalités, en parle énormément.

Libérez vous ! Ce n'est que le commencement !



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Annuaire-libre.org version alpha par Cyrille BORNE Mercredi 13 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Voici ce que l'on peut lire sur annuaire-libre.org : L'annuaire Libre propose de façon non exhaustive des ressources Libres : logiciels libres pour Linux qui fonctionnent éventuellement sous Windows. Des ressources libres à exploiter dans vos documents. Des blogs pour s'informer sur l'actualité des Logiciels Libres. Des ressources pédagogiques d'individus distribuant librement leurs cours sur la toile. L'annuaire "s'oppose" au Framasoft qui vise à donner le plus grand nombre de logiciels possibles, ici des choix arbitraires sont faits, et souvent expliqués de façon à ce que les individus qui souhaiteraient mettre un pied dans l'univers Linux ou prolonger leur parcours ne soient pas noyés et dans la redondance et dans le nombre. Cet annuaire s'adresse aux curieux, aux Linuxiens débutants ou en devenir, aux Linuxiens experts qui voudraient proposer "une base" aux gens qu'ils veulent convaincre sans avoir à l'écrire.

Vous le savez je n'ai pas pour habitude de faire dans la dentelle et je pose des choix, je suis l'homme des choix, je passe mon temps à faire des choix que ce soit pour Linux ou dans ma vie. Je n'ai rien contre le Framasoft bien au contraire c'est une bonne source d'inspiration, mais quand je regarde l'annuaire aujourd'hui, que j'ouvre pour exemple les moteurs de blog et qu'il y a 12 moteurs de blog, pour moi c'est trop, on finit par s'embrouiller par ne plus rien comprendre, sans compter les incohérences. Dans les moteurs de blog on cite Gallina qui permet de faire un blog à partir d'un compte Gmail, est ce qu'avec la batterie de moteurs de blogs libres, il est nécessaire de proposer ce type de solution basée sur un service Google dont la dernière version date de 2007 ? Si vous allez faire un tour dans l'annuaire je propose trois moteurs de blog, Wordpress parce qu'il faudrait être masochiste pour passer à côté et que je l'utilise pour le site du lycée, Dotclear car je suis un utilisateur quotidien de Dotclear et qu'il propose une expérience plus réduite et francophone, enfin pluxml pour les gens qui veulent juste poser un "petit" blog sans fioritures, pluxml que j'utilise avec les élèves dans un cadre pédagogique, un blog vraiment très simple. Je connais bien évidemment la réponse à ma démarche, et vous voyez c'est ça la force bornienne, faire les questions et les réponses avant qu'elles ne soient posées. Il s'agit effectivement d'une démarche personnelle et en aucun collective de mon domaine de compétence, c'est du parti pris teinté de mauvaise foi qui ne laisse finalement pas l'embarras du choix à l'utilisateur puisqu'il s'agit de mes choix. Vous noterez que la non collectivité s'arrête à mon domaine de compétence, pour exemple Xavier professeur de mathématiques et ami de longue date a soumis Xcas que je n'utilise pas avec mes élèves mais que lui utilise de façon régulière, tout comme je sais que Alain utilise LyX pour la rédaction de ses documents en LaTeX. Pour moi, balancer des outils en pagaille dans un annuaire sans les avoir utilisés à un moment donné ou un autre, c'est une mauvaise chose, je suis toujours pour ma part en recherche permanente de cette fameuse expérience utilisateur. Je tolère donc l'expérience utilisateur des autres quand elle ne va pas dans le sens contraire de la mienne, comprenez que si vous passez par la soumission d'un site ou d'un logiciel, il n'est pas dit que j'accepte dit le dictator. L'annuaire en fait c'est un peu mon blog mais sous un autre angle d'attaque, puisqu'il n'y a pas ici le problème de la chronologie et de 1750 billets passés avec les éventuels retournement de veste, on a une liste, une opinion, un lien, bientôt une tentative de liens vers des documentations qui pourraient aider et c'est tout. Vous noterez de plus que je ne cite pas Mac qui n'existe pas pour moi, et que tous les logiciels doivent impérativement fonctionner sur Linux et qu’accessoirement ils peuvent fonctionner sur Windows si le hasard est bien fait mais ce n'est pas mon problème.

J'ai la chance d'avoir un Antistress posé sur mon épaule, c'est pratique un Antistress, un peu lourd parfois surtout sur l'épaule qui dès que je sors du droit chemin me panpan-cucute. Donc comme Antistress me piste sur internet, il a su que j'avais monté ce nouveau jouet et bien évidemment panpan-cucul puisque je n'invente rien étant donné qu'un grand annuaire francophone libre existe déjà et que j'aurai pu y participer moi qui vante les mérites des regroupements en tout bien tout honneur. Ma position sur l'annuaire poussiéreux a été déjà énoncée plus d'une fois, Framasoft multiplie les projets plutôt que de se concentrer sur son fond de commerce et ne fait pas le grand nettoyage qui s'impose. Il ne s'agit pas d'un simple fork à la Canonical qui duplique tous les projets existants, la plus-value de l'annuaire sera d'essayer de lister les ressources libres, images, musique, cours, par exemple et de donner aussi des sites de référence. Toujours dans la même démarche Je n'ai donc pas listé l'intégralité des blogueurs du planet-libre, enfin, la peau de chagrin de ceux qui bloguent encore, mais ceux qui m'ont appris quelque chose et qui arrivent à me surprendre encore. J'en ai fait de même avec les forums, en faisant encore certains choix, au point de créer des "minis polémiques", certains de mes camarades se reconnaitront. Difficile en effet d'envoyer des gens sur tel ou tel forum sans informer les gens quant à l'accueil ou à la compétence, combien de posts erronés dans le forum Ubuntu-fr par exemple de personnes pourtant de bonne volonté mais qui ne donnaient pas la bonne information ?

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Pour revenir à des considérations plus techniques, le moteur du site s'appuie sur Arfooo un logiciel libre pour lequel il y a quelques soucis peut être à se faire quant à la pérennité (un de plus) mais qui a le mérite de faire le job et de le faire bien. Pour exemple j'ai reçu un mail directement de l'annuaire pour m'informer que le forum de linux-mint était mort, il est en maintenance effectivement depuis quelques jours. Si effectivement je voyais que ça partait en sucette, j'envisagerai alors certainement une solution basée sur Wordpress et un plugin qui va bien. J'ouvre une parenthèse mais lorsqu'on compte le nombre de script de ce type existants et ceux qui sont morts ou à l'abandon alors qu'ils sont open-source vous savez ce qui rend les logiciels immortels jusqu'à leur mort, je commence à me dire que le nerf de la guerre c'est de coder tout soi-même, une réflexion qu'Arnaud me faisait pas plus tard qu'hier soir. J'ai noté dans mon titre que j'étais en version alpha, c'est plus que le cas, la version dégueulasse aurait été mieux adaptée en fait.

  • Phase actuelle Je suis actuellement en train de saisir le maximum de logiciels qui me viennent à l'esprit, ce n'est pas un très long travail d'écriture mais il faut le faire quand même. Il me manque énormément de choses, il faudrait que je liste sur un bout de papier pour ne pas oublier, la reprise des cours ne va pas aider à l'avancée
  • Phase suivante : rameuter les camarades pour faire compléter dans ce qui dépasse mon champ de compétences. Quand Christophe par exemple aura fini de jouer les John Rambo je lui ferai compléter la partie logiciels pour l'image et la photo que je n'ai pas encore commencée.
  • Phase plus ou moins ultime : tagger l'intégralité et peut être me relire

Voilà pour l'instant, j'espère ne pas faire cela totalement pour rien, je pense tout de même qu'il s'agit d'une nécessité et que déjà quelques un commencent à percevoir le problème qui se profile pour Linux et les logiciels libres. Pour évoquer à nouveau mon Antistress, j'aime énormément cette image de moi même en pirate avec un Antistress posé sur l'épaule, ses trois derniers billets sont liés au débutants, une espèce d'invitation à l'ouverture qu'on aurait oublié, cette vulgarisation qui facile le voyage en terre des tux.

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Bédés en vrac par Cyrille BORNE Mardi 12 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Notre histoire démarre avec un type qui vient assassiner son ancienne fiancée, son but c'est de faire disparaitre les traces de son ancienne vie, ce qui intrigue c'est cette photo qu'il trouve, une photo dans laquelle il apparait plus vieux, plus gros. Après avoir fait sa petite affaire, il prend sa belle voiture de course et va donner un concert, car il est une superstar, un chef d'orchestre reconnu, adulé. Alors pourquoi est ce qu'un homme qui a tout a besoin de faire disparaitre des traces d'une ancienne vie, et bien peut être parce qu'à un moment donné, un soir, sur une aire d'autoroute appelée la maison dieu sa vie et celle de huit autres personnes ont changé, des gens vulgairement ordinaires, mal dans leur peau, ils sont devenus des êtres extraordinaires avec des supers pouvoirs. Bien sûr les supers pouvoirs ça suscite la jalousie, ça suscite la peur, et c'est ainsi que les gouvernements vont s'intéresser à leur cas, la guerre est déclarée. Présentée sous la forme d'une intégrale de cinq tomes, la maison dieu est une histoire qui tient la route et par le dessin et par le scénario. Le suspense d'une part quant à la traque organisée, la découverte des protagonistes et surtout comprendre ce qui s'est passé sur cette fameuse aire d'autoroute ce soir là sont autant d'éléments qui tiennent le lecteur en haleine. Une bédé presque parfaite, seule sa conclusion est "ratée" on aurait espéré autre chose de moins conventionnel.

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Dans la période Richelieu les mousquetaires tout ça, trois hommes sont interrogés à propos d'une jeune femme, Hauteclaire, trois hommes pour trois histoire, trois tomes pour une histoire finie. Ce qui ressort de commun entre les trois récits c'est qu'il s'agit d'une femme magnifiquement belle qui fait tourner les têtes, qui manie l'épée à merveille et qui aurait hérité une d'une école d'escrime de son père, un ancien épéiste de renom. Dans le premier tome, un médecin pose les bases de l'histoire et du personnage, il raconte sa liaison avec un comte puis la disparition de la jeune femme pour la retrouver curieusement au service de l'épouse de celui-ci ... Mystère ... Que va-t-il se passer ? Dans le second tome on retrouve le même personnage mais non seulement elle est maître d'épée mais aussi maîtresse de nombreux hommes, elle est courtisane. Elle se donne donc à de nombreux hommes dont un comte qui ferait penser au précédent mais qui n'est pas exactement lui et serait la maîtresse d'un homme du nom de Didier, plus ou moins un vagabond. Une rivalité évidente va les opposer ... Mystère ... Que va-t-il se passer ? Enfin dans le troisième tome un mousquetaire du nom de Didier, Didier comme le second tome (? ), vient enquêter sur un mystérieux tueur en série. Il découvre assez rapidement Hauteclaire, et son amant un mystérieux comte qui porte presque le même nom que les albums précédents. Et si le mystérieux tueur en série avait un lien avec la si belle Hauteclaire ? Mystère ... Que va-t-il se passer ? La série Hauteclaire se qualifie de thriller historique, c'est vrai, une série bien dessinée, finie, avec un vrai dénouement en sucette à la française comme on pouvait s'y attendre avec les discordances dans les histoires des trois hommes, dommage.

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Hardland c'est un peu le pays enchanté qui aurait mal tourné. La magie a disparu, les assassinats sont monnaie courante. Nos deux héros sont un couple à la ville, policiers de leur état, une fée qui ne vole plus et un elfe un peu rachitique. Un soir au commissariat vient se présenter un curieux personnage, un sanglier qui vient confesser des meurtres qu'il n'a pas encore commis mais qui vont bien se produire. Alors que le sanglier est bien en cage, la première victime, la gorgone qui se prostitue se fait assassiner, étranglée avec un de ses propres serpents, nos deux héros mènent l'enquête pour une résolution à la fin du premier tome. Dans le deuxième opus, c'est le Hachemor qu'il faudra affronter, un minotaure indestructible qui s'occupe d'une petite fille dont il a tué les parents, pas bien difficile d'ailleurs puisqu'il tue tout le monde. Enfin pour le troisième et dernier tome, où il sera question du dernier anneau contenant de la magie dans le monde. Pas déplaisant ce Hardland, graphiquement assez inégal, avec du médiocre et du vraiment excellent, très gore, un univers assez amusant où l'on salit les codes de la fantasy, des rebondissements, des surprises, à lire.

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Notre histoire démarre après la première guerre mondiale, Lawrence un archéologue se lance à Jérusalem sur les traces des Haschichins, la fameuse secte des assassins qui inspire les bons jeux vidéos. La faute à pas de chance ils sont encore bien dans la place et ils le tuent. Seulement tout ne se passe pas comme prévu, il revient à la vie, voici le terrrrrrrrrrrrible secret des assassins, ils ont trouvé le moyen de revenir, ne suit pas la lumière !!! Les allers retours ne sont pas si nombreux qu'on le pense et chaque homme a un nombre de vies limitées, symbolisées par une porte. Les assassins vivent reclus depuis des siècles à Jérusalem, ils ont besoin de Lawrence pour emmener avec eux leur secret, pour comprendre le monde. Lawrence rentre dans une campagne qui ne nous est pas narrée mais on sait qu'il deviendra tout de même Lawrence d'Arabie, rien que ça. C'est de nombreuses années plus tard qu'on le retrouve avec Sâhir un enfant assassin qu'il a recueilli et qui est devenu un jeune homme qui tue très bien comme tout bon assassin. Ce que nos deux compères ne savent pas c'est que la vie bien tranquille qu'ils espéraient en Angleterre va être gâchée par les nazis, toujours eux décidément. Hitler en 1935 alors qu'il est en train de prendre le pouvoir en Allemagne, il va tout faire pour s'emparer du secret des Assassins et réussir, nos amis n'auront d'autre choix que de tuer autant de fois que nécessaire Hitler et tous ceux qui connaissent le secret. Complètement décomplexé, très bien dessiné, Assassin est un diptyque qui insère dans l'histoire qu'on connaît, une autre totalement abracadabrantesque mais qui ravit le lecteur tant c'est animé et bien pensé avec des surprises jusqu'à la dernière planche. Du très bon.

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Le point sur les alternatives pour se passer de Google version libérée par Cyrille BORNE Lundi 11 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Il s'agit d'un copier coller du titre du blogueur Coreight le plus bisounours d'entre tous les blogueurs. L'exercice ne consiste pas à faire une chaine de blogueurs pour montrer les logiciels que j'utilise et que moi ils sont trop mieux que ceux du copain mais juste d'apporter une alternative à l'alternative que propose Coreight. En effet si fuir Google c'est s'inscrire sur d'autres services propriétaires, il s'agit ici d'un reculer pour mieux sauter dans le même piège. La problématique n'est pas tant d'utiliser Google mais bien d'utiliser des services propriétaires sur lesquels on n'a pas la main : modification des conditions d'utilisation, fermeture de services, utilisation des données personnelles etc ...

Je suis un peu crédible sur ce coup, je n'ai plus de gmail, c'est à dire mon passe pour le paradis Google, même sur ma tablette je récupère les paquets par d'autres voies que le Google Play. Malheureusement je ne vais pas vous mentir, pour utiliser mes solutions il faudra avoir des connaissances et payer. Avant d'aller plus loin, je noterai une différence de fond entre la démarche de Coreight et la mienne, pour ma part, les services Google qui posent problèmes sont ceux qui nécessitent une inscription, je n'ai donc aucun problème à utiliser le moteur de recherche, Google Maps, ou Youtube partant du principe que si demain ils étaient réservés aux membres on pourrait alors sérieusement s'intéresser aux alternatives.

La liberté a un prix, je vous offre le loisir de prendre un abonnement chez un professionnel à 72 € l'année ou de vous payer votre propre serveur et de vous auto-héberger, le coût est différent dans chacun des cas, l'expérience aussi. Dans le cas de l'hébergeur professionnel, j'ai mis le mien, il offre le logiciel softaculous qui permet d'installer une base de logiciels libres de type php / mysql assez importante ce qui vous évitera de vous investir dans les installations. Je rappelle une fois de plus l'intérêt du dépôt de nom de domaine personnel, avec les tarifs concurrentiels, avec les fermetures de services, il est tellement plus sain de déposer une adresse mail définitive pour assurer une vraie pérennité sur le web plutôt que de devoir informer tous ses contacts qu'on a changé de mail, modifier son mail au niveau de tous les sites marchands etc ...

  • La messagerie électronique, roundcube livrée aujourd'hui en standard avec la majorité des hébergements mutualisés, une interface propre et complète avec de nombreux modules. La solution idéale pour qui veut des fonctionnalités professionnelles c'est Zimbra : gestion des fichiers, agenda partagé, gestion des documents de façon collaborative. Il est
  • Pour visionner les vidéos, je pense que c'est un peu pareil que google moteur de recherche, Dailymotion en cas de désespoir, Viméo, effectivement. Pour partager des vidéos, owncloud au même titre que d'autres types de fichiers.
  • Idem Google Maps ne demande pas d'inscription, de nombreuses alternatives existent, via michelin, mappy, openstreet map offrant une solution libre
  • Pour le stockage en ligne c'est owncloud, peut être bientôt drop center si idleman se réveille.
  • Pour le partage de documents c'est encore owncloud et aucune édition en ligne. En effet, la perversion du cloud c'est d'imaginer qu'il est nécessaire pour chaque utilisation d'un ordinateur de transposer du local vers les nuages, ça va de l'édition d'images à la suite bureautique en ligne. A mon sens les suites bureautiques en dur apportent encore davantage de fonctionnalités que les suites bureautiques en ligne, si le besoin réel d'un partage d'un document en ligne se fait sentir dans le cadre collaboratif, à nouveau Zimbra.
  • Pour le calendrier c'est encore Zimbra si on a un besoin collaboratif, c'est encore Owncloud pour un besoin individuel.
  • Pour remplacer Google Reader on prendra Leed
  • Pour remplacer Google Analytics, il est possible d'utiliser Piwik même si l'on sait tout le mal que j'en pense, awstats souvent installé par défaut chez les hébergeurs est aussi une alternative.

Vous noterez ainsi que j'ai le culot de vous proposer du difficile, du payant, du certainement moins bien que tous les produits évoqués par Coreight, je vous offre toutefois la liberté, l'indépendance, l'apprentissage, la collaboration, le social, je vous offre notre monde libre tellement plus drôle.

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Twixt par Louis-Roger Auclair Lundi 11 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Un film américain de Francis Ford Coppola (2011) résumé par Louis-Roger AUCLAIR

Avis: Ce résumé dévoile des moments-clés de l'intrigue.

Un son de cloche pour nous mettre dans une ambiance macabre, une sorte de glas qui n'augure rien de bon comme le début de la Treizième Symphonie de Dimitri Chostakovitch: Babi Yar, qui débute ainsi. On se retrouve dans une petite bourgade d'un état américain. Le narrateur décrit le village, le clocher aux sept horloges et, parmi ses habitants, le shérif et aussi Flamingo, chef d'un groupe de jeunes marginaux vivants en retrait des villageois. Un écrivain arrive à Swann Valley, on lui répond qu'il n'y a pas de librairie dans ce village et lui semble s'en réjouir, comme si c'était tout ce qu'il cherchait. Il s'informe si on connaît l'écrivain Hall Baltimore, ce nom ne dit rien à la femme du magasin. Il s'installe là pour une séance de dédicace de son dernier livre. Arrive le shérif qui le reconnaît et se réjouit de le voir parmi eux, il le compare même au grand maître de l'épouvante Stephen King. L'auteur lui dédicace un exemplaire de son ouvrage. Une conversation s'ensuit et le shérif lui parle d'un massacre survenu dans ce village et il amène l'écrivain à la morgue pour lui montrer quelque chose d'effrayant: la victime d'un soi-disant tueur en série. L'écrivain se tient à l'écart, il ne tient pas à voir le visage du cadavre ni à s'attarder dans cette morgue; au motel il découvre une plaque qui commémore le séjour d'Edgar Allan Poe dans ce village. Le temps s'écoule d'une façon différente. L'écrivain marche au clair de lune parmi les silhouettes d'arbres immobiles, il rencontre une jeune vampire à l'air sympatique. Il rentre ensuite à l'auberge, commande une bière. On lui raconte une tuerie d'enfants qui a eu lieu jadis en septembre 1955; les pauvres victimes sont enterrés sous le plancher de cette même auberge au beau milieu de la place et leurs fantômes hantent toujours les lieux, de même que celui d'Edgar Allan Poe: l'écrivain aura l'occasion de faire un bout de chemin avec son illustre prédécesseur. L'aubergiste s'empare de sa guitare pour détendre l'atmosphère, elle entonne un classique du country américain: Big Rock Candy Mountain.

L'écrivain Baltimore n'avait pas l'intention de se lancer dans une nouvelle histoire de sorcellerie, il l'a dit à sa femme dans une conversation en direct avec elle via leurs portables, mais le voilà replongé au coeur de l'action, il poursuit ses recherches en fouillant dans les archives d'une bibliothèque, il prend des notes à partir de vieilles coupures de journaux, il retourne au bureau du shérif; les deux hommes discutent ensemble et décident de collaborer tous les deux pour écrire un livre de vampires, un livre qui s'inspire des faits que connaît bien le shérif, celà leur permettra de progresser dans leur enquête. Hall Baltimore se met à l'oeuvre: il sort sa table pliante et sa chaise en bois, il pose dessus son ordinateur portable, ses stylos, sa bouteille de vingt-six onces, il se verse un whisky, mais au lieu de taper ses premières phrases il s'entretient avec son éditeur pour lui demander une avance. Hall Baltimore se met à l'oeuvre. Il vient de conclure une entente verbale avec son éditeur qui lui avance dix mille dollars en échange d'un résumé comme preuve de bonne volonté. L'écrivain récite à voix haute sa première phrase, il la tape sur son clavier, la corrige et la re-corrige sans cesse jusqu'au temps de trouver la formulation exacte de sa pensée. Il se verse un autre verre de whisky. On voit la progression du texte sur l'écran de son ordinateur, sans doute l'aspect le plus intéressant du film: voir un écrivain à l'oeuvre. Autre aspect intéressant: le fantôme d'Edgar Allan Poe qui vient discuter de son oeuvre. Poe lui parle de son long poème Le Corbeau et du thème de la mélancolie. Mais comment trouver la fin de mon histoire? lui demande Baltimore.

On ne s'étonne pas de voir l'éditeur de Hall Baltimore s'impatienter pour recevoir l'épilogue du roman avant de lui verser l'avance de dix mille dollars. Edgar Allan Poe lui raconte ce qui s'est passé: l'histoire de sa femme Virginia qui était aussi sa cousine. Mais il rêve, Baltimore. Son avance a été versée et le shérif réclame sa part en tant que collaborateur. Mais Baltimore lui répond que l'épilogue n'est toujours pas écrit.

twixt

(Lire la suite) Louis-Roger Auclair

Steam disponible non officiellement sur Debian Wheezy par Cyrille BORNE Dimanche 10 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Même pas pour lancer trollator comme la dernière fois, Korben donne un lien pour un paquet debian wheezy. Vous remarquerez mon comportement débile qui consiste à installer un paquet non officiel et y donner mes identifiants, c'est dans ce genre de circonstances qu'on se fait hacker son facebook, Windows, Android, vous prendrez soin de rayer la mention inutile, mais sous Linux tout le monde est gentil donc on peut tout oser. L'installation ne pose aucun problème pour qui sait faire un dpkg -i *.deb, Steam a l'air de fonctionner normalement, comme vous pouvez le voir sur cette magnifique capture d'écran où l'on voit l'étendue de ma collection de jeux alors que j'ai largement passé la centaine de jeux sur Steam. Plaisanterie mise à part, Steam sous Debian ce sera surtout l'occasion d'acheter mes jeux, de faire un peu de bricolage plus que de jouer, on notera que Steam sous Linux c'est aujourd'hui 2% des joueurs, un chiffre qui veut tout dire et rien dire.

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En terme de download c'est correct puisque j'exploite sous Linux le maximum de ma bande passante, je monte à plus de 2 Mo/s dans le téléchargement. J'ai tenté le jeu Psychonauts (du 2006 tout de même) pour obtenir une magnifique fenêtre minuscule de quelques centaines de pixels de large et de long, j'ai cru que j'allais d'ailleurs resté bloqué dedans et faire un CTRL ALT BACKSPACE ou F2 pour m'en sortir, et puis finalement j'ai réussi à récupérer la main. Il faudrait donc que je teste d'autres jeux, comme vous pouvez le voir j'ai l'embarras du choix, mais à quoi bon ?

On retiendra donc pour notre culture que désormais Steam "fonctionne" sous Debian Wheezy.

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Explosion du trollomètre en terre Linux ou l'art de faire croire au monde qu'éternuer dans un verre d'eau c'est une tempête par Cyrille BORNE Samedi 9 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Mais que se passe-til ???

Les deux nouvelles qu'il ne fallait pas rater cette semaine :

Les deux actualités ne sont pas nécessairement simples à comprendre quand on est un non initié, moulineuse de la simplification bornienne c'est à toi.

Miguel de Icaza et le gestionnaire de fenêtre en carton

L'une des particularités de l'univers Linux c'est la multitude des distributions, Ubuntu, Debian, Mageia, Mandriva la distribution des morts ou Arch Linux celle des prétentieux sont autant de noms que de distributions éponymes que vous pouvez trouver par exemple sur ce blog. C'est une situation assez particulière car c'est certainement l'un des principaux freins pour imaginer un jour le déploiement sérieux de Linux, comment proposer une offre cohérente quand il existe 200 distributions ? On a pensé pendant pas mal de temps, moi le premier, que si une distribution balayait les autres on aurait alors la possibilité d'opposer à ces grosses multinationales qui ne proposent qu'un seul système un véritable combattant et pas des centaines de fourmis. Comme précisé plus haut c'est réellement une situation particulière, car si la multiplication des Linux pose des problèmes quant à l'offre Linux, c'est elle qui garantit une véritable protection contre les dérives d'une distribution, et par conséquent assurer la pérennité de l'ensemble. A une époque la distribution leader c'était Mandrake, ancienne Mandriva, nouvelle au père Lachaise, imaginez si ça avait été la seule. Actuellement c'est Ubuntu qui mène la danse, la distribution fait tout sauf l'unanimité et suscite quand même quelques interrogations légitimes, je pense qu'on peut être content que d'autres distributions existent.

Miguel de Icaza a été le leader de l'environnement Gnome. Car et c'est toujours la même problématique chez Linux, il n'y a pas qu'un seul environnement de bureau mais plusieurs, KDE, Unity, Xfce, Lxde et bien d'autres. La critique principale qui avait été faite par ce même Miguel de Icaza c'était que la multiplication des Linux posait des problèmes de compatibilité, on pourrait croire que coder pour Linux c'est coder pour Ubuntu, debian, Mageia et les autres mais c'est faux, il suffit de voir la polémique Steam pour comprendre qu'à chaque distribution c'est un travail supplémentaire pour le développeur qui est nécessaire. Pourquoi Miguel de Icaza n'a pas totalement raison ?

  • Comme précisé la situation des environnements de bureau est la même que pour les distributions Linux, il est donc délicat de jeter la pierre quand la démarche est la même. Pour preuve la nouvelle interface de Gnome a tellement déplu qu'on a vu une levée de bouclier communautaire au point de voir l'apparition de nouveaux environnements rappelant l'ancienne mouture de Gnome.
  • Miguel de Icaza a écrit : L'ordinateur rentre et sort de veille sans problème, le WiFi fonctionne correctement, l'audio ne cesse pas de marcher, j'ai passé trois semaines sans recompiler le kernel pour tel ou tel ajustement et sans me battre avec des pilotes vidéo. Je n'ai jamais compilé mon noyau, les problèmes rencontrés avec le Wifi ou la vidéo que j'ai rencontrés auraient pu être contournés en choisissant mieux mon matériel. Il s'agit ici d'une vraie preuve de mauvaise foi, à la frontière du mensonge, dénigrement qui à mon sens marque l'aigreur d'un individu qui claque la porte d'une communauté dans le désamour.
  • Vanter les mérites techniques de Mac OS sans parler de la philosophie d'Apple c'est à s'interroger pourquoi cet homme a passé tant de temps dans le logiciel libre.

La migration de Icaza a été reprise sur de nombreux sites d'actualité informatique car elle pourrait faire croire à un symbole, comme si on apprenait que Bill Gates est sur Mac. Il faut ramener cette annonce à ce qu'elle est, un type aigri qui a claqué la porte, pas plus.

Ubuntu prend un peu plus le large de Linux

Vulgairement on peut dire que Xorg, c'est le machin qui sert à avoir l'image sous Linux. On lit souvent que Xorg est vieux, dépassé et il y a quelques années Canonical qui développe Ubuntu avait annoncé l'utilisation logique de Wayland un serveur d'affichage plus récent et plus performant. Nouveau rebondissement, Canonical laisse tomber Wayland pour développer Mir comme Mir Laine et / ou Mir couleur, ou la station Mir qui ne s'est pas écrasée contrairement aux prédictions de Paco Rabanne. On pourrait se contenter de critiquer l'aspect girouette de Canonical mais ça va plus loin, pour justifier le passage à Mir, Canonical écorche Wayland et pointe du doigt ses défauts ce qui a bien évidemment pour but de faire bouillonner la communauté, de créer des tensions, des larmes, enfin la routine.

A mon sens la véritable lecture de cette annonce : Ubuntu va prendre un virage non libre pour certains composants, et Ubuntu ne sera certainement plus un Linux d'ici peu. C'est pas bien grave, il y a des centaines de distributions disponibles et des tas de gestionnaires de fenêtres.

Moralité

La communauté Linux a toujours l'incroyable talent de faire parler d'elle sur du non évènement, toujours avec un lien profond avec la dissension et le mécontentement, à quand une véritable information positive en provenance de l'univers Linux ?

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Le troll du monde sur les blogs, et pourtant par Cyrille BORNE Vendredi 8 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Dans son article qui blogua ne bloguera plus, le Monde annonce encore la mort des blogs, très rapide analyse, d'autres l'ont déjà faite avant moi, mais ça me fait rire un peu tout de même. Si la thématique n'était pas si complexe, c'est le genre d'exemple qui pourrait illustrer un cours de communication de 1ère. Qui est l'auteur ? Le monde, un journal qui cherche sa place sur l'internet et son modèle économique. Pourquoi n'arrive-t-il pas à gagner son pain ? Parce que d'horribles blogueurs distillent leur savoir de façon gratuite et / ou libre. On tente alors le bad buzz pour essayer d'expliquer que les blogs sont morts, il faut donc se ranger du côté du journalisme, la vraie actualité. Par le fait, l'article ne peut être que de parti pris et on peut difficilement lui apporter un crédit, toutefois tout est-il faux, à jeter, sur le simple principe que la personne concernée est tout sauf neutre ?

J'aime beaucoup le comptage du nombre de lectures de Thierry Crouzet comme thermomètre de l'audience de la fréquentation des blogs en France. Troller d'une façon aussi peu subtile, c'est bornien, on sort du cadre du journalisme, ce qui montre la limite de l'article du monde, on n'est pas dans le concret, dans le chiffré, on est dans le ressenti, est-ce donc cela le journalisme ? Ça va encore plus loin puisque Thierry Crouzet c'est l'homme qui a débranché, même si je trouve qu'il écrit beaucoup pour quelqu'un qui a déconnecté, cela signifie qu'on ne peut plus le considérer comme l'étalon de la mesure du blog, il serait nécessaire de suivre les audiences des Korben, des Presse Citron et de quelques autres qui semble-t-il sont toujours restés au top. Il s'agit donc d'un très mauvais article mais je pense qu'effectivement nous assistons au déclin. Pas le déclin de la blogosphère en particulier mais de l'internet en général.

Si l'on considère l'internet dans son ensemble, il y a à mon sens quatre courants :

  • le phénomène des centres commerciaux Nîmois. A Nîmes la multiplication des centres commerciaux en dehors de la ville (les réseaux sociaux) ont progressivement tué les magasins du centre ville (internet), comme à Nîmes on n'a pas tout compris on va faire de nouveaux magasins qui finiront d'appauvrir tout le monde. On ne peut indéfiniment augmenter le nombre de magasins si le nombre d'acheteurs n'augmente pas, c'est la loi de l'offre et de la demande, sur le net c'est pareil, trop de services pour une masse d'utilisateurs qui stagnent et qui doivent faire des choix.
  • la lassitude. Facebook ne sait pas comment se renouveler, une majorité de services sera six pieds sous terre quand d'autres seront encore en place. Linkedin qui essaie de remplacer le CV dans le monde du travail sera certainement encore vivant quand Facebook qui se contente de séduire la jeunesse ne vise pas sur le long terme, le jeune se lasse de tout et vite. Créer des plateformes dans le seul but de réunir les mêmes jeunes qui faisaient les mêmes choses sur la plateforme précédente c'est quand même lassant.
  • la baisse de niveau. Je pense sincèrement que l'intelligence collective décline, écrire c'est trop difficile, même twitter c'est trop difficile, l'orientation des prochaines années sera radicalement photo et vidéo, je ne vous calerai pas un Harlem Shake ou les photos de Rihanna dans Pinterest mais tout de même c'est ce qui illustre mon propos.
  • le désengagement propre au blogueurs. L'acte d'écrire c'est une volonté de partage, c'est une forme d'engagement que de s'inscrire dans la durée. Beaucoup ont essayé, beaucoup ont arrêté, pour toutes les bonnes raisons qu'on peut lire sur les pages des blogs qui arrêtent, pour ma part la seule raison valable c'est de ne plus rien avoir à dire. On a souvent l'impression que beaucoup se sont lancés dans l'activité comme on prend une résolution du nouvel an qu'on ne va pas tenir.

J'ai écrit ceci dans le "shaarli" : Le planet libre compte actuellement 336 blogueurs, seuls 79 d'entre eux ont écrit depuis le début 2013. J'ai compté à l'arrache 129 blogueurs qui n'ont pas écrit en 2012 et dont les derniers écrits s'arrêtent à la fin de l'année 2011. Je ne vous compte même pas les blogueurs qui ont fermé leur espace, ce serait déprimant. Il manque à ces chiffres le nombre de blogueurs inscrits chaque année depuis la création du planet. On peut se dire tout de même qu'avec un Linux dont on parle de plus en plus, ce logiciel libre si utile en temps de crise, on devrait avoir des vocations. Parallèlement à cela on constate une explosion du nombre de blogueurs sur la thématique android et les tablettes. Si l'on regarde de nombreux blogs d'utilisateurs de logiciels libres qui n'écrivent plus sur le planet-libre, on se rend compte que la thématique a changé, beaucoup sont passés à la photographie par exemple et montre leur cliché.

Le point commun à tous ces blogueurs qui ont changé leur fusil d'épaule c'est qu'ils ne sont plus dans le partage de savoir, ils sont dans la diffusion passive de jolies photos. C'est certainement là le vrai problème de l'internet actuel, il devient de moins en moins un lieu d'échange pour se transformer en support de démonstration de nombril.

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Le forum de Cyrille BORNE est mort, vive le forum de Terre des Tux ! par Cyrille BORNE Jeudi 7 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

Le forum n'a jamais réellement fonctionné, j'ai pourtant essayé pas mal de choses, un lien bien visible en première page, basculer le shaarli dans le forum pour inviter les gens à me répondre quand je lançais des liens en trollant comme un malade, non je crois que c'est une évidence, les forums sont morts. J'invitais la dernière fois les gens de Linux Pour Les Nuls à nous rejoindre, avec comme réflexion l'idée de se regrouper plutôt que de laisser dépérir un forum, mais à y réfléchir, ma situation est-elle plus enviable que la leur ? Peu de nouveaux messages, on a tendance à résoudre les problèmes entre nous, pas de noob, nous faisons, nous équipe de Cyrille BORNE et associés les questions et les réponses, ce que nous pouvons continuer à faire dans notre partie privée. Dernièrement encore j'invitais Noiraude la vache libre à ne pas ouvrir son forum et utiliser celui de Terre des Tux, il a suivi mon conseil, j'ai quand même la classe tout de même, je donne des supers conseils que je ne suis pas moi-même.

Toujours désireux de montrer le bon exemple, j'ai rectifié le tir, mes bons conseils ne s'appliquent pas qu'aux autres, le Forum de Cyrille BORNE et Associés bascule donc chez Terre Des Tux, je conserve ici la structure du forum pour "les si jolis liens de Cyrille BORNE", ne vous désabonnez pas du RSS. Je prends dans mes valises pour l'animation Cep et Michel aka Figaro, nous interviendrons sur le forum en tant que modérateurs. Si l'on regarde d'un œil extérieur, c'est une situation que je qualifierai de façon très positive :

  • un exemple de réunification de plusieurs acteurs / blogueurs sur le même terrain qui mutualisent leur forum.
  • des pointures de la blogosphère Linuxienne puisqu'on trouve Devil505, la vache libre et son équipe, Frédéric Bezies et sa seigneurie.

Je vous invite à nous rejoindre désormais sur le forum Terre Des Tux.

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owncloud mon megaupload à moi, épisode 3, le retour par Cyrille BORNE Mercredi 6 Mars 2013 :: Le blog de Cyrille BORNE :: RSS

J'avais évoqué la mise à jour de mon serveur debian sans casse, ce n'est plus tout à fait vrai en fait. J'ai constaté deux anomalies, la configuration de logwatch a été écrasée, ce n'est que deux lignes à remettre, plus embêtant une une page blanche pour Hyla. Je dois vous dire que je n'ai pas cherché l'erreur, à partir du moment où c'était la seule application de type php / mysql à ne pas fonctionner, je pense à un problème de version php, Hyla sent quand même un peu la poussière, il serait possible que la version supérieure ne soit pas supportée. Comme pour l'instant dropcenter n'avance pas mais c'est dans les projets d'idleman qui pour l'instant va coder la possibilité d'ajouter des plugins à Leed, il fallait bien revenir à Owncloud.

J'ai dit beaucoup de mal sur Owncloud et au moment où je l'ai quitté c'était la foire aux bugs, c'était il y a quasiment un an, depuis de l'eau a coulé sous les ponts comme on dit. Ce qui saute aux yeux à l'installation c'est qu'il n'y a rien de neuf en apparence et je dirai que c'est assez rassurant. La principale critique, c'était certainement d'avoir des développements alors que le logiciel était particulièrement instable. On retrouve donc les fonctionnalités de partage qui fonctionnent désormais correctement, on rencontrait non seulement des problèmes dans les droits pour les partageurs mais de gros soucis dans la mise à jour des index. Aucun bricolage n'est nécessaire pour la partie musique, l'index est parfaitement mis à jour, la lecture se fait sans devoir bricoler flash il en est de même pour la partie photo où les miniatures ne s'affichaient pas, on a droit désormais à un diaporama assez bien foutu.

201303owncloud.png

J'ai vu que Maniatux avait eu de sérieux problèmes avec d'une part une explosion des volumes utilisés (à surveiller), un problème avec les contacts que je n'utilise pas, je vous ferai part des miens si ça devait se produire. J'aurai tendance à penser que l'utilisation de mysql à la place de sqlite sur un nombre de fichiers assez important doit certainement contribuer à un meilleur fonctionnement. S'il s'avérait que le logiciel soit bien stable, je le déploierai en milieu scolaire pour l'an prochain.

Je n'ai pas regardé le fonctionnement des plugins mais on commence à voir apparaitre des choses assez intéressantes avec désormais un véritable market d'applications.

(Lire la suite) Cyrille BORNE

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